Le groupe technologique américain est sans conteste le leader de marché dans le segment des semi-conducteurs pour appareils mobiles, avec plusieurs brevets pour des protocoles mobiles (CDMA, LTE). La première division du groupe conçoit des chipsets pour des appareils mobiles tels que les PC portables, tablettes et smartphones, et constitue l'essentiel du chiffre d'affaires (CA). Qualcomm ne doit pas s'inquiéter de la concurrence que se livrent les fabricants entre eux : ils sont pour ainsi dire tous ses clients, pour une partie ou l'ensemble de leur ligne de produits. Qualcomm compte notamment les deux plus grands producteurs de smartphones et tablettes, Apple et Samsung, parmi ses clients. Le département qui gère les propriétés in...

Le groupe technologique américain est sans conteste le leader de marché dans le segment des semi-conducteurs pour appareils mobiles, avec plusieurs brevets pour des protocoles mobiles (CDMA, LTE). La première division du groupe conçoit des chipsets pour des appareils mobiles tels que les PC portables, tablettes et smartphones, et constitue l'essentiel du chiffre d'affaires (CA). Qualcomm ne doit pas s'inquiéter de la concurrence que se livrent les fabricants entre eux : ils sont pour ainsi dire tous ses clients, pour une partie ou l'ensemble de leur ligne de produits. Qualcomm compte notamment les deux plus grands producteurs de smartphones et tablettes, Apple et Samsung, parmi ses clients. Le département qui gère les propriétés intellectuelles du groupe réalise cependant des marges bien plus élevées et s'adjuge dès lors près de 70% du bénéfice. Qualcomm profite pleinement de la croissance du segment mobile, et le premier trimestre du nouvel exercice s'est à nouveau clôturé sur un CA record (6,62 milliards USD) en hausse de 10% par rapport à l'an dernier. Pour autant, plusieurs facteurs de risque existent. Le premier est Intel. Le plus grand producteur de semi-conducteurs au monde a raté le train des puces pour applications mobiles il y a quelques années, mais il a lourdement investi dans ce segment et est bien décidé à y jouer un premier rôle. Au cours des prochaines années, la concurrence est donc appelée à s'intensifier. Outre Broadcom et MediaTek, il existe par ailleurs des producteurs tels que le groupe chinois Chinese Huawei, qui développent eux-mêmes leurs chipsets. En outre, Qualcomm doit également tenir compte d'un repli des prix de vente moyen des appareils mobiles lié au fait que le segment de marché supérieur connaît une croissance bien plus lente que les appareils meilleur marché, ce qui impacte négativement le mix de CA. Ceci n'a pas seulement une incidence sur les revenus de licences, mais aussi sur la branche Semi-conducteurs, car les puces moins avancées dégagent une marge bénéficiaire plus faible. Qualcomm affirme que le segment des smartphones a encore une marge de manoeuvre suffisante. La société contrôle d'ailleurs elle-même en partie le potentiel de croissance dans la mesure où elle développe des semi-conducteurs qui étendent le domaine d'application des appareils mobiles. Qualcomm investit du reste également dans un élargissement de sa gamme, notamment dans les semi-conducteurs pour la domotique et la connectivité dans le secteur des transports. Autre facteur de risque : l'enquête anti-trust en cours en Chine autour de la position dominante de Qualcomm. Dans le pire des cas, le groupe se verra infliger une amende. Les Américains prévoient un CA compris entre 26 et 27,5 milliards USD pour l'exercice 2014 (clos le 30/9), ce qui représente une hausse de 4 à 10%. Quant au bénéfice, il devrait être situé entre 5 et 5,2 USD par action (contre 4,51 USD à l'exercice précédent). La croissance plus lente du CA est compensée par les coûts inférieurs, alors que les actionnaires peuvent même compter sur un petit extra : le dividende a été relevé d'un cinquième, portant le rendement de Qualcomm, au cours actuel, à un peu plus de 2%. Le budget consacré au rachat d'actions propres a été relevé de 5 milliards USD.ConclusionQualcomm combine croissance et rendement, ce qui est assez exceptionnel. A 15 fois son bénéfice attendu, le titre a une valorisation acceptable, d'autant que son assise financière est confortable (31,6 milliards USD de liquidités nettes). Cette catégorie d'actions n'est cependant jamais vraiment bon marché, de sorte que chaque correction constitue une opportunité d'achat.Conseil: conserverRisque: moyenRating: 2B