Nous avions abaissé la note du spécialiste norvégien des services sismiques en 3D après l'ouverture de négociations sur un plan de restructuration financier. Le 6 janvier, l'entreprise a annoncé un accord avec toutes les parties concernées : un consortium de banques, les représentants des titulaires d'obligations convertibles et ordinaires, la société de leasing et les autres actionnaires. Les prêts bancaires, pour un montant total de 263 millions USD, ont été prolongés du 30 juin 2017 au 30 juin 2022. Jusqu'au 1er janvier 2018, Polarcus ne devra payer que les intérêts prévus, mais pas d'amortissements de capital. Concernant le leasing financier sur le Polarcus Nail...

Nous avions abaissé la note du spécialiste norvégien des services sismiques en 3D après l'ouverture de négociations sur un plan de restructuration financier. Le 6 janvier, l'entreprise a annoncé un accord avec toutes les parties concernées : un consortium de banques, les représentants des titulaires d'obligations convertibles et ordinaires, la société de leasing et les autres actionnaires. Les prêts bancaires, pour un montant total de 263 millions USD, ont été prolongés du 30 juin 2017 au 30 juin 2022. Jusqu'au 1er janvier 2018, Polarcus ne devra payer que les intérêts prévus, mais pas d'amortissements de capital. Concernant le leasing financier sur le Polarcus Naila et le Polarcus Nadia, pour un montant au bilan de 167 millions USD fin septembre, les tarifs journaliers sont réduits de 75% jusqu'au 1er janvier 2018, de 20% ensuite par rapport au niveau actuel. En outre, le contrat est prolongé de deux ans et le leasing financier est converti en un leasing opérationnel, sans option d'achat au terme du contrat. Par conséquent, la dette n'apparaîtra plus au bilan. L'obligation convertible et les obligations ordinaires, d'un montant total au bilan de 227 millions USD fin septembre, ont été réparties en trois tranches différentes. Une première tranche, 70% de l'obligation convertible, est prolongée jusqu'à mars 2022 moyennant une adaptation du schéma de remboursement. A cela s'ajoute une tranche A (remboursable de manière anticipée) dont le prix de remboursement est porté graduellement de 33% à 50%, et une tranche B, dont 99,5% de la valeur nominale est conservée, mais avec un cours de remboursement plus bas de 24% à 26%. En échange, ces derniers titulaires d'obligations verront 0,5% de la valeur nominale convertie en actions nouvelles, au prix d'émission extrêmement bas de 0,0013 USD ou 0,012 NOK par action. En fonction de la proportion de titulaires d'obligations qui opteront pour la tranche A et la tranche B, les titulaires d'obligations recevront entre 82% et 90% (émission de 602,8 millions d'actions) des actions en circulation (actuellement 67 millions) au terme de la restructuration. Le plan diminuera de 280 millions USD la dette de 672 millions USD, et réduira les remboursements en capital prévus en 2016 et 2017 de chaque fois 70 millions USD. Les titulaires d'obligations et d'actions doivent approuver le plan respectivement le 22 et le 26 janvier. Il est clair qu'il n'y a pas de plan B. La seule autre option, la vente des navires, n'est pas envisageable vu l'énorme crise que traverse le secteur : les prix seraient beaucoup trop bas. Le concurrent norvégien Dolphin Energy est en faillite depuis le 10 décembre, et aucune reprise du secteur n'est encore en vue. Pourtant, le groupe a pu annoncer plusieurs nouveaux contrats, aux termes desquels 90% de la flotte est réservée pour le 1er semestre 2016. Le taux d'occupation s'élevait à 80% au 4e trimestre, contre 70% en 2014. ConclusionMalgré la nette amélioration de la situation financière et opérationnelle interne depuis l'arrivée du nouveau directeur Rod Starr début 2015, un rééchelonnement de la dette et donc une forte dilution du capital étaient inévitables pour Polarcus. Le plan offre un peu de marge financière jusqu'en 2018, mais doit bien entendu encore être approuvé. En attendant, nous confirmons la note.Conseil : conserver/attendreRisque : élevéRating : 2C