Le géant américain avait achevé l'exercice 2019 sur un parcours exemplaire: les boissons sans sucre lui avaient permis de renouer avec la croissance et son chiffre d'affaires (CA) était reparti à la hausse. Il n'en ira évidemment pas de même en 2020. Les dégâts ont été très limités au premier trimestre, mais pas au deuxième. Les volumes ont chuté de 25% dès les premières semaines d'avril; le confinement a littéralement étouffé les ventes dans les bars et les restaurants, une perte que l'accroissement de la consommation au sein des foyers n'a que partiellement compensée. Le marché s'en est inquiété. Par la suite, la situation s'est améliorée, surtout en juin, où le reflux a été limité à 10%. La baisse, sur l'ensemble du trimestre, s'établit à 16%.
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Le géant américain avait achevé l'exercice 2019 sur un parcours exemplaire: les boissons sans sucre lui avaient permis de renouer avec la croissance et son chiffre d'affaires (CA) était reparti à la hausse. Il n'en ira évidemment pas de même en 2020. Les dégâts ont été très limités au premier trimestre, mais pas au deuxième. Les volumes ont chuté de 25% dès les premières semaines d'avril; le confinement a littéralement étouffé les ventes dans les bars et les restaurants, une perte que l'accroissement de la consommation au sein des foyers n'a que partiellement compensée. Le marché s'en est inquiété. Par la suite, la situation s'est améliorée, surtout en juin, où le reflux a été limité à 10%. La baisse, sur l'ensemble du trimestre, s'établit à 16%.Si le groupe possède toujours quatre des sept boissons gazeuses les plus populaires au monde (Coca-Cola, Sprite, Fanta, Diet Coke), la croissance de son bénéfice par action n'a pas toujours été au rendez-vous ces dernières années (2,04 dollars en 2014, 2 dollars en 2015, 1,91 en 2016 et en 2017, 2,08 en 2018 et 2,11 l'an passé). Il est bien sûr très possible que le bénéfice retombe sous les 2 dollars par action cette année (consensus: 1,84 dollar), même si l'entreprise a réussi à limiter les dégâts entre avril et juin (0,42 dollar, alors que le consensus misait sur 0,401 dollar - en baisse, néanmoins, de 33% par rapport au chiffre record de 0,61 dollar enregistré au 2e trimestre de 2019). Le groupe doit tout à la stabilité de sa rentabilité, puisque les ventes ont plongé de 28%, à 7,18 milliards de dollars (consensus: 7,24 milliards), soit le recul le plus marqué en 30 ans. Lors de l'annonce des résultats de 2019, le CEO James Quincey avait évoqué une croissance organique de 5% en 2020 (consensus: 5,2%); ces prévisions sont bien sûr réduites à néant. L'homme entrevoit néanmoins une amélioration au 2e semestre et la diminution des ventes, début juillet, n'a plus dépassé 5% à l'échelon mondial. Aucune prévision annuelle ajustée formelle n'a toutefois été publiée. Pour James Quincey, l'offre de boissons encore plus saines est payante et permettra au groupe de récupérer des parts de marché. L'accent est mis sur la réduction du sucre (croissance à deux chiffres, pour le 9e trimestre consécutif, du CA du Coca-Cola Zéro) et le développement de boissons contenant peu ou pas de sucre (eaux, eaux aromatisées, jus de fruits et de légumes, boissons végétales et bio, boissons pour sportifs, boissons énergétiques et cafés et thés, glacés ou non). Ces produits représentent plus de 25% du CA consolidé, contre 15% seulement plusieurs années durant. L'acquisition, coûteuse, du producteur de café britannique Costa a permis d'ajouter du café "prêt à boire" à la gamme - Coca-Cola Plus Coffee est proposé sur plus de 20 marchés déjà, pour des premiers résultats prometteurs. FuzeTea (jus de fruits + thé glacé) nous semble être un exemple d'innovation réussie. Les analystes misent pour le 3e trimestre sur un bénéfice de 0,471 dollar par action, un chiffre qui n'est pas nécessairement définitif. La direction assure qu'un autre dividende trimestriel de 0,25 dollar sera versé en août. Malgré la chute du CA, la plus violente en 30 ans, le cours est remonté à l'annonce des résultats, des prévisions pour le troisième trimestre, et d'un bénéfice par action plus élevé que prévu au deuxième. Bien qu'en retrait, pour l'instant, par rapport au S&P 500, l'action, à plus de 20 fois le rapport valeur de l'entreprise/cash-flow opérationnel, reste chère. Conseil: conserver/attendreRisque: faibleRating: 2ACours: 47,20 dollarsTicker: KO USCode ISIN: US1912161007Marché: NYSECapit. boursière: 202,7 milliards USDC/B 2019: 22C/B attendu 2020: 26Perf. cours sur 12 mois: -6%Perf. cours depuis le 01/01: -14%Rendement du dividende: 3,5%