La publication des chiffres a provoqué la hausse la plus marquée (plus de 9%) de l'action d'une séance à l'autre depuis de nombreuses années; tous les gains ayant ensuite été perdus, le titre n'a toutefois pas pulvérisé son record historique.
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La publication des chiffres a provoqué la hausse la plus marquée (plus de 9%) de l'action d'une séance à l'autre depuis de nombreuses années; tous les gains ayant ensuite été perdus, le titre n'a toutefois pas pulvérisé son record historique. Kinepolis s'est offert l'an passé MJR Digital Cinemas, dans l'Etat du Michigan (10 complexes et 164 écrans, dont 7 et 114 respectivement lui appartiennent en propre). MJR a accueilli depuis le 11 octobre, date de la conclusion définitive de la reprise, 1,37 million de visiteurs, ce qui représente 3,4% de la fréquentation totale de Kinepolis en 2019. La contribution de MJR au chiffre d'affaires (CA) est de 15,7 millions d'euros et sa part dans le cash-flow opérationnel (Ebitda) ajusté, de 4,2 millions d'euros (compte non tenu de l'incidence de la norme IFRS 16, relative aux contrats de location). Kinepolis ayant acquis, fin 2017, Landmark Cinemas, 2e groupe cinématographique du Canada (44 complexes et 317 écrans), MJR sera, jusqu'à nouvel ordre, dirigé au jour le jour depuis ce pays. L'excellente programmation contribue à expliquer les résultats de l'exercice. Le nombre de billets vendus a grimpé de 13,3%, à 40,34 millions. Le Roi lion, Avengers: Endgame, La Reine des neiges 2, Joker et Star Wars, épisode IX ont attiré 9,22 millions de spectateurs, soit près de 23% du total. Kinepolis n'a pas souffert, comme en 2018, de la concurrence féroce, tant en Belgique qu'en France, de la Coupe du monde de football. Il a acquis les cinémas El Punt en Espagne, Servon en France et Arcaplex Spijkenisse aux Pays-Bas, et procédé à deux ouvertures au Canada. La croissance est d'autant plus remarquable que le 1er trimestre s'était avéré plutôt décevant (-6%). Pour le reste, Kinepolis garde le cap. Son CA a augmenté davantage que la fréquentation (+15,9%, à 551,5 millions d'euros). Si l'on exclut l'Espagne et la récente reprise d'El Punt, les dépenses par visiteur ont continué de s'accélérer: le revenu par tête s'est accru de 3,2% et la moyenne des ventes (friandises), de 5,4%. Au Canada aussi, l'activité des boutiques en self-service se reflète dans les chiffres. Kinepolis louant 58 de ses 111 complexes, la norme IFRS 16 a des répercussions considérables sur ses résultats. Si elle propulse l'Ebitda à la hausse, elle alourdit l'endettement financier net. L'Ebitda ajusté, abstraction faite de l'incidence de la norme, a bondi de 23,4%, de 119 à 146,8 millions d'euros. C'est plus que la fréquentation et le CA, puisque l'Ebitda par visiteur est passé de 3,34 à 3,64 euros. Compte tenu de la norme, l'Ebitda ajusté a augmenté de 119 millions à 174,1 millions d'euros. Le bénéfice a grimpé de 1,76 à 2,18 euros par action (+23,9%) et la direction porte le dividende brut de 0,92 à 1 euro par action (+8%). L'Autorité belge de la Concurrence a autorisé le groupe à ouvrir de nouveaux complexes dans le pays dès le 12 août 2021. Si l'on exclut les effets de la norme IFRS 16, le rapport endettement financier net/Ebitda ajusté est passé de 2,33 fin 2018 à 2,57 un an plus tard. Kinepolis a résolument sa place au sein du portefeuille modèle. En reprenant Landmark et MJR Digital, il prouve son ambition de briller à l'extérieur de l'Europe également. N'oublions toutefois pas que les conditions, en 2020, ne seront plus les mêmes (concurrence de la Coupe d'Europe de football, programmation moins intéressante, etc.). Nous visons toujours un cours de 67 euros. Conseil: acheterRisque: faibleRating: 1A Cours: 56 eurosTicker: KIN BBCode ISIN: BE0974274061Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 1,53 milliard EURC/B 2019: 27,5C/B attendu 2020: 23Perf. cours sur 12 mois: +12%Perf. cours depuis le 01/01: -5%Rendement du dividende: 1,8%