Proximus figurera du côté des perdantes si la révision à la baisse des tarifs de gros qu'a proposée l'IBPT, l'organe de surveillance du marché des télécommunications belge, est acceptée. La mesure vise à stimuler la concurrence. Elle profiterait aux consommateurs mais nuirait aux entreprises qui, comme Telenet et Proximus, louent une partie de leur réseau - donner accès, contre paiement, à son réseau aux opérateurs qui ne disposent pas du leur est obligatoire. Les deux entreprises ont jusqu'à septembre pour formuler des remarques à la proposition de l'IBPT. La décision définitive sera prise à la fin de cette année, et les éventuels nouveaux tarifs seront applicables dès 2020.
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Proximus figurera du côté des perdantes si la révision à la baisse des tarifs de gros qu'a proposée l'IBPT, l'organe de surveillance du marché des télécommunications belge, est acceptée. La mesure vise à stimuler la concurrence. Elle profiterait aux consommateurs mais nuirait aux entreprises qui, comme Telenet et Proximus, louent une partie de leur réseau - donner accès, contre paiement, à son réseau aux opérateurs qui ne disposent pas du leur est obligatoire. Les deux entreprises ont jusqu'à septembre pour formuler des remarques à la proposition de l'IBPT. La décision définitive sera prise à la fin de cette année, et les éventuels nouveaux tarifs seront applicables dès 2020. Globalement, les résultats opérationnels du 2e trimestre se sont révélés conformes aux prévisions. A 1,41 milliard (-2,7% en glissement annuel), le chiffre d'affaires (CA) de Proximus est inférieur d'environ 1% au consensus. Les ventes de smartphones ont encore reculé (-14,7% au 2e trimestre; -18,4% au premier). Cela dit, comme les marges sur les ventes de smartphones sont très faibles, l'effet du repli des ventes sur la rentabilité pourrait être favorable. Les divisions TV, internet et téléphonie mobile ont, elles, répondu aux attentes, voire les ont dépassées. En Belgique, la concurrence est surtout intense dans le segment de la téléphonie mobile. Sur le marché de la télévision et de l'Internet, la pression sur les prix est moins forte, actuellement. Mais cela pourrait changer rapidement. Si la baisse des prix de gros est avalisée, certains opérateurs pourraient tenter de la compenser en offrant de nouveaux produits et services. Proximus a accueilli 5.000 nouveaux abonnés à la télévision et 7.000 nouveaux clients internet, plus qu'attendu. Le nombre d'abonnements mobiles a lui aussi augmenté plus rapidement qu'escompté. Notons que dans les divisions Consommateurs et Business, le CA moyen par utilisateur s'est tassé respectivement de 0,4% et de 3,9%. L'évolution la plus positive est celle de la rentabilité. Grâce aux mesures prises, le cash-flow d'exploitation (Ebitda) a atteint 484 millions d'euros, soit 1,5% de plus qu'attendu. La marge d'Ebitda a augmenté de 32,7% à 34,3% en glissement trimestriel, et dépasse d'un pour cent le consensus. D'ici la fin de l'année, Proximus formera une coentreprise avec Orange Belgium. Les deux opérateurs partageront leur réseau d'accès mobile. Proximus espère ainsi économiser chaque année 35-40 millions d'euros. Rappelons que l'entreprise entend avoir fait 240 millions d'euros bruts d'économies d'ici à 2022. Mais, les négociations entre la direction et les syndicats à propos du plan de restructuration annoncé au début de cette année s'étant enlisées, il est possible que l'objectif soit atteint plus tard.Proximus disposait au terme du premier semestre d'un flux de trésorerie disponible (hors reprises) de 241 millions d'euros, un montant insuffisant pour couvrir le dividende de 1,5 euro par action (325 millions d'euros, au total). C'est pourquoi la dette nette de l'entreprise est passée à près de 2,25 milliards d'euros. De 1,2, le rapport entre cette dernière et l'Ebitda demeure néanmoins acceptable. Les circonstances de marché actuelles ne nous autorisent pas à espérer mieux pour Proximus qu'une évolution stable de ses CA et bénéfice. La possible application de nouveaux prix de gros l'an prochain n'est pas de nature à rassurer l'opérateur, qui avait prévu des investissements importants. La valorisation de Proximus est pour l'heure correcte. L'entreprise parvient encore à distribuer un dividende attrayant. Conseil: conserver/attendreRisque: moyenRating: 2BCours: 26,15 eurosMarché: Euronext BruxellesTicker: PROX BBCode ISIN: BE0003810273Capit. boursière: 8,8 milliards EURC/B 2018: 16C/B attendu 2019: 15,5Perf. cours sur 12 mois: +35%Perf. cours depuis le 01/01: +11%Rendement du dividende: 5,7%