Le Groupe Balta a, ces derniers mois, beaucoup moins intéressé par ses résultats que par l'accord aux termes duquel il s'est engagé, le 28 novembre, à céder son activité tapis tissés (Rugs) et deux entités britanniques (Residential et Non-Woven) à son concurrent britannique Victoria, pour un prix fixé à 225 millions d'euros (Victoria prend en charge une partie des dettes mais paie également en espèces). La transaction ayant été finalisée le 4 avril, les activités s'articulent, depuis le deuxième trimestre, autour des pôles polyamide résidentiel (Residential PA) et commercial. C'est donc sur eux que nous nous concentrerons pour l'analyse des chiffres du premier trimestre.
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Le Groupe Balta a, ces derniers mois, beaucoup moins intéressé par ses résultats que par l'accord aux termes duquel il s'est engagé, le 28 novembre, à céder son activité tapis tissés (Rugs) et deux entités britanniques (Residential et Non-Woven) à son concurrent britannique Victoria, pour un prix fixé à 225 millions d'euros (Victoria prend en charge une partie des dettes mais paie également en espèces). La transaction ayant été finalisée le 4 avril, les activités s'articulent, depuis le deuxième trimestre, autour des pôles polyamide résidentiel (Residential PA) et commercial. C'est donc sur eux que nous nous concentrerons pour l'analyse des chiffres du premier trimestre.Cela fait plusieurs années que le groupe acte un recul significatif de sa valorisation, du fait, en partie, de son endettement élevé. Fin mars, sa trésorerie nette s'élevait à 65 millions d'euros environ (projection); sa dette financière nette était de 157 millions d'euros (projection), contre 330,7 millions encore à la fin de 2021. Soit un ratio d'endettement (dette financière nette/cash-flow opérationnel) projeté de 3,8, sur la base d'une activité beaucoup plus stable, assortie d'une meilleure prévisibilité des résultats - que l'inflation des coûts a néanmoins mis sous pression au premier trimestre. Entre janvier et mars, le chiffre d'affaires des activités conservées a atteint 75 millions d'euros, contre 65,2 millions un an plus tôt. La croissance organique s'est établie à 11,4%, soit 2-3% de mieux que le consensus. Sur les 75 millions d'euros de chiffre d'affaires, 52,9 millions sont à mettre au crédit de la division commerciale, dont les principales marques sont modulyss et Bentley (70,5% du total; 45,7 millions au premier trimestre de 2021). Residential PA a, elle, vendu pour 22,1 millions d'euros (19,5 millions au cours de la même période en 2021).La rentabilité n'a hélas pas suivi. Le cash-flow opérationnel (Ebitda) ajusté est passé de 9,1 à 6 millions d'euros, alors que les analystes misaient sur une hausse. Le pôle commercial a légèrement progressé (de 6,4 à 7 millions d'euros). Avec un Ebitda qui a chuté de +2,6 millions à -1 million d'euros, c'est la division Residential PA qui a été la plus touchée. A l'évidence, de sérieuses augmentations de prix s'imposent, surtout dans ce département, si l'on ne veut pas que l'inflation galopante engloutisse les marges. La marge d'Ebitda (Ebitda/chiffre d'affaires) consolidée est passée de 13,9% au premier trimestre de 2021 à 8% cette fois. C'est décevant. Pour l'instant, donc, les chiffres ne prouvent pas que la partie conservée soit la plus rentable. Ils démontrent en revanche la nécessité de trouver un successeur au plan NEXT: ce sera BEYOND, consacré à la transformation et aux profits. On sait déjà que BEYOND mettra l'accent sur la soutenabilité, grâce à des produits et à des processus de production innovants, sur l'accroissement de l'efficacité et sur l'agilité, avec le recours au numérique (dont, pour commencer, au commerce électronique). Les trimestriels sont décevants, et rien ne prouve que la cure d'amaigrissement sera gage de davantage de rentabilité et de stabilité. Nous ne voyons par conséquent pas non plus de perspectives d'amélioration de la valorisation et de hausse de l'intérêt d'investir. La valorisation est actuellement très faible (environ 5 fois le ratio valeur de l'entreprise/Ebitda escompté pour cette année) mais rien, dans les chiffres, ne laisse présager d'amélioration (rapide). D'où l'abaissement de notre recommandation. Conseil: conserver/attendreRisque: élevéRating: 2CCours: 2,78 eurosTicker: BALTA BBCode ISIN: BE0974314461Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 99,4 millions EURC/B 2021: 10C/B attendu 2022: 12Perf. cours sur 12 mois: +8%Perf. cours depuis le 01/01: -6%Rendement du dividende: -