De nombreux abonnés commencent à avoir le vertige en observant l'évolution du cours de Picanol. En mars 2010 déjà, nous avions donné un conseil d'achat sur le titre. Son cours affichait alors à peine 2,90 EUR. Même après une multiplication par quinze (+1400%), notre conseil est inchangé (lire notre conclusion). Certes, nous comprenons votre vertige. Mais d'abord, la hausse de cours a été portée cette année par l'ascension tout aussi abrupte de Tessenderlo Group, dont Picanol est l'actionnaire de référence depuis environ un an et demi. Le prix d'achat s'élevait à 22 EUR par action. Depuis lors, le cours est moitié plus haut. Entretemps, Picanol a exploité l'augment...

De nombreux abonnés commencent à avoir le vertige en observant l'évolution du cours de Picanol. En mars 2010 déjà, nous avions donné un conseil d'achat sur le titre. Son cours affichait alors à peine 2,90 EUR. Même après une multiplication par quinze (+1400%), notre conseil est inchangé (lire notre conclusion). Certes, nous comprenons votre vertige. Mais d'abord, la hausse de cours a été portée cette année par l'ascension tout aussi abrupte de Tessenderlo Group, dont Picanol est l'actionnaire de référence depuis environ un an et demi. Le prix d'achat s'élevait à 22 EUR par action. Depuis lors, le cours est moitié plus haut. Entretemps, Picanol a exploité l'augmentation de capital chez Tessenderlo Group pour renforcer sa participation de 27,5%, initialement à 30,2%. Et il ne fait aucun doute que cette participation sera encore renforcée au cours des prochaines années. Cette participation représente aujourd'hui près de 440 millions EUR, soit plus de la moitié de la capitalisation boursière totale de Picanol. La logique industrielle présidant cet achat était l'aplanissement des importantes fluctuations dans le secteur textile. Ce qui a déjà été démontré l'an dernier. Le producteur de métiers à tisser a connu une année 2014 plus difficile (baisse du chiffre d'affaires - CA - de 25,3%, à 418,2 millions EUR). Mais 2013 fut jusqu'ici un exercice record. Le bénéfice net 2014 au niveau du groupe s'est élevé à 52,4 millions EUR (2,96 EUR par action), dont 11,7 millions EUR provenaient de Tessenderlo Group. Le bénéfice net 2013 (hors Tessenderlo) s'est encore élevé à 75,5 millions EUR. Tessenderlo a donc pu tempérer le repli de -46% à -28%. On doit évidemment encore attendre (fin) août pour connaître les chiffres du premier semestre 2015, mais les perspectives annoncées lors de l'annonce des chiffres annuels semblent en tout cas nettement plus enthousiasmantes. Le CEO Luc Tack, qui a encore renforcé sa participation en début d'année, pour arriver doucement à 90%, a certes indiqué que le marché du textile ne s'était pas encore réellement amélioré mais qu'en raison notamment de l'affaiblissement sensible de l'euro face au dollar et au yen japonais notamment, la position concurrentielle de Picanol s'était encore renforcée. A long terme, l'optimisme reste de mise. Une famille moyenne vivant dans les favelas brésiliennes ne possède que 7 vêtements; une famille occidentale moyenne en possède 220 (!). Ou inversement, 0,5 kilo (kg) de textile, à 22 kg en moyenne pour un Européen et 26 kg pour l'Américain moyen. A court terme également, l'optimisme est conseillé : cette semaine, l'entreprise a annoncé l'embauche de 100 collaborateurs supplémentaires à Ypres. Pour le 1er semestre, le CA se situera entre les chiffres des 2 exercices écoulés, soit entre 220 et 304 millions EUR. Pour le 2e semestre, à quelque 250 millions EUR, soit au total plus de 500 millions EUR de CA pour l'exercice 2015. ConclusionAucune raison de souffrir du vertige encore... Le cours s'est clairement réveillé, mais l'action reste bon marché. A plus forte raison lorsqu'on déduit la participation dans Tessenderlo Group et la trésorerie nette, les activités " originelles " de Picanol sont valorisées à peine à 6 fois le bénéfice moyen des quatre dernières années. Nous relevons la fair value à 54 EUR par action.Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B