Le chiffre d'affaires (CA) de Proximus s'est accru au premier trimestre de 0,7%, à 1,44 milliard d'euros. Le CA sur son marché domestique a progressé de 3,2%, à 1,11 milliard d'euros. Sa filiale internationale BICS a pour sa part vu son CA se tasser de 6,6% sur une base annuelle. BICS achemine les communications à l'échelle internationale pour des entreprises mais ces services souffrent de la diminution du volume des communications vocales au profit des données mobiles. BICS tente de renverser la vapeur en investissant dans la niche de la cybersécurité ou la sécurisation des réseaux sociaux et données en ligne. Dans ce cadre, Proximus a déjà repris ...

Le chiffre d'affaires (CA) de Proximus s'est accru au premier trimestre de 0,7%, à 1,44 milliard d'euros. Le CA sur son marché domestique a progressé de 3,2%, à 1,11 milliard d'euros. Sa filiale internationale BICS a pour sa part vu son CA se tasser de 6,6% sur une base annuelle. BICS achemine les communications à l'échelle internationale pour des entreprises mais ces services souffrent de la diminution du volume des communications vocales au profit des données mobiles. BICS tente de renverser la vapeur en investissant dans la niche de la cybersécurité ou la sécurisation des réseaux sociaux et données en ligne. Dans ce cadre, Proximus a déjà repris TeleSign et Davinsi Labs. Malgré la hausse relativement faible du CA, le bénéfice opérationnel ou EBITDA a progressé de 7,5%, à 449 millions d'euros, notamment grâce à des coûts opérationnels moindres (-7,3%). Sans tenir compte des éléments exceptionnels (taxe Pylône), la progression de l'EBITDA est ressortie à 4%. Proximus maintient ses prévisions pour l'ensemble de l'exercice. Il table sur un CA national (hors BICS) stable et une légère croissance de l'EBITDA. La disparition complète des revenus du roaming (appels à l'étranger) dès cet été pèsera 61 millions d'euros au niveau du CA et de l'EBITDA cette année. En outre, les coûts salariaux grossiront au deuxième semestre car Proximus appliquera à partir de juillet une indexation de 1,5%. Le choix du groupe de procéder à des augmentations tarifaires moins élevées que Telenet est aujourd'hui payant. La croissance d'Orange Belgium s'organise surtout au détriment de Telenet. Proximus dispose en effet, avec sa marque low cost Scarlet, d'une arme redoutable pour contrer les offensives tarifaires d'Orange. Au premier trimestre, Proximus a même accueilli 27.000 nouveaux clients pour la télévision numérique, hissant la part de marché de 35,4 à 36,3%. Les revenus de la Télévision ont augmenté de 9,2%. Proximus a aussi recensé 24.000clients supplémentaires pour l'Internet large bande, ce qui représente une hausse du CA de 4%. En ligne avec les autres opérateurs, les revenus mobiles ont baissé de 2,8% du fait de la baisse des revenus de roaming et de l'enregistrement obligatoire des cartes prépayées. Proximus a enregistré cependant 44.000 nouveaux clients post-paid (abonnements). Grâce à la nette hausse du cash-flow libre (+30%, à 173 millions d'euros), la dette nette a pu reculer au début du deuxième trimestre, à 1,68 milliard d'euros. Proximus distribue pour la quatrième année consécutive un même dividende annuel de 1,5 euro par action. Il sera maintenu en 2018 et 2019.Malgré le très bon premier trimestre, Proximus énonce des prévisions très prudentes pour l'ensemble de l'exercice. Objectivement, la croissance du CA et de la rentabilité restera relativement limitée (réglementation, concurrence intense). Depuis la récente hausse du cours, la valorisation du groupe est à nouveau en ligne avec la moyenne du secteur. Le plus grand attrait de l'action réside dans son rendement net de 3,5%.Conseil : digne d'achatRisque : moyenRating : 1BDevise : euroMarché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 10,4 milliards d'eurosC/B 2016 : 18,5C/B attendu 2017 : 16,5Perf. cours sur 12 mois : +15 %Perf. cours depuis le 01/01 : +9 %Rendement du dividende : 4,9 %