Au cours de la période de trois mois jusqu'au 30 novembre, qui correspondait au deuxième trimestre de l'exercice 2017-2018 du groupe, les résultats d'Oracle furent en effet pour la plupart meilleurs qu'attendu. Ce sont surtout les perspectives, peu enthousiasmantes, qui n'ont pas plu aux marchés.
...

Au cours de la période de trois mois jusqu'au 30 novembre, qui correspondait au deuxième trimestre de l'exercice 2017-2018 du groupe, les résultats d'Oracle furent en effet pour la plupart meilleurs qu'attendu. Ce sont surtout les perspectives, peu enthousiasmantes, qui n'ont pas plu aux marchés. En base annuelle, le chiffre d'affaires (CA) a progressé de 6%, à 9,62 milliards de dollars, au deuxième trimestre. Sur les trois mois précédents, la croissance avait été de 1% plus élevée. A cet égard, la croissance prévisionnelle pour le trimestre courant déçoit: de 2 à 4% en rythme annuel, à 9,5-9,6 milliards de dollars. Et c'est là que le bât blesse. L'an dernier, Oracle avait racheté le groupe NetSuite, spécialisé dans les programmes de gestion financière, logistique et de personnel. En rythme annuel, la croissance avait ainsi augmenté. Mais à compter de ce trimestre, la comparaison inclut donc NetSuite. Oracle est toujours la référence en matière de logiciels de banques de données, le segment qui a favorisé l'expansion du groupe. Les actualisations de licences de logiciels et les services de support assurent toujours plus de la moitié du CA. Au trimestre dernier, cette activité a connu une croissance de 4%, à 4,95 milliards de dollars. Si l'on y inclut les nouvelles licences, le CA s'élève à 6,31 milliards de dollars, soit deux tiers du CA total. Les ventes de matériel ont à nouveau diminué, de 7%. Oracle n'a eu d'autre choix, il y a quelques années, que de se lancer lui aussi dans le cloud computing. La division comporte plusieurs sous-segments. Software as a Service (SaaS) propose des programmes dans le cloud. Platform as a Service (PaaS) propose des systèmes d'exploitation et les logiciels assimilés, tandis que Infrastructure as a Service (IaaS) englobe le stockage, la sécurisation et les centres de données physiques. Mais sur les marchés du PaaS et du IaaS, le groupe a encore beaucoup à envier à Amazon et Microsoft, qui y règnent en maîtres. Cependant, ses activités cloud sont comparables, s'agissant de la part de marché (environ 9%), à celles d'IBM et Alphabet (Google). Au deuxième trimestre, les revenus tirés du " nuage " se sont accrus de 44% en un an, à 1,52 milliard de dollars; en rythme trimestriel, la croissance ressort à 51%. Le segment s'adjuge 16% du CA du groupe. Une performance surtout attribuable à SaaS, dont le CA a progressé de 55%, à 1,1 milliard de dollars, et dont les marges sont les plus confortables (66% au deuxième trimestre). Pour le trimestre courant, le groupe s'attend à une croissance des revenus issus du cloud de 22 à 25%, alors qu'il avait tablé sur 40%. Ici aussi, l'effet NetSuite se fait sentir. Au 30novembre, Oracle avait 71,6 milliards de dollars en caisse, pour une dette de 60,7 milliards de dollars. Le groupe entend étoffer son programme de rachats d'actions propres de 12 milliards de dollars. L'an dernier, l'action présentait une décote par rapport aux autres valeurs du secteur. Mais s'agissant des chiffres absolus, les actionnaires ont peu de raisons de se plaindre. Malgré la croissance soutenue dans son segment cloud, Oracle n'est pas valorisée comme une société spécialisée dans le cloud. Pour qu'elle le soit, le segment doit contribuer davantage au CA du groupe. Selon nous, Oracle présente actuellement une valorisation correcte. Conseil : conserver/attendre Risque : moyenRating : 2BCours : 48,4 dollarsTicker : ORCL USCode ISIN : US68389X1054Marché : New York Stock ExchangeCapit. boursière : 200,6 milliards USDC/B 2016 : 19,5C/B attendu 2017 : 15,5Perf. cours sur 12 mois : +28 %Perf. cours depuis le 01/01 : +2,5 %Rendement du dividende : 1,6 %