Le premier semestre a une nouvelle fois été très décevant pour les actionnaires de Nyrstar. Le nouveau directeur du groupe, Hilmar Rode, avait surpris les marchés, en février, en annonçant le report de six mois (à septembre 2017) de la mise en service de Port Pirie, l'unité de transformation multimétaux high-tech australienne. Nyrstar profitera de ce délai supplémentaire pour procéder à des améliorations de processus, mais ce retard sur le programme se solde malheureusement par un surcoût de 70 millions d'euros (de 563 à 660 millions de dollars australiens). Le surcroît de cash-flow opérati...

Le premier semestre a une nouvelle fois été très décevant pour les actionnaires de Nyrstar. Le nouveau directeur du groupe, Hilmar Rode, avait surpris les marchés, en février, en annonçant le report de six mois (à septembre 2017) de la mise en service de Port Pirie, l'unité de transformation multimétaux high-tech australienne. Nyrstar profitera de ce délai supplémentaire pour procéder à des améliorations de processus, mais ce retard sur le programme se solde malheureusement par un surcoût de 70 millions d'euros (de 563 à 660 millions de dollars australiens). Le surcroît de cash-flow opérationnel (EBITDA) attendu arrivera dès lors également plus tard : aucune contribution cette année alors qu'initialement le groupe avait prévu 20 millions d'euros en 2017, 40 millions en 2018 contre 80 millions annoncés, mais 100 millions d'euros en 2019 et 130 millions à partir de 2022 (alors que 80 millions d'euros étaient escomptés à ces échéances). D'autre part, Hilmar Rode a fait savoir que les mines restantes ne seraient vendues que moyennant une offre acceptable. La vente de Campo Morado, au Mexique, avait cependant été finalisée pour 1 million de dollars en juin. Le report du démarrage de Port Pirie et des revenus qu'il doit générer, associé à la baisse des produits de la vente de la division minière, a par conséquent une nouvelle fois attiré l'attention sur l'endettement de Nyrstar. Au premier trimestre, la dette nette du groupe a grossi de 121 millions d'euros, à 986 millions. Si l'on y inclut les contrats de livraison de zinc et une obligation perpétuelle émise pour le redéploiement de Port Pirie (286 millions au total, contre 302 millions fins 2016), elle atteint même 1,27 milliard d'euros (+105 millions d'euros). Soit un rapport très élevé de 4,3 fois l'EBITDA attendu cette année. Heureusement, Nyrstar a pu placer une nouvelle obligation de 400 millions d'euros qui arrivera à échéance en 2024 (moyennant 25 millions d'euros de charges d'intérêts supplémentaires par an), ce qui allonge l'échéance de la dette. À la publication du rapport semestriel, le 2 août prochain, nous serons dès lors attentifs à l'évolution du niveau d'endettement du groupe et à la confirmation de la mise en service de Port Pirie en septembre - notons que Nyrstar a récemment fait appel au géant des matières premières Glencore pour profiter de son expertise en la matière.Malgré la baisse du cours, nous avons conservé l'action Nyrstar au sein de notre top dix pour le deuxième semestre en cours. Nous relevons même à nouveau notre conseil à digne d'achat (1C), parce que nous nous attendons à une meilleure période dans le sillage d'un démarrage réussi de Port Pirie. Le prix élevé du zinc profitera en outre à Nyrstar. Le risque reste toutefois supérieur à la moyenne. Devise : euroMarché : Euronext BruxellesCapitalisation boursière : 499 millions EURC/b 2016 : -C/b attendu 2017 : 51Performance du cours sur 12 mois : -39 %Performancedu cours depuis le début de l'année : -31 %