On l'attendait depuis longtemps. Le 9 mai, Murray Kessler, le troisième CEO en un an du fabricant de médicaments sans ordonnance et de produits génériques, a présenté son plan de transformation "Perrigo Advantage" aux analystes et aux investisseurs. Le marché a très brièvement bien réagi, avant que le cours ne stoppe son ascension dès le lendemain de l'exposé, pour céder une vingtaine de pour cent. Il s'était pourtant redressé de 40% environ après un exercice 2018 qui s'était achevé dans une atmosphère orageuse - l'on sait depuis le 21 décembre que les autorités irlandaises réclament à Perrigo, qu'elles accusent d'éluder l'impôt, 1,8 milliard de dollars. Cette somme équivaut à près de deux fois les cash-flows opérationnels (Ebitda) de 2018, à quatr...