Ces derniers temps, l'évolution de l'action du producteur d'énergie éolienne allemande PNE Wind Group a été dictée par les informations relatives aux querelles internes qui ont commencé à la fin de l'an dernier concernant le rachat de WKN, le producteur d'énergie éolienne allemand de l'ancien propriétaire Volker Friedrichsen, en 2013. Friedrichsen a ainsi obtenu un siège au conseil d'administration, mais fin 2014, PNE a introduit une plainte contre lui pour une possible survalorisation de l'actif de WKN au moment de la vente. Entre-temps, Friedrichsen a consolidé sa participation dans PNE dont il possède aujourd'hui 15,3% des parts. Le conflit a finalement ...

Ces derniers temps, l'évolution de l'action du producteur d'énergie éolienne allemande PNE Wind Group a été dictée par les informations relatives aux querelles internes qui ont commencé à la fin de l'an dernier concernant le rachat de WKN, le producteur d'énergie éolienne allemand de l'ancien propriétaire Volker Friedrichsen, en 2013. Friedrichsen a ainsi obtenu un siège au conseil d'administration, mais fin 2014, PNE a introduit une plainte contre lui pour une possible survalorisation de l'actif de WKN au moment de la vente. Entre-temps, Friedrichsen a consolidé sa participation dans PNE dont il possède aujourd'hui 15,3% des parts. Le conflit a finalement entraîné le report de l'assemblée annuelle des actionnaires du 16 juin, appelée à se prononcer sur une motion destinée à écarter Friedrichsen et deux acolytes du conseil d'administration pour conflit d'intérêts. On a appris le 14 août la démission du directeur (CEO) Martin Billhardt et de l'ensemble du conseil d'administration. Le 23 octobre, une autre assemblée générale devra désigner les nouveaux administrateurs. Espérons que l'on pourra ensuite revenir à l'évolution positive de l'entreprise, totalement éclipsée pour l'heure. En juin, la totalité de la participation de 90% dans la filiale britannique PNE Wind UK a été vendue pour 103 millions de livres britanniques (GBP), soit quelque 141,3 millions EUR. PNE percevra 40 millions GBP en juin. Les 63 millions GBP restants seront versés en plusieurs tranches entre 2016 et 2020, au fil des différentes étapes du développement des projets. Depuis la vente du portefeuille onshore écossais d'un total de 1100 mégawatts (MW), PNE dispose d'un portefeuille onshore total de 4900 MW, répartis sur 13 pays. L'opération a permis à PNE de réaliser un bénéfice opérationnel (EBIT) de 24 millions EUR et un bénéfice net de 18,4 millions EUR (0,25 EUR par action) au 1er semestre, contre une perte nette de 2,4 millions EUR (0,04 EUR par action) au 1er semestre 2014. Pour cette année, PNE table sur un EBIT compris entre 30 et 40 millions EUR. Un deuxième élément à même de faire remonter à la surface la valeur sous-jacente de PNE est le lancement d'une nouvelle activité d'Independent Power Producer (IPP), pour laquelle l'ambition est toujours de constituer un portefeuille de 150 MW d'ici à la fin 2016. Ensuite, l'IPP sera vendue en tout ou en partie, ou fera l'objet d'une cotation boursière distincte. PNE table sur 2,3 à 2,5 millions EUR par MW. Trois projets sont actuellement destinés à l'IPP en cours de constitution, dont Chransdorf. Avec 24 éoliennes et une puissance totale de 57,6 MW, c'est le plus grand projet de l'histoire de PNE. Il vient d'être mis en service. Les deux autres projets seront opérationnels respectivement au deuxième semestre (Waldfeucht/Selfkant, 9 MW) et à la mi-2016 (Apensen II, 6 MW). Le développement de parcs offshore (puissance cumulée de 4700 MW) se poursuit. ConclusionLes prévisions en matière de bénéfice opérationnel (EBIT) - 110 à 130 millions EUR cumulés entre 2014 et 2017 - ont été confirmées. Nous espérons que la désignation d'un nouveau conseil d'administration apaisera les esprits. Si c'est le cas, un redressement de l'action est probable. Nous conservons dès lors notre position dans le portefeuille modèle.Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B