Les actionnaires de Picanol vivent des années fastes auxquelles le premier semestre 2017 n'a pas mis un terme. L'action a déjà gagné 35% cette année, ce qui porte le gain sur ces 12 derniers mois à quelque 80% (!). Souvenons-nous qu'à l'été 2009, le plus grand producteur de métiers à tisser au monde était au bord du gouffre et que son sauveur Luc Tack avait procédé à une augmentation de capital. En huit ans, l'action a donc bondi de 1,4 à 105 euros ! Une multiplication du cours par cent en dix ans ne semble subitement plus une utopie. Après une année 2015...

Les actionnaires de Picanol vivent des années fastes auxquelles le premier semestre 2017 n'a pas mis un terme. L'action a déjà gagné 35% cette année, ce qui porte le gain sur ces 12 derniers mois à quelque 80% (!). Souvenons-nous qu'à l'été 2009, le plus grand producteur de métiers à tisser au monde était au bord du gouffre et que son sauveur Luc Tack avait procédé à une augmentation de capital. En huit ans, l'action a donc bondi de 1,4 à 105 euros ! Une multiplication du cours par cent en dix ans ne semble subitement plus une utopie. Après une année 2015 déjà excellente, le producteur de métiers à tisser a connu une année 2016 fantastique. La meilleure de l'histoire de Picanol, tant au niveau des bénéfices que du chiffre d'affaires. Le chiffre d'affaires annuel 2016 s'est ainsi établi à 639,8 millions d'euros, soit une hausse de 20,8% par rapport aux 529,3 millions d'euros de 2015 et de plus de 14% par rapport au précédent record de 2013. Le bénéfice opérationnel (EBIT) a progressé de 83,6 à 121,0 millions d'euros, soit +44,75%. La marge opérationnelle (marge d'EBIT) a ainsi bondi de 15,8 à 18,9%. Le bénéfice net au niveau du groupe s'est établi à 119,7 millions d'euros (6,76 euros par action), dont 31,3 millions d'euros provenant de Tessenderlo Group. La question principale, en attendant la publication des résultats semestriels le 23 août, est de savoir si la production de métiers à tisser a perdu son caractère cyclique. Sans doute pas, mais si nous ne nous intéressons qu'aux cycles de cette décennie, nous devrions à peu près arriver à un pic intermédiaire. Lors de la publication des résultats annuels, la direction avait d'ailleurs précisé que le carnet de commandes était toujours bien rempli, ce qui lui permettait de tabler sur une légère hausse du chiffre d'affaires au premier semestre par rapport à la même période l'an dernier (329,7 millions d'euros). La marge bénéficiaire pourrait toutefois s'inscrire en léger recul par rapport au premier semestre de l'an dernier (marge d'EBIT de 20,3%). En mars, après la publication des résultats annuels 2016, nous avions modifié la note à conserver/attendre (2B) pour la première fois depuis 2009. Dans une perspective historique et vu les prévisions de bénéfices annuels (sans doute trop prudentes) de 6,5 euros par action, la valorisation n'est plus attrayante à 17 fois le bénéfice attendu. Les résultats de Picanol devront donc à nouveau nous surprendre complètement pour rendre la valorisation actuelle acceptable. Mais cela a déjà été le cas à plusieurs reprises par le passé ! Devise : euroMarché : Euronext BruxellesCapitalisation boursière : 1,85 milliard EURC/b 2016 : 15,5C/b attendu 2017 : 17Performance du cours sur 12 mois : +81 %Performance du cours depuis le début de l'année : +35 %Rendement du dividende : 0,1