PureCircle, leader sur le marché de la production et de la commercialisation d'édulcorants naturels pauvres en calories à base de stévia, a connu un parcours impressionnant. En 2010 et 2011, le groupe avait rencontré quelques difficultés car les ventes de Reb-A, le premier édulcorant à base de stévia de PureCircle, avaient connu des débuts plus lents que prévu. Ce facteur, combiné à une capacité de production accumulée trop rapidement - capable de gérer un chiffre d'affaires annuel compris entre 250 et 300 millions USD - a entraîné un repli de cours de l'action à 80 pence fin 2011. L'inversement de tendance s'est amorcé après l'approbation du Reb-A fin 2011 en Europe, et l'entrée en force au capital, à partir de 2012...

PureCircle, leader sur le marché de la production et de la commercialisation d'édulcorants naturels pauvres en calories à base de stévia, a connu un parcours impressionnant. En 2010 et 2011, le groupe avait rencontré quelques difficultés car les ventes de Reb-A, le premier édulcorant à base de stévia de PureCircle, avaient connu des débuts plus lents que prévu. Ce facteur, combiné à une capacité de production accumulée trop rapidement - capable de gérer un chiffre d'affaires annuel compris entre 250 et 300 millions USD - a entraîné un repli de cours de l'action à 80 pence fin 2011. L'inversement de tendance s'est amorcé après l'approbation du Reb-A fin 2011 en Europe, et l'entrée en force au capital, à partir de 2012, par Wang Tak, devenu entretemps le plus grand actionnaire du groupe puisqu'il a encore étoffé récemment sa participation à 22%. Après une hausse de l'action en 2012 de 164%, celle-ci a encore connu une prestation exceptionnelle en 2013, et a rebondi de 145%. Il était impossible qu'après un tel parcours le groupe publie des chiffres décevants. Et ce ne fut d'ailleurs pas le cas. Le chiffre d'affaires (CA) du 1er semestre (entre juillet et décembre 2013) de l'exercice 2014 s'est élevé à 34,9 millions USD, soit dans le haut de la fourchette des prévisions de l'entreprise comprise entre 30 et 35 millions USD. Ce qui implique une progression de 32% par rapport aux 26,4 millions USD de CA de la même période en 2013. Les ventes ont augmenté dans toutes les régions, mais surtout en Europe (de 0,8 million USD à 6 millions USD), où les ventes sont (finalement) arrivées à leur rythme de croisière. La marge bénéficiaire brute (de 20% à 35%) et le cash-flow opérationnel épuré (EBITDA; de 0,7 à 7,2 millions USD) ont sensiblement augmenté. La perte nette a donc nettement reculé (de -6,9 à -1,9 million USD). Les 8,5 millions USD de CA complémentaire ont donc amélioré le résultat net de 5 millions USD, preuve de l'effet de levier que la croissance ultérieure du CA aura sur le résultat net. La direction envisage l'avenir avec confiance et prévoit de réaliser, au 2e semestre (entre janvier et juin) entre 55 et 65 millions USD de CA, soit un CA annuel entre 90 et 100 millions USD. En 2013, ce même CA a totalisé 71,2 millions USD et en 2012, 45,4 millions USD. Dans le cadre de sa plateforme innovante stévia 3.0 TM, PureCircle a constitué ces dernières années un assortiment breveté de 10 édulcorants pauvres et calories (outre Reb-A, Alpha et SG95) et 2 aromatisants (NSF-01 et 02). La sensation de goût est améliorée par des mélanges de saveurs. La société a fondé à cet effet la PureCircle Open University. A la fin de l'an dernier, PureCircle a atteint une nouvelle étape intermédiaire avec l'attribution par la FDA, organe de contrôle du secteur de l'alimentation et pharmaceutique, du statut GRAS à Reb-M. GRAS est l'abréviation de "Generally Recognized as Safe" ("généralement reconnu comme sûr"). Le Reb-X, entre-temps rebaptisé Reb-M, est un édulcorant développé spécialement pour les sodas en collaboration avec Coca-Cola. Avec le Reb-D, qui a été commercialisé avec succès au 2e semestre 2013, ce produit devrait assurer la percée définitive du groupe sur le marché -gigantesque - des boissons désaltérantes.ConclusionLe train du stévia de PureCircle arrive à sa vitesse de croisière. Le marché table respectivement, pour 2015 et 2016, sur 153 et 223 millions USD de CA et quelque 10 et 20 pence par action de bénéfice net. Compte tenu du potentiel de long terme impressionnant de l'entreprise, les positions actuelles peuvent être conservées.Conseil: conserverRisque: élevéRating: 2C