Les résultats du 1er trimestre sont mitigés - si le chiffre d'affaires (CA) a déçu, le cash-flow opérationnel (Ebitda) a agréablement surpris. Sur le plan opérationnel, les tendances esquissées en 2018 se confirment: le nombre de clients Internet et télévision augmente, la formule 4 en 1 Tuttimus continue de séduire.
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Les résultats du 1er trimestre sont mitigés - si le chiffre d'affaires (CA) a déçu, le cash-flow opérationnel (Ebitda) a agréablement surpris. Sur le plan opérationnel, les tendances esquissées en 2018 se confirment: le nombre de clients Internet et télévision augmente, la formule 4 en 1 Tuttimus continue de séduire.La division Business s'est bien comportée elle aussi - le CA des services informatiques progresse. Les services de ligne fixe et les cartes prépayées sont en revanche toujours en perte de vitesse et la croissance du nombre d'abonnements mobiles reste inférieure aux attentes. Le CA moyen par utilisateur a cédé près de 3%, à 24,7 euros. A 39,2%, la part de marché de la division Mobile est stable. Malgré 8.000 nouveaux abonnements, la large bande a perdu quelques parts de marché, à 46,3%. Le CA consolidé s'est tassé de 1,8%, à 1,415 milliard d'euros (consensus: -1,1%). En cause, essentiellement: la chute des ventes d'appareils mobiles (-18%). Sous l'effet de l'allègement des dépenses et de la réduction du nombre d'actions promotionnelles, l'Ebitda a gagné 2,2% en glissement annuel, à 463 millions d'euros, soit près de 2% de plus qu'espéré. La marge d'Ebitda a dès lors cédé 1,2%, à 37,2%, en un an. Le CA de la division internationale BICS est stable, alors qu'un recul de 2,7% était envisagé; la marge d'Ebitda (11%) est toutefois nettement inférieure à la marge moyenne du groupe. L'opérateur pronostique pour 2019 un CA quasi inchangé (hors ventes d'appareils mobiles) et un Ebitda stable. Les cash-flows disponibles (143 millions d'euros) sont plus élevés que prévu si l'on tient compte de l'investissement dans Be-Mobile. La structure de l'actionnariat (l'Etat détient une participation de 53,5%) a, pour l'investisseur, à la fois des avantages et des inconvénients. A défaut de faire évoluer son CA, Proximus doit comprimer ses dépenses, ce qui, compte tenu de la pression des syndicats et du monde politique, n'est pas toujours simple. Le plan de réorganisation annoncé l'an dernier table sur 240 millions d'euros d'économies d'ici à 2021. Alors que seuls 650 licenciements secs sont prévus, négocier un accord social semble d'ores et déjà difficile. Il ne saurait pour l'heure être question d'une restructuration pure et simple, comme chez certains concurrents (étrangers), sur lesquels Proximus a donc une longueur de retard. Par ailleurs, l'Etat, chroniquement à court d'argent, compte sur le dividende pour se renflouer ponctuellement. A 485 millions d'euros, le dividende distribué l'an dernier a été supérieur aux cash-flows disponibles (451 millions). Il sera probablement maintenu à 1,5 euro par action cette année, soit, au cours actuel, un rendement net de 4,3%. Reste que Proximus ne pourra pas éternellement verser plus que la trésorerie qu'il produit. Pour l'instant, néanmoins, la dette est sous contrôle et le groupe profite des taux bas. La dette nette a même légèrement reculé, de 2,14 à 2,05 milliards d'euros, au 1er trimestre. Si l'Ebitda reste inchangé cette année, le rapport entre dette nette et Ebitda sera de 1,1 - bien moins que chez Telenet (4,4).L'actionnaire ne peut espérer davantage qu'un CA et un bénéfice stables cette année. Côté dépenses, la marge de manoeuvre est limitée par la structure de l'actionnariat. A 6 fois l'Ebitda, Proximus est correctement valorisé et moins cher que Telenet. Il verse par ailleurs un dividende régulier, ce qui garantit un rendement élevé. L'action peut donc être conservée. Conseil: conserver/attendreRisque: moyenRating: 2BCours: 25,07 eurosMarché: Euronext BruxellesTicker: PROX BBCode ISIN: BE0003810273Capit. boursière: 8,5 milliards EURC/B 2018: 15,5C/B attendu 2019: 15Perf. cours sur 12 mois: +11%Perf. cours depuis le 01/01: +4%Rendement du dividende: 6,1%