De mauvaises nouvelles opérationnelles ont à nouveau porté un coup dur à l'action. L'Ecosse a en effet refusé une importante autorisation pour le parc à éoliennes Sallachy, un projet de 66 mégawatts (MW) qui est développé par WKN, société allemande d'énergie éolienne rachetée par PNE en 2013. Cette décision est une surprise totale. Jusqu'ici, WKN a investi 4,4 millions EUR dans le projet et étudie la possibilité d'aller en appel contre la décision, qui se fonde sur le trouble visuel (changement de paysage) que provoquerait la construction. Cette année, le projet devait rapporter 25 millions EUR de bénéfice opérationnel (EBIT), c'est pourqu...

De mauvaises nouvelles opérationnelles ont à nouveau porté un coup dur à l'action. L'Ecosse a en effet refusé une importante autorisation pour le parc à éoliennes Sallachy, un projet de 66 mégawatts (MW) qui est développé par WKN, société allemande d'énergie éolienne rachetée par PNE en 2013. Cette décision est une surprise totale. Jusqu'ici, WKN a investi 4,4 millions EUR dans le projet et étudie la possibilité d'aller en appel contre la décision, qui se fonde sur le trouble visuel (changement de paysage) que provoquerait la construction. Cette année, le projet devait rapporter 25 millions EUR de bénéfice opérationnel (EBIT), c'est pourquoi PNE a abaissé la fourchette d'EBITprévue de 30 - 40 millions EUR à 5 - 15 millions EUR. Un coup dur qui pourrait également avoir une incidence sur le dividende 2015. Cette année, la nouvelle direction avait décidé fin octobre de verser 0,04 EUR brut par action, après la suppression surprenante, antérieure, du dividende. Le deuxième moteur de bénéfice pour 2016 a été réalisé en juin, par la vente de la participation de 90% dans la filiale britannique PNE Wind UK pour 103 millions de livres sterling (GBP), soit 141,3 millions EUR, à Brookfield. De cette somme, PNE a déjà perçu 40 millions GBP en juin, lui permettant d'enregistrer pour le 1er semestre un EBIT de 24 millions EUR. Les 63 millions GBP restants suivront par tranche au cours de la période 2016 à 2021, lors de la réalisation des étapes de développement des projets. Après neuf mois, l'EBIT est retombé à 16,7 millions EUR, contre 7,7 millions EUR en 2014. Le bénéfice net totalise 9,8 millions EUR ou 0,13 EUR par action (contre une perte nette de 0,1 million EUR en 2014). Le premier projet de la nouvelle activité en tant que " Independent Power Producer " (IPP) est Chransdorf, avec 24 éoliennes pour une capacité totale de 57,6 MW; c'est le plus important projet jamais mis en oeuvre par PNE. Cette année suivra un second projet, Waldfeucht/Selfkant (9 MW), et en 2016, Apensen II (6 MW; mi-2016) et Köhlen (21,3 MW; 2e semestre). Les quatre projets représentent une capacité totale de 93,9 MW, où PNE a injecté jusqu'ici 54,8 millions EUR de fonds propres et 101,6 millions EUR de financement de projets. De nouveaux projets, qui porteront le total aux 150 MW visés, sont en phase d'approbation. Ensuite, une partie ou la totalité de l'IPP sera vendue, où PNE mise sur 2,3 à 2,5 millions EUR par MW. Depuis la vente du portefeuille onshore écossais de 1100 MW, PNE a encore un portefeuille onshore de 4900 MW, répartis sur 13 pays. Après le départ de l'ancien directeur (CEO) Martin Billhardt, le CEO par intérim Markus Lesser a promis de fixer des priorités plus strictes à l'étranger. En outre, le groupe continue de travailler sur le portefeuille offshore de 13 parcs, pour une capacité totale de 4800 MW. Conclusion Pour l'instant, PNE Wind Group confirme la prévision de 110 à 130 millions EUR de bénéfice opérationnel cumulé (EBIT) pour la période 2014 à 2016. Bien que la nouvelle décevante concernant le projet écossais affecte le groupe à court terme, le repli du cours est surtout une opportunité d'entrée. Nous conservons notre position en portefeuille.Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B