Proximus a présenté des résultats trimestriels et annuels conformes aux prévisions. Sur le plan opérationnel, plusieurs évolutions favorables sont à souligner, mais les problèmes de sa filiale internationale BICS ont hypothéqué la croissance du groupe. BICS gère les communications internationales et, dans une moindre mesure, le trafic de données pour les opérateurs étrangers.
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Proximus a présenté des résultats trimestriels et annuels conformes aux prévisions. Sur le plan opérationnel, plusieurs évolutions favorables sont à souligner, mais les problèmes de sa filiale internationale BICS ont hypothéqué la croissance du groupe. BICS gère les communications internationales et, dans une moindre mesure, le trafic de données pour les opérateurs étrangers.Cette activité dégage des marges très faibles, de surcroît orientées à la baisse. Avec l'acquisition de TeleSign et de Davinsi Labs, Proximus compte ajouter de la valeur à l'activité BICS, en misant davantage sur la cybersécurité et sur la protection des données virtuelles. Le chiffre d'affaires (CA) de BICS a cédé 6,6%, à 339 millions d'euros, au 4e trimestre. Sur l'ensemble de l'année, le repli frôle même les 10%. Le CA a par conséquent reculé à l'échelon du groupe, tant au 4e trimestre (1,48 milliard d'euros, -0,9%) que sur l'ensemble de l'exercice (5,78 milliards d'euros, -1,6%). C'est pourquoi Proximus préfère présenter le CA domestique, qui n'inclut pas les résultats de BICS. Le CA généré en Belgique a progressé de près de 1% au 4e trimestre, à 1,14 milliard d'euros. Sur l'ensemble de l'année, il s'est accru de 1,1%, à 4,45 milliards d'euros, ce qui est conforme aux prévisions. 2017 est dès lors la 3e année consécutive que le CA domestique clôt à la hausse. Grâce aux économies de coûts, le bénéfice opérationnel (Ebitda) a progressé de 1,5%, à 1,82 milliard d'euros. Le 4e trimestre fut très bon en termes opérationnels, et les parts de marché du groupe ont augmenté dans plusieurs segments. Ce n'était pas chose facile, dans la mesure où Telenet dispose désormais de son propre réseau mobile et où Orange Belgium propose lui aussi des services à large bande. Mais Proximus a considérablement investi dans le contenu, notamment avec l'achat de Studio 100 et les contrats relatifs au football et à la Champions League. Des services de streaming, comme Netflix, se sont en outre ajoutés à la gamme. Ces efforts ont porté leurs fruits, puisque le nombre de clients pour la télévision est passé à 1,56 million d'unités (pour une part de marché de 36,8%); le nombre de clients Internet a également augmenté, à 1,85 million d'unités (46,6% de part de marché). Dans le segment mobile, les abonnements se sont multipliés mais comme partout, le nombre de cartes prépayées a plongé après l'instauration de l'enregistrement obligatoire. Notons également l'évolution largement positive du segment professionnel. Proximus a clos l'exercice sur une dette nette de 2,09 milliards d'euros (1,86 milliard d'euros l'année précédente). En termes relatifs, la dette représente 1,1 fois environ l'Ebitda escompté - un niveau qui, compte tenu des cash-flows, est parfaitement maîtrisable. L'alourdissement de la dette est imputable à l'acquisition de TeleSign (219 millions d'euros) et au paiement du dividende (1,5 euro par action, soit 488 millions d'euros). Parallèlement, le cash-flow disponible a légèrement reculé, à 511 millions d'euros, contre 559 millions un an plus tôt. Les investissements atteindront en 2018 à peu près le même niveau qu'en 2017 (1,09 milliard d'euros). La direction mise sur un chiffre d'affaires domestique stable, qu'accompagnera, grâce aux économies de coûts, une légère progression de l'Ebitda.Si sa politique de compression des dépenses permet au groupe de préserver sa rentabilité, la croissance du CA n'est malheureusement pas pour tout de suite. Le pouvoir d'attraction de l'action réside dans son dividende, toujours garanti pour cette année et la suivante. En dehors de toute croissance toutefois, la valorisation est conforme à celle de la concurrence. D'où l'abaissement de notre conseil. Conseil : conserver/attendreRisque : moyenRating : 2BCours : 26,33 eurosTicker : PROX BBCode ISIN : BE0003810273Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 8,9 milliards d'eurosC/B 2017 : 16,7C/B attendu 2018 : 14,6Perf. cours sur 12 mois : -0,1 %Perf. cours depuis le 01/01 : -4 %Rendement du dividende : 5,7 %