Dominant sur le marché wallon, Proximus n'a pas pu faire offre sur le câblo-opérateur Voo. Tout porte à croire qu'Orange Belgium décrochera la timbale, ce qui aurait à la fois des avantages et des inconvénients pour son concurrent. Avec une part de marché de plus de 60%, Proximus est quasi incontournable dans le paysage télécom wallon. La donne changerait si Orange modernisait le réseau Voo, puis élargissait son offre de produits et de services. La bonne nouvelle pour Proximus est qu'Orange devrait débourser 1,8 milliard d'euros pour acquérir 75% de Voo, à quoi s'ajouterait le coût de la modernisation du réseau; il s'endetterait donc davantage, ce qui éliminerait le risque d'une guerre des prix. Une telle configuration signifierait également qu'aucu...

Dominant sur le marché wallon, Proximus n'a pas pu faire offre sur le câblo-opérateur Voo. Tout porte à croire qu'Orange Belgium décrochera la timbale, ce qui aurait à la fois des avantages et des inconvénients pour son concurrent. Avec une part de marché de plus de 60%, Proximus est quasi incontournable dans le paysage télécom wallon. La donne changerait si Orange modernisait le réseau Voo, puis élargissait son offre de produits et de services. La bonne nouvelle pour Proximus est qu'Orange devrait débourser 1,8 milliard d'euros pour acquérir 75% de Voo, à quoi s'ajouterait le coût de la modernisation du réseau; il s'endetterait donc davantage, ce qui éliminerait le risque d'une guerre des prix. Une telle configuration signifierait également qu'aucun acteur en capital-investissement ou groupe télécom étranger n'entrerait sur le marché belge, ce qui réduirait la probabilité de voir surgir un quatrième opérateur mobile lorsque les licences 5G seront distribuées. Orange paierait pour Voo près de 10 fois le cash-flow opérationnel sous-jacent (Ebitda), plus du double de la valorisation attribuée à Proximus et à Orange par les marchés financiers. Proximus a clos le 3e trimestre sur un chiffre d'affaires (CA) de 1,4 milliard d'euros (+2,4%), pour 1,37 milliard annoncé. Avec une baisse du CA de 0,8%, le marché belge a légèrement déçu. Les pôles Enterprise (moins de recettes liées à l'informatique) et Wholesale (baisse des tarifs d'interconnexion) ont cédé du terrain, la division internationale BICS (+12,6%) et la filiale TeleSign (+22,1%) ont progressé. L'Ebitda a atteint 457 millions d'euros (-2,6% sur un an; consensus: 450 millions). Compte tenu des investissements élevés dans le développement de produits et le marketing, l'augmentation du CA de TeleSign n'est suivie d'aucune hausse de l'Ebitda. Le groupe a dégagé un cash-flow disponible de 146 millions d'euros, bien plus que les 110 millions prévus. Sur neuf mois, le cash-flow disponible s'établit à 408 millions d'euros, ou à 276 millions si l'on tient compte des acquisitions (Mobile Vikings). La dette nette atteignait fin septembre 2,53 milliards d'euros, contre 2,67 milliards fin juin mais 2,36 milliards fin 2020; il faut voir là la conséquence du rachat de Vikings et de la part de BICS que Proximus ne possédait pas encore, ainsi que du paiement, en avril, du dividende final. La dette nette correspond à 1,4 fois l'Ebitda escompté. La direction espère maintenir ce ratio sous 1,6 cette année, malgré le passage à 1,2 milliard d'euros des dépenses d'investissement (1 milliard en 2020). Un acompte sur dividende de 0,5 euro par action sera versé le 10 décembre. Le dividende total reste fixé à 1,2 euro pour 2022, ce qui, au cours actuel, donne un enviable rendement de plus de 7%. Proximus vise pour l'exercice un CA identique à celui de l'an passé (4,36 milliards d'euros) et un Ebitda qui se situera dans la partie supérieure de la fourchette de 1,75 à 1,775 milliard d'euros précédemment annoncée.Le secteur piétine depuis plusieurs années, et Proximus ne fait pas exception. Les investissements élevés et la pression croissante sur les prix incitent l'investisseur à s'interroger sur la rentabilité du titre, préoccupation qui, dans le cas de Proximus, est déjà intégrée dans le cours. La valeur de l'entreprise (EV) atteint 4,6 fois à peine l'Ebitda escompté et le ratio d'endettement est relativement faible; ce n'est pas la garantie absolue d'un dividende stable mais au cours actuel, Proximus reste un choix défensif. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 16,87 eurosTicker: PROX BBCode ISIN: BE0003810273Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 5,7 milliards EURC/B 2020: 10C/B attendu 2021: 10,5Perf. cours sur 12 mois: -3%Perf. cours depuis le 01/01: +4%Rendement du dividende: 7,2%