24,00 EUR - 1C Digne d'achat
...

24,00 EUR - 1C Digne d'achatPicanol nous a déjà livré d'excellents résultats ces dernières années, mais force est de constater que cette fois encore, les chiffres semestriels sont excellents. D'autant que le groupe anticipait plutôt une moins bonne période. Et malgré tout, les perspectives pour la seconde partie de cette année demeurent positives. Le trading update pour le 1er trimestre 2013 avait évidemment déjà confirmé que le producteur flamand de métiers à tisser connaissait une très bonne période. Les 3 premiers mois ont livré un chiffre d'affaires (CA) consolidé de 146,1 millions EUR, soit 36,5% de plus qu'à la même période en 2012. Et ce, grâce au carnet de commandes très joliment garni à la fin de l'an dernier. A mi-parcours, la hausse des ventes est finalement encore plus sensible : +39%, à plus de 300 millions EUR (304,1 millions EUR contre 219,1 millions EUR). Il est vrai que Picanol sort du lot. Les Flamands se portent mieux que la concurrence, à qui ils grappillent même des parts de marché grâce à leur supériorité technologique. Car Picanol continue d'investir pleinement dans la recherche et le développement. La division Industries (dont les principales sociétés sont Proferro et PsiControl, mais également Melotte, petit spécialiste de l'impression en 3D) évolue toujours très bien, cette fois avec une hausse de son CA de 27% sur les 6 premiers mois de 2013, par rapport à la même période l'an dernier. Le travail pour des " tiers " (clients externes) est toujours en croissance et doit contribuer à réduire la dépendance du cycle dans le segment des métiers à tisser. Evidemment, la hausse du CA de la (plus grande) division Weaving Machines joue un rôle non négligeable. Pour cette dernière, on note une progression du CA de 44% par rapport à la période un peu moins bonne de janvier à juin l'an dernier. Le bénéfice opérationnel (EBIT) du 1er semestre 2013, à 60,1 millions EUR, est pas moins de 74% supérieur à celui du 1er semestre 2012 (34,5 millions EUR). La marge d'EBIT de 19,8% est particulièrement appréciable, et demeure donc nettement supérieure à celle du 1er semestre 2012 (15,7%). Le bénéfice net s'est pour sa part hissé de 25,3 à 42,4 millions EUR ou +68%. Cette hausse légèrement moins franche est la conséquence d'un alourdissement de l'impôt, y compris en Chine. Par action, le bénéfice signe une hausse à 2,39 EUR. Notons que la trésorerie s'est également encore accrue de 145,3 millions à 203,3 millions EUR ou 11,5 EUR par action (près de la moitié de la capitalisation boursière totale). C'est franchement satisfaisant pour une entreprise qui était encore au bord du précipice il y a quatre ans ! Vous savez désormais que la direction de Picanol a trouvé une affectation pour cette montagne de liquidités : Picanol deviendra bientôt le principal actionnaire de Tessenderlo Group, grâce à la reprise de la participation de 27,6% du holding d'Etat français SNPE, à 22 EUR par action (192,4 millions EUR). La bonne nouvelle est la confirmation que le carnet de commandes reste bien garni, de sorte que le groupe table, pour le 2e semestre, sur un CA encore supérieur à celui du 2e semestre de l'an dernier (contre 242,6 millions EUR). Ces chiffres record pour le 1{+e}{+r} semestre augurent le meilleur pour l'ensemble de l'année. Nous pouvons relever les prévisions de bénéfice pour l'exercice à au moins 4 EUR par action et peut-être même que 4,5 EUR seraient plus réalistes encore. La réaction de cours positive est dès lors logique, mais loin d'être excessive. Car même après cette hausse, l'action demeure (très) bon marché en termes de C/B (à peine plus de 5) et de rapport valeur d'entreprise/cash-flow opérationnel (moins de 2,5). L'affaiblissement du yen par rapport à l'euro est évidemment à surveiller, tout comme les difficultés que rencontre Tessenderlo Group pendant le processus de transformation, mais au cours actuel, cette valorisation demeure très faible. Le conseil d'achat est dès lors maintenu (rating 1C) et nous conservons également l'action en Sélection.