En réaction à l'annonce des résultats semestriels de cette entreprise néerlandaise, le cours de l'action a reculé de près de 10%. Un énième repli qui a porté le cours à un plancher annuel proche du niveau le plus faible des dix dernières années. Le marché ne s'attendait pas à ce plancher-là. Le carnet de commandes pour les 12 prochains mois totalisait 950 millions d'euros fin juin. C'est 5,5% de moins qu'il y a un an et surtout 9,7% de moins que fin mars. Le redressement du marché qu'espèrent les investisseurs n'a pas encore eu lieu.
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En réaction à l'annonce des résultats semestriels de cette entreprise néerlandaise, le cours de l'action a reculé de près de 10%. Un énième repli qui a porté le cours à un plancher annuel proche du niveau le plus faible des dix dernières années. Le marché ne s'attendait pas à ce plancher-là. Le carnet de commandes pour les 12 prochains mois totalisait 950 millions d'euros fin juin. C'est 5,5% de moins qu'il y a un an et surtout 9,7% de moins que fin mars. Le redressement du marché qu'espèrent les investisseurs n'a pas encore eu lieu. Fugro réalise 74% de ses revenus sur le marché du pétrole et du gaz. La construction et l'infrastructure représentent 16%, l'énergie 6% et les mines 2%. La société est spécialisée dans l'exploration de la surface de la terre et les sous-couches du sol et des roches. Dans l'étude géotechnique des eaux profondes, elle est le leader de marché absolu. L'étude des fonds est tout au début de la chaîne d'exploration et de production de l'industrie pétrolière ; 3% du budget total alloué à l'exploration et la production sont consacrés à cette première étape. C'est aussi la phase la plus sensible aux fluctuations des cours pétroliers. On ne s'étonnera dès lors pas que le crash du baril de 115 à 30 dollars entre l'été 2014 et début 2016 ait affecté considérablement les activités de Fugro et de ses pairs. L'année 2014 fut la dernière année rentable. Le premier semestre de cette année fut à nouveau déficitaire. On note en effet un repli du chiffre d'affaires de 14,5%, à 774,3 millions d'euros.En 2014, le chiffre d'affaires de Fugro s'établissait à 2,6 milliards d'euros. Il est descendu l'an dernier à 1,78 milliard, et selon les prévisions moyennes il reculera encore légèrement cette année, à 1,6 milliard d'euros, soit un milliard de moins en trois ans. Le cash-flow opérationnel récurrent (hors éléments exceptionnels _ REBITDA) a encore baissé au premier semestre, à 46,6 millions d'euros (contre 98,9 millions d'euros). Le résultat net est cependant passé de -202,1 millions d'euros au premier semestre 2016 à -96,4 millions d'euros au terme des six premiers mois de cette année. Les analystes s'accordent en moyenne sur une perte nette par action de -0,48 euro cette année, contre -1,64 euro l'an dernier (alors qu'en 2013, c'était encore +2,77 euros par action). Les analystes prévoient que le résultat net sera à nouveau positif l'an prochain. Mais les prévisions sombres que la direction a formulées augurent de nouvelles révisions à la baisse dans les prochains jours et semaines. Le groupe de dragage Boskalis détenait encore 28,6 % de Fugro l'an dernier, mais le groupe a depuis lors totalement désinvesti. Les résultats et surtout les perspectives de Fugro nous ont déçus également. Le redressement des investissements par les majors pétrolières est lent et très progressif. Nous continuons de tabler sur un retour à la rentabilité de l'entreprise en 2018. À une fois la valeur comptable, le cours de l'action intègre énormément de mauvaises nouvelles. Un titre destiné à l'investisseur patient qui peut et veut supporter le risque. Car rien ne dit que le redressement sera immédiat.Conseil : digne d'achatRisque : élevéRating : 1CDevise : euroMarché : AmsterdamCapit. boursière : 990 millions EURC/B 2016 : -C/B attendu 2017 : -Perf. cours sur 12 mois : -10 %Perf. cours depuis le 01/01 : -20 %Rendement du dividende : -