Malgré des conditions de marché difficiles, le spécialiste norvégien des services sismiques en 3D a enregistré des résultats supérieurs aux prévisions au 2e trimestre. Le chiffre d'affaires (CA) s'élevait à 91,7 millions USD. En baisse de 33% par rapport au même trimestre l'an dernier, il reste supérieur de 9% aux prévisions (84,4 millions USD) et en hausse de 13% par rapport au 1er trimestre. Le taux d'occupation des navires s'établit à 80% (le Polarcus Nadia a été mis hors service en avril), contre 83% l'an dernier et 81% au 1er trimestre. Le recul du CA est avant tout la conséquence de la forte baisse des tarifs journaliers, même s'ils étaient supérieurs à ceux du 1er trimestre. A...

Malgré des conditions de marché difficiles, le spécialiste norvégien des services sismiques en 3D a enregistré des résultats supérieurs aux prévisions au 2e trimestre. Le chiffre d'affaires (CA) s'élevait à 91,7 millions USD. En baisse de 33% par rapport au même trimestre l'an dernier, il reste supérieur de 9% aux prévisions (84,4 millions USD) et en hausse de 13% par rapport au 1er trimestre. Le taux d'occupation des navires s'établit à 80% (le Polarcus Nadia a été mis hors service en avril), contre 83% l'an dernier et 81% au 1er trimestre. Le recul du CA est avant tout la conséquence de la forte baisse des tarifs journaliers, même s'ils étaient supérieurs à ceux du 1er trimestre. Après six mois, la contraction s'établit à 33%, à 172,8 millions USD. Malgré la mise hors service de plusieurs navires, la faible demande de services sismiques pèse sur les tarifs journaliers. Vu la situation financière difficile, les missions pour le marché multiclients (création de bases de données sismographiques destinées à être vendues ensuite à des entreprises d'exploration), qui exigent davantage de fonds de roulement que les missions pour des clients spécifiques, ne sont acceptées qu'à condition que le donneur d'ordre préfinance une grande partie des coûts (79% de préfinancement au 1er semestre 2004, contre 51% l'an dernier). Les économies sur les coûts ont été accrues et rapporteront 40 millions USD sur base annuelle (35 millions USD auparavant). De ce fait, le recul des cash-flows opérationnels (EBITDA) est moins marqué que celui du CA : -23% à 38,4 millions USD, alors que les prévisions faisaient état de 30,4 millions USD. La marge d'EBITDA est passée de 36% à 42%, de 35% à 43% sur le premier semestre. Pour consolider sa position financière, Polarcus a vendu fin juin ses bases de données multiclients pour l'Europe occidentale et l'Afrique à TGS, l'ancien employeur du directeur Rod Starr, pour un montant de 27,5 millions USD. En outre, Polarcus percevra un intéressement aux bénéfices provenant des futures ventes de la base de données par TGS. La vente a été réalisée largement sous la valeur comptable, ce qui a contraint Polarcus à acter une dépréciation de 62,1 millions USD au 2e trimestre. Polarcus a cependant conservé sa base de données prometteuse pour l'Australie, évaluée fin juin à 32,6 millions USD. Avec un résultat financier stable (-15,2 millions USD), le groupe a essuyé une perte nette de 78,3 millions USD ou 0,117 USD par action. La perte nette s'élevait à 104,7 millions USD au 1er semestre, alors que la même période l'an dernier s'était encore soldée par un bénéfice net de 10,2 millions USD. Le carnet de commandes affiche 195 millions USD (contre 230 millions USD fin avril), 80% de la flotte étant réservés pour le deuxième semestre 2015. La dette financière nette de 629 millions USD fin juin (contre 609 millions USD fin 2014) reste problématique. La valeur de la flotte totale est cependant estimée - dernière mise à jour de juillet 2015 - à 1,04 milliard USD, pour une valeur comptable de 0,92 milliard USD. ConclusionLes bons résultats compte tenu des circonstances ne sont pas suffisants pour enrayer la baisse de l'action Polarcus. En cause : une position d'endettement élevée et le recul constant du cours du pétrole. La valeur des actifs dépasse de 50% la valeur d'entreprise, mais ne conservez qu'une position limitée en raison du risque de faillite accru. Conseil: digne d'achatRisque: élevéRating:1C