Le nouveau slogan de Picanol est " Let's grow together ". C'est dans cet état d'esprit que le producteur flamand de métiers à tisser participera au salon ITMA de novembre, qui se tient tous les quatre ans et est assimilable aux Jeux Olympiques de par son importance. Cette fois, il est organisé à Milan. La croissance... C'est justement le paramètre qui pose problème en Chine, principal marché du textile au monde. Le CEO Luc Tack a cependant rassuré les actionnaires pendant la conférence de presse : " La Chine n'est pas en repli ! Nous avons encore vendu une machine hier à un client chinois. " Le carnet de commandes du 2e semestre semble du reste bien gar...

Le nouveau slogan de Picanol est " Let's grow together ". C'est dans cet état d'esprit que le producteur flamand de métiers à tisser participera au salon ITMA de novembre, qui se tient tous les quatre ans et est assimilable aux Jeux Olympiques de par son importance. Cette fois, il est organisé à Milan. La croissance... C'est justement le paramètre qui pose problème en Chine, principal marché du textile au monde. Le CEO Luc Tack a cependant rassuré les actionnaires pendant la conférence de presse : " La Chine n'est pas en repli ! Nous avons encore vendu une machine hier à un client chinois. " Le carnet de commandes du 2e semestre semble du reste bien garni. Et la franche hausse attendue du chiffre d'affaires (CA) au 1er semestre a bel et bien eu lieu. Après avoir connu une année 2014 plus difficile (repli du CA de 25,3%, à 418,2 millions EUR), on note une hausse du CA de 18% au 1er semestre (de 219,9 à 259,8 millions EUR). En termes de volumes, la croissance ressort même à 24% mais pour un certain nombre de contrats, Picanol a dû abandonner de la marge. La division Weaving (CA : +22%) s'est clairement mieux comportée que la division Industries. Dans cette dernière, la hausse du CA reste limitée à 10% car l'industrie agroalimentaire a passé moins de commandes ; les prix agricoles très faibles incitent les agriculteurs à davantage de retenue dans l'achat d'outils agricoles. Le bénéfice opérationnel (EBIT) s'est hissé de 33 à 40,2 millions EUR ou +21,8%. Le bénéfice net au niveau du groupe s'est élevé à 42 millions EUR (2,37 EUR par action), dont 11,7 millions EUR proviennent de Tessenderlo Group. Le groupe chimique contribue donc à quelque 28% au résultat de Picanol, qui est l'actionnaire de référence de Tessenderlo Group depuis un an et demi. Le prix d'acquisition s'élevait à 22 EUR par action. Entretemps, Picanol a encore relevé sa participation, de 27,5% initialement, à 31,8%. Et il ne fait aucun doute que cette participation sera encore renforcée au cours des prochaines années. Cette participation représente aujourd'hui 415 millions EUR, soit environ 45% de la capitalisation boursière totale de Picanol. Grâce au carnet de commandes bien rempli, la direction peut prévoir un 2e semestre comparable à celui de 2013. Cela signifie un CA semestriel proche de 255 millions EUR ou à peine moins qu'au 1er semestre. L'année record absolue de 2013 (CA de quelque 560 millions EUR) ne sera pas égalée mais le groupe textile devrait malgré tout dépasser les 500 millions EUR. A l'horizon 2016, on note les doutes entourant la Chine d'une part, mais d'autre part également les commandes supplémentaires éventuelles résultant du salon ITMA. A long terme, l'optimisme reste de mise. Si dans les favelas brésiliennes une famille moyenne ne possède que 7 vêtements différents, une famille occidentale moyenne en possède 220 (!). Ou inversement, 0,5 kilo (kg) de textile, contre 22 kg en moyenne pour un Européen et 26 kg pour l'Américain moyen. ConclusionNotre estimation de bénéfice 2015 peut être relevée à 4,5 EUR par action. Le cours s'est réveillé et pourtant, la valorisation n'est pas encore excessive. La contribution de Tessenderlo pourrait porter le bénéfice 2015 à un record. Nous relevons notre fair value à 56 EUR par action.Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B