Durant le premier semestre, Recticel avait encore dû composer avec un certain vent contraire sous la forme d'un problème d'approvisionnement de matières premières en raison d'une pénurie d'isocyanate (MDI) sur le marché. Un handicap qui a pesé sur les marges de la division Isolation. Cette pénurie de MDI a eu des répercussions importantes sur le prix des matières premières et l'entreprise a eu besoin d'un peu de temps pour répercuter cette forte hausse dans ses prix. Qui plus est, les clients ont dû patienter pour recevoir leur matériel d'isolation (plaques d'isolation en mousse rigide).
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Durant le premier semestre, Recticel avait encore dû composer avec un certain vent contraire sous la forme d'un problème d'approvisionnement de matières premières en raison d'une pénurie d'isocyanate (MDI) sur le marché. Un handicap qui a pesé sur les marges de la division Isolation. Cette pénurie de MDI a eu des répercussions importantes sur le prix des matières premières et l'entreprise a eu besoin d'un peu de temps pour répercuter cette forte hausse dans ses prix. Qui plus est, les clients ont dû patienter pour recevoir leur matériel d'isolation (plaques d'isolation en mousse rigide). Mais malgré quelques grains de sable çà et là dans la mécanique, nous observons une belle croissance du chiffre d'affaires (CA) au niveau du groupe, de 8,4% (de 1,35 à 1,46 milliard d'euros), ce qui constitue une amélioration par rapport aux 5,9% enregistrés lors du premier semestre. Cette montée en puissance du CA s'explique principalement par une hausse des prix de vente moyens des isolants et de la mousse souple, par une forte croissance des volumes dans le secteur automobile et par le lancement de nouveaux programmes dans le segment des intérieurs de voiture. La grande différence par rapport aux six premiers mois de l'année réside dans le fait que la division Isolation a pu sensiblement mieux exploiter son potentiel de croissance lors des troisième et quatrième trimestres. Le CA s'est en effet apprécié à concurrence de 23,4% au second semestre, contre seulement 9,5% au cours du premier semestre. En base annuelle, la croissance du CA s'élève dès lors à 16,3% (de 234,1 à 272,3 millions d'euros). Avec un CA en hausse de 24,6%, le segment Automobile est resté au deuxième semestre celui de l'entreprise ayant enregistré la plus forte progression du CA, et ce grâce à l'explosion du CA relatif au sous-segment Interiors (habillage des tableaux de bord et panneaux de portières) et au fait que l'usine de Most en Tchéquie est redevenue pleinement opérationnelle après l'incendie qui l'avait frappée lors du deuxième trimestre. Si l'on considère 2017 dans sa globalité, on observe une augmentation du CA de 21,3% (de 288,9 à 350,4 millions d'euros). Dans la division Mousses souples, la plus grande division de Recticel, la hausse du CA est beaucoup plus modeste. Ce dernier n'a progressé que de 3,1%, pour passer de 607,2 à 626,1 millions d'euros. C'est toutefois mieux que les maigres 2,3% d'augmentation du CA enregistrés sur les six premiers mois. La division Confort du sommeil continue, elle, de dénoter: le CA a régressé de 7,1% l'an dernier (de 292,9 à 272,1 millions d'euros), ce qui fait d'elle la division qui, en 2017, a le moins contribué au CA du groupe. Le cash-flow d'exploitation récurrent (Rebitda) combiné a progressé de 8%, se hissant de 97,7 à 105,5 millions d'euros, ce qui implique que la marge de Rebitda est restée stable à 7,2% (7,5% au deuxième trimestre). Le bénéfice d'exploitation récurrent (Rebit) a quant à lui progressé de 14,2% (de 58,2 à 66,5 millions d'euros). Grâce à une nette amélioration du résultat financier, le bénéfice net a toutefois bondi de 46,4% (de 16,3 à 23,9 millions d'euros). La direction du groupe espère voir cette année le CA et le Rebitda continuer d'augmenter sous l'effet conjugué de volumes évoluant toujours à la hausse, d'une amélioration de la gamme de produits et de gains de productivité. Enfin, le dividende sera relevé de 0,18 à 0,22 EUR par action. Recticel a pu profiter du vaste mouvement de redressement économique en Europe bien davantage lors du deuxième que lors du premier semestre. Valorisée à 12,5 fois le bénéfice attendu en 2018 et à moins de 6,5 fois le rapport attendu entre la valeur de l'entreprise (VE) et le cash-flow d'exploitation (Ebitda), l'action n'est pas encore très chère. Elle est en pleine phase de redécouverte. Conseil : conserver/attendreRisque : moyenRating : 2BCours : 9,74 eurosTicker : REC BBCode ISIN : BE0003656676Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 533 millions EURC/B 2017 : 16,5C/B attendu 2018 : 12,5Perf. cours sur 12 mois : +40 %Perf. cours depuis le 01/01 : +26 %Rendement du dividende : 2,25 %