Le plus grand brasseur du monde a annoncé, sans grande surprise à vrai dire, le départ de Carlos Brito, né en 1960, le 1er juillet. L'homme aura passé 32 ans, dont une quinzaine d'années au poste de CEO, au sein du groupe. Même si la dernière partie de sa carrière - les cinq dernières années surtout, marquées par l'acquisition de SABMiller - soulève, à juste titre, quelques questions, ce leadership planétaire reste avant tout son oeuvre. C'est donc aujourd'hui une nouvelle ère qui s'ouvre pour AB Inbev; Michel Doukeris, qui succède à Carlos Brito, travaille pour le groupe belgo-brésilien depuis 1996.
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Le plus grand brasseur du monde a annoncé, sans grande surprise à vrai dire, le départ de Carlos Brito, né en 1960, le 1er juillet. L'homme aura passé 32 ans, dont une quinzaine d'années au poste de CEO, au sein du groupe. Même si la dernière partie de sa carrière - les cinq dernières années surtout, marquées par l'acquisition de SABMiller - soulève, à juste titre, quelques questions, ce leadership planétaire reste avant tout son oeuvre. C'est donc aujourd'hui une nouvelle ère qui s'ouvre pour AB Inbev; Michel Doukeris, qui succède à Carlos Brito, travaille pour le groupe belgo-brésilien depuis 1996. L'exercice s'annonce bien meilleur que le précédent. Il s'ouvre sur des trimestriels encourageants, même s'il faut reconnaître qu'après les bons résultats de Heineken, notamment, la plupart des analystes s'attendaient à ce que leurs prévisions soient battues. AB InBev les a en tout cas suffisamment surpassées pour faire bondir l'action au-delà de 60 euros pour la première fois depuis l'éclatement de la pandémie. Le 1er trimestre a été marqué par une croissance organique (hors cessions et acquisitions) des volumes de 13,3% (+14,9% pour les bières de la marque), à 135,55 millions d'hectolitres, alors que les prévisions moyennes faisaient état de 128,5 millions d'hectolitres. A 17,2%, la croissance organique du chiffre d'affaires (CA) est bien supérieure encore à celle des volumes, un résultat auquel le géant de la bière nous a certes habitués. Le CA s'établit à 12,293 milliards de dollars, pour 11,57 milliards côté consensus. Cela faisait quelques trimestres que la hausse organique des cash-flows opérationnels (Ebitda) était moins marquée que celle des volumes et du CA; à 14,2%, l'augmentation se situe cette fois entre les deux. L'Ebitda atteint 4,267 milliards de dollars, contre 3,949 milliards un an plus tôt. Le consensus (4,091 milliards) est à nouveau battu, mais moins largement. Cela signifie également que la marge d'Ebitda (Ebitda/CA) a cédé 118 points de base (1,18%), passant de 35,9% au 1er trimestre de 2020 à 34,7% cette fois (consensus: 35,4%), un chiffre toujours particulièrement élevé pour le secteur. Le bénéfice sous-jacent s'établit à 0,51 dollar par action (consensus: 0,49 dollar). AB InBev mise pour l'exercice sur une augmentation de 8% à 12% de l'Ebitda; la croissance des volumes et du CA devrait être plus marquée.La valorisation recule depuis quelques années, en raison, notamment, du plongeon effectué par l'action (de 120 euros à moins de 50 euros, à un moment). Nous sommes satisfaits d'avoir acquis le titre à ce niveau de prix. A 1,7 fois la valeur comptable et 13,5 fois le rapport valeur de l'entreprise (EV)/Ebitda escomptés pour 2021, la valorisation demeure acceptable. Le cours devrait rester orienté à la hausse cette année (1B). Conseil: acheterRique: moyenRating: 1B Cours: 62,32 eurosTicker: ABI BBCode ISIN: BE0974293251Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 105,52 milliards EURC/B 2020: 23,5C/B attendu 2021: 22Perf. cours sur 12 mois: +59%Perf. cours depuis le 01/01: +9%Rendement du dividende: 0,8%