Le producteur américain de charbon Peabody Energy est actif aux Etats-Unis (60% du chiffre d'affaires), où il produit du thermal coal (combustible pour les centrales électriques) et en Australie (40% du CA), où l'output se compose principalement de metallurgical coal (charbon pour la production d'acier). Aux Etats-Unis, le groupe dispose d'un avantage concurrentiel, car dans le Powder River Basin, où Peabody est actif, les coûts de production sont les plus faibles et donc les marges les plus confortables. La demande de thermal coal est à nouveau en hausse au niveau mondial. Aux USA, le charbon est en concurrence avec le gaz naturel, bon marché. Cependant...

Le producteur américain de charbon Peabody Energy est actif aux Etats-Unis (60% du chiffre d'affaires), où il produit du thermal coal (combustible pour les centrales électriques) et en Australie (40% du CA), où l'output se compose principalement de metallurgical coal (charbon pour la production d'acier). Aux Etats-Unis, le groupe dispose d'un avantage concurrentiel, car dans le Powder River Basin, où Peabody est actif, les coûts de production sont les plus faibles et donc les marges les plus confortables. La demande de thermal coal est à nouveau en hausse au niveau mondial. Aux USA, le charbon est en concurrence avec le gaz naturel, bon marché. Cependant, la part du charbon dans la production américaine d'électricité s'est à nouveau hissée à 41%, contre 34% il y a deux ans et 39% l'an dernier. Le gaz naturel et l'énergie nucléaire représentent respectivement 24% et 20%. Selon l'Agence internationale de l'énergie, le charbon devrait rattraper le pétrole brut au niveau mondial au cours des prochaines années, en tant que principale source d'énergie. Compte tenu des réserves abondantes de charbon et de son faible prix, cette ressource est très populaire en Chine et en Inde. La Chine est même le plus grand consommateur mondial de charbon, avec une part de 80% dans l'approvisionnement en énergie. Aux Etats-Unis, l'Environmental Protection Agency (EPA) a défini en début d'année de nouveaux objectifs pour les émissions des centrales électriques. Ces dernières doivent réduire leurs émissions nocives de 30%. Les entreprises du secteur des services d'utilisé publique devraient en partie concrétiser cet objectif en réduisant leur consommation de charbon. L'EPA se heurte cependant à une importante résistance, surtout de la part des Républicains. Il n'est dès lors pas exclu que les règles définitives soient moins strictes. Pour le metallurgical coal, on note actuellement une suroffre en raison de la demande plus faible d'acier, bien que la World Steel Association prévoie pour cette année une croissance de la demande de 3,1%. Le secteur du charbon a annoncé déjà pour 20 à 25 millions de tonnes de réductions de capacité, mais jusqu'ici seule une fraction a été réalisée. Peabody a également réduit la production de la mine australienne de Burton Mine de 1 million de tonnes. Les fondamentaux continuent de s'améliorer lentement mais sûrement. L'an dernier, Peabody a vendu 252 millions de tonnes de charbon. Cette année, le chiffre de vente sera compris entre 245 et 260 millions de tonnes. Le groupe dispose de 8,3 milliards de tonnes de réserves de charbon et a également 200.000 hectares de terres en propriété. Au 2e trimestre, les volumes de vente ont augmenté de 1,5%, à 61,7 millions de tonnes. Le CA du groupe s'est accru de 1,9%, à 1,76 milliard USD. La dette de long terme reste inchangée à près de 6 milliards USD. Fort de 2,1 milliards USD de liquidités disponibles, Peabody n'a en tout cas pas de souci financier à se faire à court terme.ConclusionLe pessimisme à l'égard du charbon est tel que les mauvaises surprises sont pour ainsi dire exclues. Peabody est revenu à son niveau de cours d'il y a dix ans. A 0,6 fois le CA et 1 fois la valeur comptable, le risque de baisse est limité. Un candidat au turn-around à moyen terme.Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B