Après l'échec de la tentative de reprise du groupe allemand K+S, le géant canadien des engrais s'en retourne à ses affaires courantes. Et celles-ci ne sont pas florissantes. Au 3etrimestre, son chiffre d'affaires (CA) a reculé de 7% par rapport au 3etrimestre 2014, à 1,53 milliard USD. Après neuf mois, le recul du CA totalise donc 5,5%. Au 3etrimestre, le bénéfice net s'est élevé à 282 millions USD ou 0,34 USD par action, contre un consensus des analystes à 0,38 USD par action (le chiffre de l'an dernier). Après neuf mois, le bénéfice net affiche un recul de 1,13 à 1,07 milliard USD, ou de 1,33 à 1,28 USD par action. La division Engrais azotés accuse, sur la même période...

Après l'échec de la tentative de reprise du groupe allemand K+S, le géant canadien des engrais s'en retourne à ses affaires courantes. Et celles-ci ne sont pas florissantes. Au 3etrimestre, son chiffre d'affaires (CA) a reculé de 7% par rapport au 3etrimestre 2014, à 1,53 milliard USD. Après neuf mois, le recul du CA totalise donc 5,5%. Au 3etrimestre, le bénéfice net s'est élevé à 282 millions USD ou 0,34 USD par action, contre un consensus des analystes à 0,38 USD par action (le chiffre de l'an dernier). Après neuf mois, le bénéfice net affiche un recul de 1,13 à 1,07 milliard USD, ou de 1,33 à 1,28 USD par action. La division Engrais azotés accuse, sur la même période, un repli de 27,3% de son bénéfice (brut), à 564 millions USD. Dans la division Phosphates, plus petite, le bénéfice (brut) a progressé de 33,3%, à 180 millions USD. Le pôle Potasse, avec 294 millions USD (-0,3%), a contribué à hauteur de 58,2% au bénéfice brut total, et après neuf mois, a produit 1,14 milliard USD de bénéfice brut (+15,1%), soit 60,4% du total. Le prix de vente moyen par tonne a cependant reculé de 281 USD à 250 USD (surtout en raison de l'Amérique du Nord), et ressort après neuf mois à 270 USD, contre 264 USD en 2014. Par rapport au volume presque record de 9,3 millions de tonnes en 2014, la fourchette attendue de volumes pour 2015 a été abaissée à 9 à 9,2 millions de tonnes (contre 9,2 à 9,7 millions de tonnes), et la fourchette de bénéfice prévue par action est passée de 1,75 à 1,95 USD à 1,55 à 1,65 USD. La fermeture prévue de la mine Penobsquis à New Brunswick a été anticipée à fin novembre. En conséquence, la capacité de production annuelle disponible a reculé au niveau du groupe de 800.000 tonnes, de 10,9 à 10,1 millions de tonnes, dans l'attente de l'ouverture en 2016 de la nouvelle mine Picadilly, moins coûteuse, à New Brunswick, d'une capacité de 2 millions de tonnes. L'an prochain, l'important projet d'extension à Rocanville (3,1 millions de tonnes supplémentaires) partira en production, et c'est le dernier projet du plan d'investissement de la décennie écoulée. Cette extension a le coût de production le plus faible du groupe : entre 40 et 45 USD la tonne. Le budget d'investissement de 1,2 milliard USD en 2015 baissera l'an prochain de 300 millions USD et fluctuera à partir de 2017 entre 600 et 800 millions USD. Malgré le contexte de prix difficile, le dividende brut royal (1,52 USD par action, soit un rendement brut de 7,6%) semble dès lors assuré. Au niveau mondial, la hausse attendue de la capacité de production annuelle de 10 millions de tonnes d'ici à 2020 est en ligne avec la croissance escomptée de la demande (+2,5% à 3% en moyenne par an). Pour 2015, Potash Corp table sur une demande mondiale totale de quelque 59 millions de tonnes, soit moins que sur l'année record 2014 (63 millions de tonnes), mais le chiffre le plus élevé de son histoire.ConclusionPotash Corp affiche un rapport cours/bénéfice de 13,1 (dans le bas de la fourchette de bénéfice attendue pour 2015) et une valeur d'entreprise (EV) représentant 7,8 fois le cash-flow opérationnel (EBITDA) 2015, ce qui est largement inférieur aux moyennes à 10 ans de respectivement 24,9 et 15 fois. Vu les excellentes perspectives à terme, nous continuons de croire à une forte hausse de cours et conservons donc la position en portefeuille. Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B