Le producteur est-flandrien de préformes et bouteilles en PET se situe juste au-dessous des leaders absolus de son secteur (part de marché d'environ 8% en Europe). En acquérant l'entreprise suisse Signode Industrial Group à l'automne 2017, le groupe s'est doté d'un nouveau pôle de croissance. Le PET est un plastique aisé à recycler qui est collecté de manière exemplaire dans plusieurs pays européens. Mais les nombreux progrès restant à accomplir en Europe du Sud, en Europe centrale et en Europe de l'Est justifiaient le lourd investissement de quelque 25 millions d'euros dans une nouvelle usine de recyc...

Le producteur est-flandrien de préformes et bouteilles en PET se situe juste au-dessous des leaders absolus de son secteur (part de marché d'environ 8% en Europe). En acquérant l'entreprise suisse Signode Industrial Group à l'automne 2017, le groupe s'est doté d'un nouveau pôle de croissance. Le PET est un plastique aisé à recycler qui est collecté de manière exemplaire dans plusieurs pays européens. Mais les nombreux progrès restant à accomplir en Europe du Sud, en Europe centrale et en Europe de l'Est justifiaient le lourd investissement de quelque 25 millions d'euros dans une nouvelle usine de recyclage sur le site de production du groupe à Bilten, en Suisse. Le plus moderne au monde, se targue la direction de Resilux. Resilux a encore investi près de 27 millions d'euros en 2019. Et il faut y ajouter les quelque 35 millions de 2018. Des montants colossaux, pour une entreprise comme Resilux. Outre l'usine à Bilten, il y a également eu la construction d'une usine de préformes en PET en Roumanie. Les deux projets ont subi les habituels problèmes de démarrage pour un impact négatif cumulé de 1,5 million d'euros sur les cash-flows opérationnels (Ebitda) au premier semestre. La valeur ajoutée a augmenté de 2,7%, à 90,66 millions d'euros, l'an dernier (chiffre d'affaires: +4%). La baisse de plus de 4% de l'Ebitda au premier semestre a été presque entièrement effacée au semestre suivant. Finalement, l'année s'est soldée par une baisse de 0,5%, à 43,6 millions d'euros, par rapport au montant record de 43,8 millions d'euros de2018. Ce sont surtout les Etats-Unis (perte de quelques gros clients) qui ont déçu. En raison de réductions de valeur supplémentaires, le recul du bénéfice opérationnel (Ebit) a atteint 2,1 millions d'euros (soit -7,7%), à 25,1 millions d'euros. Le résultat net s'est contracté de 11,1%, à 16,4 millions d'euros, à la suite d'une hausse de la facture fiscale. La dette financière nette, qui avait bondi à 76,2 millions d'euros au premier semestre, a été réduite à 48,9 millions d'euros (1,1 fois l'Ebitda) à la fin de l'an dernier. Elle devrait encore baisser à 30-35 millions d'euros cette année, entre autres parce que les investissements ne devraient pas dépasser 17,5 millions d'euros. Le dividende reste à 3 euros brut par action (après une augmentation de 2 à 3 euros brut à l'exercice écoulé). Pour 2020, la direction prévoit un Ebitda en hausse par rapport à l'année précédente dans des circonstances "normales", c'est-à-dire avec un effet limité ou nul du coronavirus, comme c'est le cas actuellement. Avec un rapport valeur de l'entreprise (EV)/Ebitda attendu en 2020 de 6,5, la valorisation est attrayante. Selon nous, la juste valeur atteint (au moins) 170 euros. L'action reste donc en portefeuille modèle. Conseil: acheterRisque: faibleRating: 1ACours: 121,50 eurosTicker: RES BBCode ISIN: BE0003707214Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 246 millions EURC/B 2019: 16C/B attendu 2020: 15Perf. cours sur 12 mois: -20%Perf. cours depuis le 01/01: -18%Rendement du dividende: 2,3%