Cela ne se voit absolument pas à l'évolution du cours de Bourse, mais le producteur de métiers à tisser a connu un exercice 2014 difficile. Pour autant, les perspectives pour le premier semestre 2015 semblent nettement meilleures. Le directeur (CEO) Luc Tack a d'ailleurs encore renforcé sa participation dans le groupe en début d'année, et est désormais proche de 90%. Le marché du textile ne se porte pas vraiment mieux, mais on déplore le sensible affaiblissement de l'euro (EUR) face au dollar (USD), mais aussi un repli de quelque 10% par rapport au yen japonais (JPY). Tsudakoma et Toyoda sont d'importants concurrents de Picanol, au moins dans les métiers à...

Cela ne se voit absolument pas à l'évolution du cours de Bourse, mais le producteur de métiers à tisser a connu un exercice 2014 difficile. Pour autant, les perspectives pour le premier semestre 2015 semblent nettement meilleures. Le directeur (CEO) Luc Tack a d'ailleurs encore renforcé sa participation dans le groupe en début d'année, et est désormais proche de 90%. Le marché du textile ne se porte pas vraiment mieux, mais on déplore le sensible affaiblissement de l'euro (EUR) face au dollar (USD), mais aussi un repli de quelque 10% par rapport au yen japonais (JPY). Tsudakoma et Toyoda sont d'importants concurrents de Picanol, au moins dans les métiers à tisser, pas dans les métiers à pinces. L'an dernier, le chiffre d'affaires (CA) s'est replié de 25,3%. Le producteur flamand de métiers à tisser a dégagé l'an dernier un CA de " seulement " 418,2 millions EUR, contre un CA record de 559,9 millions EUR en 2013. La division 'Industries' (avec comme sociétés Proferro et PsiControl, mais aussi Melotte, un petit acteur dans l'impression 3D) est parvenue à encore progresser et à séduire de nouveaux clients " externes ", et à limiter le repli du CA à -14,6%, contre -29,6% dans la plus grande division 'Weaving Machines'. Des résultats supérieurs aux prévisions ont également été annoncés par Tessenderlo Group. Comme vous le savez, l'an dernier, Picanol a surpris le marché en investissant son excédent de liquidités dans une participation dans Tessenderlo, qui a longtemps eu le holding d'Etat français SNPE comme principal actionnaire. Le prix de rachat s'élevait à 22 EUR par action. L'objectif de l'achat était d'offrir une réponse aux importantes fluctuations dans le secteur textile. Le bénéfice net au niveau du groupe a atteint 52,4 millions EUR (2,96 EUR par action), dont 11,7 millions EUR proviennent de Tessenderlo Group. Entretemps, Picanol a renforcé sa participation dans Tessenderlo Group, de 27,5% initialement à 30,2%. Cette participation représente aujourd'hui 340 millions EUR, soit près de 55% de la capitalisation boursière totale de Picanol. Et il ne fait aucun doute que cette participation sera encore renforcée au cours des prochaines années. A long terme, l'optimisme est toujours de mise. L'essor des marchés émergents est une aubaine pour l'industrie textile. Une famille moyenne vivant dans les favelas brésiliennes ne possède que sept vêtements différents; une famille occidentale moyenne en possède 220 (!). Ou inversement, 0,5 kilo (kg) de textile, à 22 kg en moyenne pour un Européen et 26 kg pour l'Américain moyen. Pour le 1er semestre, le CA se situera entre les chiffres des deux exercices écoulés, soit entre 220 et 304 millions EUR. Pour l'exercice 2014, étonnamment, le groupe prévoit tout de même un dividende (symbolique) de 0,1 EUR par action.ConclusionNous pouvons espérer prudemment un bénéfice 2015 de 3,5 EUR par action. Le cours s'est réveillé, mais le titre demeure (trop) bon marché. Si l'on déduit la participation dans Tessenderlo Group et la position nette de trésorerie, les activités " originales " de Picanol sont valorisées à peine à 5 fois le bénéfice attendu pour 2015, qui se situe également à un niveau proche du bénéfice moyen des 4 dernières années. La fair value est estimée à 42 EUR par action.Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B