Bons et moins bons trimestres se succèdent chez le fournisseur belge de services informatiques et de produits connexes. Car si l'exercice 2013-2014 s'est clos en force, le 1er trimestre du nouvel exercice (3 mois jusqu'au 30 juin) a été plutôt décevant. La communication financière s'est limitée à un rapport intermédiaire dans lequel aucun détail n'a été donné concernant la rentabilité. Les activités françaises entretemps cédées ne figurant plus dans les résultats, aucune comparaison sur base annuelle n'est possible. Au niveau du groupe, le chiffre d'affaires (CA) a progressé de 6,1% à 53,5 millions EUR. La plus forte progression est à mettre à l'actif de ...

Bons et moins bons trimestres se succèdent chez le fournisseur belge de services informatiques et de produits connexes. Car si l'exercice 2013-2014 s'est clos en force, le 1er trimestre du nouvel exercice (3 mois jusqu'au 30 juin) a été plutôt décevant. La communication financière s'est limitée à un rapport intermédiaire dans lequel aucun détail n'a été donné concernant la rentabilité. Les activités françaises entretemps cédées ne figurant plus dans les résultats, aucune comparaison sur base annuelle n'est possible. Au niveau du groupe, le chiffre d'affaires (CA) a progressé de 6,1% à 53,5 millions EUR. La plus forte progression est à mettre à l'actif de la division Infrastructure Products avec une hausse de 16,5% à 18,2 millions EUR. Pourtant, RealDolmen préfèrerait que la croissance provienne des divisions présentant des marges plus élevées. L'entreprise veut accroître ses revenus liés au cloud, ce qui réduirait la part des simples ventes de produits. Le fait que le CA de cette division continue à progresser indique donc que les clients n'ont pas encore totalement adopté le cloud. La direction prévoit cependant une accélération de cette transition au 2e semestre, ce qui entraînera un ralentissement de la croissance chez Infrastructure Products. Une partie de la hausse du CA du 1er trimestre est également imputable à des ventes différées du trimestre précédent. Pour sa croissance, RealDolmen compte surtout sur la division Professional Services, c'est-à-dire le détachement de travailleurs spécialisés auprès de clients pour des projets informatiques. Cette activité a cependant déçu au cours du trimestre passé : le CA a baissé de 3,2%, à 24,9 millions EUR, même si la division prend toujours près de la moitié du CA du groupe à son compte. RealDolmen impute ce recul à une baisse de l'activité du marché. Reste à savoir si le nombre de projets a effectivement baissé ou si c'est la concurrence qui s'est intensifiée. La croissance du nombre de nouveaux contrats s'est ralentie, mais RealDolmen prévoit également une reprise dans cette division au cours de cet exercice. Du pain sur la planche, donc, pour le département commercial. Professional Services était la division la plus rentable du groupe en 2013/2014 avec une marge de REBIT de 9,7%. Il sera sans doute difficile de faire mieux, puisque RealDolmen a globalement maintenu ses prévisions de rentabilité au niveau du groupe par rapport à l'exercice passé. En d'autres termes, la marge de REBIT fluctuera à nouveau autour de 5%. Business Solutions, la plus petite division du groupe avec une part d'environ 20% dans le CA, a enregistré un gain de 14,6%. Elle était encore déficitaire l'exercice passé. A la fin de l'exercice écoulé (fin mars), le groupe affichait une position nette de trésorerie de 3,8 millions EUR. Le calme est revenu sur le front des acquisitions depuis le rachat de Traviata (intégrée désormais dans Business Solutions). ConclusionUne réédition de l'exercice précédent, et donc une augmentation de la rentabilité, n'est pas au menu de cette année. Nous craignons même une baisse du CA. En l'absence de dividende et de rachat d'actions propres pour attirer des actionnaires, nous trouvons la valorisation de RealDolmen correcte à environ 10 fois les bénéfices attendus. Conseil: conserverRisque: moyenRating: 2B