RealDolmen a publié les résultats de l'exercice 2014/2015 - la période de 12 mois qui s'est terminée fin mars - à la fin du mois dernier. L'ancienne filiale de Colruyt a connu un mauvais 1er semestre (avril à octobre 2014), qui ramené les investisseurs les pieds sur terre. Ils avaient en effet tiré le cours à la hausse au 1er semestre en anticipant un redressement de la rentabilité qui ne s'est pas réalisé. Le rapport annuel fait effectivement état d'un 2e semestre nettement meilleur, mais pas suffisamment pour compenser le faible début d'année. Le chiffre d'affaires annuel (CA 2014/2015) a progressé de 1,8% à 223,5 millions EUR, avec un 2e...

RealDolmen a publié les résultats de l'exercice 2014/2015 - la période de 12 mois qui s'est terminée fin mars - à la fin du mois dernier. L'ancienne filiale de Colruyt a connu un mauvais 1er semestre (avril à octobre 2014), qui ramené les investisseurs les pieds sur terre. Ils avaient en effet tiré le cours à la hausse au 1er semestre en anticipant un redressement de la rentabilité qui ne s'est pas réalisé. Le rapport annuel fait effectivement état d'un 2e semestre nettement meilleur, mais pas suffisamment pour compenser le faible début d'année. Le chiffre d'affaires annuel (CA 2014/2015) a progressé de 1,8% à 223,5 millions EUR, avec un 2e semestre (+2,1%) à peine supérieur au premier (+1,5%). La principale progression est intervenue dans la rentabilité. Le bénéfice opérationnel récurrent ou REBIT a certes reculé de 11,8 à 8,5 millions EUR, ramenant la marge de 5,4% à 3,8%. Mais l'écart entre le premier et le second semestre est impressionnant. Alors qu'elle ne dépassait pas 1,4% au 1er semestre, la marge bénéficiaire a atteint 5,9% au 2e semestre. Une augmentation notamment imputable à Business Solutions, la plus petite division du groupe. Celle-ci fabrique des applications logicielles propres pour des tiers. Le CA de Business Solutions a reculé de 1,3%, à 41,2 millions EUR, mais le 2e semestre a été marqué par une marge de REBIT positive de 4,5%, contre encore -6,7% au 1er semestre. La croissance du CA de la division resterait limitée cette année, mais les marges devraient poursuivre le redressement. La division Professional Services est la plus grande du groupe. Elle a vu son CA baisser de 2,4%, à 101,3 millions EUR. Ici aussi, la marge de REBIT est retombée à 8,5% en raison d'un premier semestre décevant. Environ la moitié du CA de cette division provient de la construction et de la gestion de centres de données. RealDolmen a enregistré l'an dernier une baisse de la demande de services pour centres de données, notamment en raison du succès de fournisseurs de services cloud publics comme Google et Amazon. La division Infrastructure Products (CA : +9,6%; marge : 4,3%) s'est montrée performante, mais la direction entrevoit une baisse du CA et des marges pour l'exercice en cours. En raison des frais de restructuration et de charges liées à la vente des activités françaises, le bénéfice net est retombé à un maigre 0,5 million EUR, contre encore 9 millions EUR il y a un an. La principale information a cependant été la reprise du versement d'un dividende. RealDolmen distribuera 1,5 million EUR, ce qui correspond à environ 30% du bénéfice opérationnel et 0,29 EUR par action. Au terme de l'exercice, le groupe informatique disposait d'une position nette de trésorerie de 13 millions EUR. La marge de REBIT au niveau du groupe fluctuera à nouveau autour de 5% cette année.ConclusionLe 2{+e} semestre a été nettement meilleur que le premier en matière de rentabilité et RealDolmen en a été récompensé en Bourse. Le dividende favorise également l'action, même si un rendement brut de 1,4% ne constitue en soi pas une raison suffisante pour acheter. A 0,8 fois la valeur comptable, l'action n'est pas chère, mais les perspectives de croissance semblent limitées.Conseil: conserverRisque: moyenRating: 2B