Le spécialiste norvégien des services sismiques en 3D a finalisé le placement de 162,6 millions de nouvelles actions au prix de 1,4 NOK par action. Le nombre de titres en circulation s'est accru à 670 millions (+32%). Le projet de proposer aux actionnaires existants, aux mêmes conditions, une tranche complémentaire de 25 millions d'actions, a été abandonné car le cours s'échange sous son prix de souscription depuis l'annonce de l'augmentation de capital. L'augmentation de capital s'est avérée inévitable après un double abaissement du cash-flow opérationnel attendu (EBITDA) pour 2014 : en août, de 230 - 250 millions USD à 200 millions USD, et début octobre encore à 140 - 1...

Le spécialiste norvégien des services sismiques en 3D a finalisé le placement de 162,6 millions de nouvelles actions au prix de 1,4 NOK par action. Le nombre de titres en circulation s'est accru à 670 millions (+32%). Le projet de proposer aux actionnaires existants, aux mêmes conditions, une tranche complémentaire de 25 millions d'actions, a été abandonné car le cours s'échange sous son prix de souscription depuis l'annonce de l'augmentation de capital. L'augmentation de capital s'est avérée inévitable après un double abaissement du cash-flow opérationnel attendu (EBITDA) pour 2014 : en août, de 230 - 250 millions USD à 200 millions USD, et début octobre encore à 140 - 150 millions USD. Fin septembre, Polarcus affichait une position nette d'endettement de 609 millions USD et les covenants exigeaient un EBITDA minimal en fonction des charges d'intérêt. Ce qui est positif, c'est que les 35 millions USD levés comptent comme EBITDA pour les covenants de dettes renégociés. La quasi-totalité de la direction et du conseil d'administration a pris part à l'augmentation de capital, tandis que JPMorgan a renforcé sa position de 16,9% à 21,2%. La cause de la révision à la baisse de l'EBITDA réside évidemment dans la dégradation de la situation du secteur des services pétroliers, à laquelle le segment de l'étude sismique n'a pas échappé. Polarcus a annoncé dans la foulée une importante restructuration qui allègera la base de coûts annuels de 35 millions USD. Récemment, la société a pu annoncer de nouveaux projets et son carnet de commandes s'est regarni, d'un maigre 155 millions USD début août à 325 millions USD à la mi-novembre. Le principal nouveau contrat -valeur estimée : de 70 à 80 millions USD - concerne un projet lucratif de 4 mois près de l'île russe de Sakhalin. Compte tenu des sanctions économiques réciproques entre la Russie et les pays occidentaux, les analystes craignent une annulation du projet, mais Polarcus a confirmé qu'aucun problème ne se posait sous le régime actuel de sanctions. Le contexte de marché plus difficile s'est traduit au 3e trimestre par une baisse du chiffre d'affaires (CA) de 114,3 millions USD : -14,5% par rapport au 3e trimestre l'an dernier et -16,9% en comparaison avec le précédent trimestre. Après 9 mois, le CA totalise 373,4 millions USD, soit 8,7% de moins qu'en 2013. Sur le plan opérationnel, la flotte moderne enregistre toujours de bons résultats, ce qui a permis à l'EBITDA de se maintenir globalement : -23,7%, à 43,4 millions USD (marge d'EBITDA s'est hissée de 44% à 44,2%) et -17,5% après neuf mois, à 133 millions USD (la même marge a baissé de 39,4% à 38,3%). Cela n'a cependant pas suffi pour éviter la première perte nette depuis le 4etrimestre 2012 (-8,9 millions USD ou -0,12 NOK par action). Après 9 mois, on note encore un modeste bénéfice de 1,1 million USD (0,014 NOK par action), contre encore 36,1 millions USD de bénéfice l'an dernier (0,48 NOK par action). ConclusionLe pessimisme généralisé par rapport aux actions des entreprises de services pétroliers, couplé aux problèmes liés aux covenants de dettes et à l'exposition à la Russie, ont tiré le titre vers le bas. A plus long terme, nous entrevoyons un potentiel important de redressement pour une entreprise dont la valeur d'entreprise est revenue à 60% de la valeur de remplacement de la flotte ultramoderne.Conseil: digne d'achatRisque: élevéRating: 1C