Le ralentissement sensible du marché mondial des métiers à tisser est-il enfin terminé ? Cela en a tout l'air... Le CEO Luc Tack rachète en effet à nouveau des actions à tour de bras depuis quelques jours et semaines : quelque 29.000 titres, pour environ 800.000 EUR. Sa participation dans Picanol évolue ainsi doucement vers les 90%, même s'il faut répéter que l'objectif n'est pas d'extraire l'action des tableaux de cotation. Autre évolution intéressante pour Picanol au cours de ces deux derniers mois : l'affaiblissement de 10% de l'euro (EUR) par rapport au yen japonais (JPY). Tsudakoma et Toyoda sont des concurrents importants pour Picanol, du moins...

Le ralentissement sensible du marché mondial des métiers à tisser est-il enfin terminé ? Cela en a tout l'air... Le CEO Luc Tack rachète en effet à nouveau des actions à tour de bras depuis quelques jours et semaines : quelque 29.000 titres, pour environ 800.000 EUR. Sa participation dans Picanol évolue ainsi doucement vers les 90%, même s'il faut répéter que l'objectif n'est pas d'extraire l'action des tableaux de cotation. Autre évolution intéressante pour Picanol au cours de ces deux derniers mois : l'affaiblissement de 10% de l'euro (EUR) par rapport au yen japonais (JPY). Tsudakoma et Toyoda sont des concurrents importants pour Picanol, du moins dans les métiers à tisser à jet d'air, pas ceux à grappin. Après les résultats record de 2013, force est de constater, au bilan des six premiers mois 2014, un repli de 27,7% du chiffre d'affaires (CA). Le producteur flamand de métiers à tisser a enregistré au 1er semestre un CA de "seulement" 219,9 millions EUR, pour un CA record de 304 millions EUR à la même période en 2013. La division 'Industries' (avec Proferro et PsiControl, mais aussi Melotte, un petit acteur dans l'impression 3D) est parvenue à encore progresser, à séduire de nouveaux clients "externes" et à limiter le repli du CA à -15%, contre -31% dans la plus grande division, 'Weaving Machines' Des résultats supérieurs aux prévisions ont également été annoncés par Tessenderlo Group. Comme vous le savez, l'an dernier, Picanol a surpris le marché en investissant son excédent de liquidités dans une participation dans Tessenderlo, qui a longtemps eu le holding d'Etat français SNPE comme principal actionnaire. Le prix de rachat s'élevait à 22 EUR par action. L'objectif de l'achat était d'offrir une réponse aux importantes fluctuations dans le secteur textile. Le bénéfice net au niveau du groupe a atteint 30,1 millions EUR (1,70 EUR par action) sur la période entre janvier et juin. Depuis lors, Luc Tack a renforcé sa participation dans Tessenderlo Group via Picanol mais également par un autre holding, Symphony Mills, de 27,5% initialement à 32%. Tack confirme être un heureux actionnaire de référence de Tessenderlo et partage sa conviction que Tessenderlo peut devenir un titre industriel solide et de grande valeur. Les chiffres annuels de Picanol seront publiés le 11 mars mais l'entreprise a annoncé qu'elle prévoyait pour le 2e semestre un repli du CA et du bénéfice comparable à celui du 1er semestre. Rappelons que l'an dernier, la société a produit un CA de 255,9 millions EUR au 2e semestre, pour un bénéfice net de 30,7 millions EUR. Nous précisons qu'il ne s'agit pas d'un repli structurel. L'essor des marchés émergents est une aubaine pour l'industrie textile. Une famille moyenne vivant dans les favelas brésiliennes ne possède que sept vêtements différents alors qu'une famille occidentale moyenne en possède 220 (!).ConclusionNous pouvons espérer un bénéfice 2014 proche de 3 EUR par action pour 2014. Les nouveaux achats de Tack et l'étude favorable de KBC Securities ont réveillé le cours. Le titre est encore (trop) bon marché, avec un CA attendu de 11 (année de bénéfices faibles, par ailleurs) et surtout un rapport valeur d'entreprise (EV)/cash-flow opérationnel (EBITDA) inférieur à 5.Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B