À terme, PostNL distribuerait 75% du bénéfice opérationnel sous-jacent, lequel devrait, comme l'anticipe la direction, être compris entre 230 et 270millions EUR en 2017. Le dividende devrait donc totaliser 40centimes d'euro par action, soit un rendement de dividende brut de 10% au cours actuel de 4EUR. Actuellement, le marché tient plutôt compte d'un dividende de 30centimes par action en 2017, ce qui représente toujours un rendement de dividende intéressant de 7,5%.
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À terme, PostNL distribuerait 75% du bénéfice opérationnel sous-jacent, lequel devrait, comme l'anticipe la direction, être compris entre 230 et 270millions EUR en 2017. Le dividende devrait donc totaliser 40centimes d'euro par action, soit un rendement de dividende brut de 10% au cours actuel de 4EUR. Actuellement, le marché tient plutôt compte d'un dividende de 30centimes par action en 2017, ce qui représente toujours un rendement de dividende intéressant de 7,5%.La promesse d'un retour du dividende n'est pas le seul facteur de soutien des cours. La probabilité d'une offre sur PostNL reste aussi élevée. L'été dernier, bpost a offert 5,1EUR par action, mais la transaction a été avortée en phase finale en raison d'une fuite dans la presse. Koen Van Gerven, le CEO de bpost, pense toujours que la reprise de PostNL est une bonne idée. Sur le marché à croissance rapide des colis, surtout, les deux entreprises peuvent créer de la valeur en fusionnant, au lieu de se concurrencer. Le tandem bpost-PostNL serait mieux armé, sur le marché domestique néerlandais, contre la concurrence de mastodontes internationaux tels que DHL. Sur le plan financier également, les entreprises se complètent parfaitement. PostNL présente un bilan faible, contrairement à bpost qui dispose en outre de liquidités en abondance. La fusion coule de source et devrait intervenir tôt ou tard. Ceci dit, l'entreprise britannique Royal Mail avait précédemment lancé une offre de 5EUR par action.En substance, les mêmes défis et opportunités se présentent à PostNL et bpost. Aux Pays-Bas, le trafic postal ordinaire recule deux fois plus vite qu'en Belgique (-9% chaque année). En outre, l'organe de contrôle néerlandais a contraint PostNL de rendre une partie de son réseau accessible à la concurrence à des tarifs inférieurs. Ce qui la privera, dans trois ou quatre ans, d'environ 50millions EUR. PostNL y oppose cependant les mesures d'économies qu'elle a prises et les rehaussements des prix qui seront inévitables. Cela dit, tout comme chez bpost, le pôle de croissance est le trafic de colis. Les Pays-Bas ont plusieurs années d'avance sur la Belgique dans l'e-commerce. Ce qui trouve également écho dans la structure bénéficiaire de PostNL. L'activité Colis a représenté la moitié de son bénéfice opérationnel sous-jacent sur les six premiers mois de 2016.Comme prévu, les résultats du premier semestre 2016 n'étaient pas extraordinaires. Le chiffre d'affaires s'est accru de 1%, mais le bénéfice sous-jacent s'est replié de 19%. La direction prévoit un meilleur second semestre, et maintient ses prévisions pour cette année et 2017. Les engagements de pension de PostNL (dette de 479millions EUR) lui ont valu des fonds propres négatifs à hauteur de 175millions EUR. La dette financière nette s'est convertie, grâce à la vente de TNT Express, en une position liquide nette de 77millions EUR. ConclusionPostNL semble maîtriser le recul du trafic postal classique sur le marché néerlandais grâce aux économies de coûts et à la croissance de l'activité Colis. La valorisation (C/B de 8 et EV/EBITDA de 4,5) est assez faible. Le risque est donc suffisamment rémunéré. Qui plus est, la probabilité d'une offre de reprise intéressante reste élevée. Digne d'achat.Conseil : digne d'achatRisque : moyenRating : 1B