Nous avons froncé les sourcils quelques fois cette année face à l'ascension de l'action RealDolmen. Le groupe a alterné les bons et moins bons trimestres au cours de l'année civile écoulée. L'action a pourtant bondi à 24 EUR au printemps pour ensuite réaliser un double sommet cet été. Le premier trimestre plutôt décevant de l'exercice 2014/2015 a cependant fait office de nouvel avertissement. Mais la véritable déception n'est intervenue que le mois dernier, lorsque le groupe a publié ses résultats semestriels. Certes, le CA a progressé de 1,5% par rapport à la même période il y a un an, à 102,8 millions EUR. Mais c'est surtout la rentabilité qui a déçu. Le bénéfice opéra...

Nous avons froncé les sourcils quelques fois cette année face à l'ascension de l'action RealDolmen. Le groupe a alterné les bons et moins bons trimestres au cours de l'année civile écoulée. L'action a pourtant bondi à 24 EUR au printemps pour ensuite réaliser un double sommet cet été. Le premier trimestre plutôt décevant de l'exercice 2014/2015 a cependant fait office de nouvel avertissement. Mais la véritable déception n'est intervenue que le mois dernier, lorsque le groupe a publié ses résultats semestriels. Certes, le CA a progressé de 1,5% par rapport à la même période il y a un an, à 102,8 millions EUR. Mais c'est surtout la rentabilité qui a déçu. Le bénéfice opérationnel avant éléments uniques a reculé de 75%, à 1,44 million EUR. Il en a également résulté une baisse de la marge sur le bénéfice opérationnel, de 5,6% à 1,4%. La marge sur le cash-flow opérationnel (EBITDA) est également retombée de 6,8% à 2,1% à peine. La direction de RealDolmen prévoit un chiffre d'affaires (CA) sur l'ensemble de l'exercice à peu près au même niveau qu'en 2013/2014. Mais même si elle se redresse au deuxième semestre, la rentabilité n'atteindra pas le niveau de l'exercice passé (4,7%). Au terme du premier semestre, RealDolmen accuse d'ailleurs une perte nette de 2,6 millions EUR. C'est notamment la conséquence de la moins-value (3,3 millions EUR) enregistrée sur la vente de la division française Airial Conseil à GFI Informatique au début de cette année. Au sein de Professional Services, la plus importante division du groupe, le CA a reculé de 3,8% à 49 millions EUR. La division a souffert de la perte d'un gros client, parallèlement à la baisse du nombre de projets permettant le détachement des travailleurs spécialisés du groupe. L'intensification de la concurrence dans le secteur est également une cause importante de l'incapacité de Professional Services à vendre des services à forte marge. Le bénéfice opérationnel de la division s'est effondré de 58%, à 3 millions EUR, ce qui a également entraîné la chute de la marge bénéficiaire à 6,2%, contre encore 14% l'an dernier. La division Infrastructure Products a vu son CA progresser de 10,6% à 34 millions USD. La marge bénéficiaire a légèrement augmenté, de 4,1 à 4,6%, mais RealDolmen n'a pas pu profiter pleinement de son statut de leader sur le marché. Le 2e semestre n'apportera pas de croissance supplémentaire dans cette division. Le contrat de cinq ans avec la Région flamande ne fera en effet sentir ses effets qu'à partir de l'exercice prochain. Du côté de Business Solutions, le bon début d'exercice a été annihilé par une baisse du CA de 10% au 2e trimestre. Le CA semestriel n'affiche ainsi qu'une hausse de 1% sur base annuelle. Cette division qui vend des licences propres pour des solutions destinées aux hôpitaux et aux systèmes d'archivage ainsi que des licences de logiciels de tiers est toujours déficitaire (perte de 1,49 million EUR au 1er semestre).ConclusionAprès un net redressement de la rentabilité en 2013/2014, le nouvel exercice représente un retour en arrière pour RealDolmen. Et il n'y a guère d'amélioration à prévoir à court terme. Certes, on pourrait argumenter que l'action n'est pas chère à 0,7fois la valeur comptable et environ 9 fois les bénéfices attendus. Mais nous n'envisagerions un achat qu'en cas d'amélioration des perspectives du groupe.Conseil: conserverRisque: moyenRating: 2B