Après un assez mauvais début d'exercice 2015/2016, RealDolmen a remis les pendules à l'heure au deuxième semestre. La réduction du taux d'endettement a entraîné une baisse des charges financières et une hausse des bénéfices subséquente. Laquelle a permis une nette augmentation du dividende. Le repli de ses marchés principaux, les PME en Belgique et au Luxembourg, est jusqu'à présent un coup dans le mille pour le fournisseur belge de services informatiques. En raison des coûts liés à la vente des activités françaises, l'exercice 2014/2015 a dégagé un bénéfice net d'à peine 0,5million EUR. Pour l'exercice qui s'est terminé fin mars, c'est 10,7millions EUR. Le chiffre d'a...

Après un assez mauvais début d'exercice 2015/2016, RealDolmen a remis les pendules à l'heure au deuxième semestre. La réduction du taux d'endettement a entraîné une baisse des charges financières et une hausse des bénéfices subséquente. Laquelle a permis une nette augmentation du dividende. Le repli de ses marchés principaux, les PME en Belgique et au Luxembourg, est jusqu'à présent un coup dans le mille pour le fournisseur belge de services informatiques. En raison des coûts liés à la vente des activités françaises, l'exercice 2014/2015 a dégagé un bénéfice net d'à peine 0,5million EUR. Pour l'exercice qui s'est terminé fin mars, c'est 10,7millions EUR. Le chiffre d'affaires (CA) du groupe a progressé de 5,7%, à 236,2millions EUR. Un an plus tôt, la hausse ne dépassait pas 1,8%. La situation semble cependant s'être dégradée au terme du premier trimestre, car le CA n'a gagné que 0,9% entre avril et septembre. Le bénéfice opérationnel récurrent (REBIT) a progressé d'un quart à 10,6millions EUR au cours de l'exercice passé. Les marges ont ainsi atteint 4,5%, contre 3,8% il y a un an. On remarquera cependant un écart assez net entre les divisions. Professional Services (outsourcing), la division la plus importante du groupe, a vu son CA progresser légèrement (+0,2%), à 101,6millions EUR. La réorganisation de la division a porté ses fruits, et les marges ont bondi à 9,9%, contre 8,5% il y a un an. Infrastructure Products (principalement du hardware) présente une évolution inverse. Après une forte hausse du CA (+17,6%) à 95,2millions EUR, elle talonnait Professional Services. Mais la pression constante sur les prix dans ce segment a ramené la marge à 2,8%, contre encore 4,3% l'an dernier. Business Solutions, la plus petite division du groupe, a vu son CA baisser de 4,4% à 39,4millions EUR en raison du recul des revenus provenant des services et des logiciels. L'entreprise privilégiant désormais la qualité à la quantité, elle laisse passer les projets assortis de marges plus faibles. La marge était à nouveau légèrement positive (+0,4%), alors qu'il y a un an elle n'atteignait que -1,3%. La direction est restée (délibérément?) plutôt vague concernant l'exercice qui vient de commencer: le CA va augmenter au niveau du groupe (sans autre spécification) alors que l'on table sur une marge de REBIT aux alentours de 5%. La structure de reporting a été modifiée. Les trois divisions dont question plus haut feront place à deux autres: IT&Business Consulting et IT&Business Support. Celles-ci ont enregistré un CA pro forma de respectivement 100,5millions EUR (-2,9%) et 135,7millions EUR (+13%). Il est question de relever le dividende actuel de 0,29EUR à 0,67EUR par action (rendement de dividende net de 2,8%). Cela représente une dépense de 3,5millions EUR, soit un tiers du bénéfice opérationnel. Vu sa position de liquidité de 23,4millions EUR, l'entreprise informatique peut aisément se le permettre. Real Dolmen est donc en passe de devenir une action rémunératrice. ConclusionSaluons la restructuration interne qui a accru les marges, et également la hausse du dividende. L'action a retrouvé son niveau de l'été dernier. Les prévisions pour l'exercice en cours sont cependant restées vagues. À 0,7fois la valeur comptable, l'action n'est pas chère, mais nous attendrions quand même un repli pour l'acheter. Conseil : conserverRisque : moyenRating : 2B