Pour la première fois depuis près de cinq ans, l'action Proximus était tombée, cet été, sous la barre des 20 euros. Au sentiment négatif qu'inspirait à l'investisseur le secteur des télécommunications était venu s'ajouter le spectre de l'émergence d'un quatrième opérateur mobile. Mais les secteurs défensifs bénéficient d'un regain d'intérêt en raison de l'agitation actuelle sur les marchés boursiers. Les conditions, extrêmement strictes, d'accès à la mise aux enchères des licences d'opérateur mobile, prévue pour la fin de l'an prochain, ont également fait taire, du moins partiellement, les inquiétudes suscitées par l'intensification annoncée de la concurrence.
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Pour la première fois depuis près de cinq ans, l'action Proximus était tombée, cet été, sous la barre des 20 euros. Au sentiment négatif qu'inspirait à l'investisseur le secteur des télécommunications était venu s'ajouter le spectre de l'émergence d'un quatrième opérateur mobile. Mais les secteurs défensifs bénéficient d'un regain d'intérêt en raison de l'agitation actuelle sur les marchés boursiers. Les conditions, extrêmement strictes, d'accès à la mise aux enchères des licences d'opérateur mobile, prévue pour la fin de l'an prochain, ont également fait taire, du moins partiellement, les inquiétudes suscitées par l'intensification annoncée de la concurrence. Proximus, dont le cours a remonté d'un cinquième environ par rapport à son niveau plancher, profite lui aussi de la situation. Il a certes achevé le troisième trimestre sur un chiffre d'affaires (CA) domestique en baisse de 0,9%, à 1,1 milliard d'euros, en glissement annuel (1% de moins que le consensus). Le CA de la division Consommateurs a cédé 1,8%, alors que celui de la division Entreprises, plus petite, gagnait 2,2%, sur la période. Le groupe a vendu pour neuf millions d'euros de smartphones en moins; il s'agit là d'un choix délibéré, guidé par la faiblesse des marges que dégage l'activité. Ce recul a été compensé par la hausse du CA de la marque BICS, qui regroupe les activités internationales de l'entreprise. Le CA de l'activité voix de BICS a cédé 9%, alors que celui des données grimpait de 27%. La reprise de TeleSign porte donc ses fruits. BICS enregistre un CA en hausse de 3,1%, à 344 millions d'euros, en glissement annuel, ou encore de 2,6% sur neuf mois. Le CA consolidé s'établit à 1,44 milliard d'euros, sans changement en 12 mois. La rentabilité a progressé. Le bénéfice opérationnel (Ebitda) a augmenté de 1,4%, à 470 millions d'euros, alors que le consensus misait sur 465 millions d'euros. A 135 millions d'euros (0,42 euro par action), le bénéfice net est de 4% supérieur au consensus. Le groupe pronostique un CA domestique stable pour l'intégralité de l'exercice. Après neuf mois, ce chiffre a perdu 0,3% par rapport à la même époque l'an passé, comme attendu. Alors que la direction avait dans un premier temps tablé sur une légère progression de l'Ebitda, la hausse prévisionnelle est désormais portée à 2-3%. La plupart des analystes l'avaient déjà anticipé. Entre janvier et septembre, l'Ebitda a donc gagné 2,9% par rapport à la même période l'an dernier. A 190 millions d'euros au terme du troisième trimestre, les flux de trésorerie disponible dépassent de cinq millions le consensus. Après neuf mois, ce chiffre s'établit à 349 millions d'euros, en net repli par rapport à la fin septembre 2017 (480 millions). Cet écart s'explique par plusieurs reprises d'importance mineure, par une augmentation des dépenses d'investissement et par les moindres revenus de la cession d'immeubles, entre autres. La direction confirme que le dividende est à nouveau fixé à 1,5 euro par action pour l'intégralité de l'exercice (acompte de 0,5 euro payable début décembre). Rien ne garantit toutefois que la politique de paiement d'un dividende stable se répétera l'an prochain. Rien à signaler, donc, sur le plan opérationnel au troisième trimestre et les nouveaux pronostics sont déjà conformes à ceux des analystes. Proximus conjugue flux de trésorerie stables et dividende attrayant. Compte tenu de son rendement supérieur à la moyenne et de sa valorisation, toujours relativement faible, l'action peut être conservée. Conseil : conserver/attendreRisque : moyenRating : 2BCours : 22,60 eurosMarché : Euronext BruxellesTicker : PROX BBCode ISIN : BE0003810273Capit. boursière : 7,6 milliards EUR C/B 2017 : 14C/B attendu 2018 : 13Perf. cours sur 12 mois : -15%Perf. cours depuis le 01/01 : -17%Rendement du dividende : 6,6%