Le groupe informatique basé à Huizingen a clos l'exercice 2013-2014 sur un excellent 4e trimestre. Un bol d'air après un rapport intermédiaire de février décevant. A l'époque, la division Infrastructure Products était notamment restée à la traîne, une performance médiocre imputable, selon la direction, au timing des commandes. La baisse du chiffre d'affaires (CA) de 13,9% au 3etrimestre a fait place à une ascension de 65,9% au quatrième. Le CA de la division a progressé de 12,5% sur l'ensemble de l'exercice. Malgré un meilleur 2e semestre en matière de rentabilité, la marge de REBIT (bénéfice opérationnel récurrent) reste inchangée à 4,9%. Professional Services, l'activité princ...

Le groupe informatique basé à Huizingen a clos l'exercice 2013-2014 sur un excellent 4e trimestre. Un bol d'air après un rapport intermédiaire de février décevant. A l'époque, la division Infrastructure Products était notamment restée à la traîne, une performance médiocre imputable, selon la direction, au timing des commandes. La baisse du chiffre d'affaires (CA) de 13,9% au 3etrimestre a fait place à une ascension de 65,9% au quatrième. Le CA de la division a progressé de 12,5% sur l'ensemble de l'exercice. Malgré un meilleur 2e semestre en matière de rentabilité, la marge de REBIT (bénéfice opérationnel récurrent) reste inchangée à 4,9%. Professional Services, l'activité principale du groupe qui consiste à détacher des spécialistes informatiques chez des clients, a vu sa rentabilité bondir avec une marge de REBIT de 9,7% contre 4,5% à l'exercice passé. Le CA du trimestre et de l'ensemble de l'exercice s'est légèrement contracté à la suite d'activités décevantes en France. En raison de l'acquisition de Traviata, le CA de la division Business Solutions (développement propre de nouvelles applications) a gagné 5,5% sur base annuelle. Mais le département est resté déficitaire. Au niveau du groupe, le CA a progressé de 4,2% à 247,8 millions EUR. La marge de REBIT a atteint les 5% au 2e semestre, contre 4,3% au premier, pour une marge de 4,7% sur l'ensemble de l'exercice. Un résultat nettement meilleur que le 0,7% de l'exercice 2012-2013. Le goodwill résiduel sur la filiale française Airial (1,3 million EUR) a été passé par pertes et profits alors que RealDolmen négocie avec l'entreprise française Gfi Informatique une vente complète du département. Le groupe avait déjà acté une dépréciation de 12,3 millions EUR sur ses filiales étrangères l'an dernier. La vente définitive devrait encore engendrer une moins-value exceptionnelle cette année. RealDolmen promet une marge de REBIT d'environ 5% pour l'exercice en cours. Le CA devrait rester à peu près inchangé en raison de la diminution constante des ventes de produits. La dette s'élève à 19,6 millions EUR, pour 23,4 millions EUR en liquidités et investissements à court terme, ce qui représente une position nette de trésorerie de 3,8 millions EUR. Aucun versement de dividendes ni programme de rachat d'actions propres n'est pour l'instant au programme. La direction reste également très discrète concernant les acquisitions. Cette stabilité tranquille contraste avec le parcours du concurrent Cegeka. Le fournisseur de solutions informatiques basé à Hasselt a clos l'exercice précédent sur un CA de 240,2 millions EUR, en hausse de 12% sur base annuelle. C'est la 10efois d'affilée que Cegeka enregistre une croissance supérieure à 10%. Alors que RealDolmen se replie surtout sur son marché local, Cegeka est friande d'expansion internationale. Cegeka, qui n'est pas cotée en Bourse, réalise aujourd'hui un CA comparable à RealDolmen, dont elle est également actionnaire minoritaire. Le groupe limbourgeois est dès lors souvent cité comme repreneur potentiel de RealDolmen. ConclusionRealDolmen est parvenu à retrouver la rentabilité de ses jeunes années grâce à une amélioration de l'efficacité. Nous maintenons qu'une entreprise qui ne verse pas de dividende se doit d'enregistrer une croissance plus rapide pour justifier une valorisation plus élevée. L'action ne redeviendra intéressante que sur correction.Conseil : conserverRisque : moyenRating: 2B