Orange Belgium est le seul téléopérateur belge à acter une progression. Cette croissance s'explique par l'ouverture du câble, qui permet à Mobistar de proposer désormais des services à haut débit. Mais le groupe cartonne aussi sur le marché mobile, où l'augmentation du nombre d'abonnés surprend. Le pack LOVE (Internet, télévision et téléphonie) a attiré 77.000 clients l'an dernier (total: 180.000); ce n'est certes rien face à Telenet et à Proximus, qui revendiquent 1,7 et 1,6 million de clients dans la télévision, mais l'écart illustre la marge de croissance qui subsiste dans ce segment. La redevance élevée due par Orange à Telenet et à Voo pour l'utilisation de leurs réseaux rend déficitaire son offre câblée. Reste qu'au 4e trimestre, le béné...

Orange Belgium est le seul téléopérateur belge à acter une progression. Cette croissance s'explique par l'ouverture du câble, qui permet à Mobistar de proposer désormais des services à haut débit. Mais le groupe cartonne aussi sur le marché mobile, où l'augmentation du nombre d'abonnés surprend. Le pack LOVE (Internet, télévision et téléphonie) a attiré 77.000 clients l'an dernier (total: 180.000); ce n'est certes rien face à Telenet et à Proximus, qui revendiquent 1,7 et 1,6 million de clients dans la télévision, mais l'écart illustre la marge de croissance qui subsiste dans ce segment. La redevance élevée due par Orange à Telenet et à Voo pour l'utilisation de leurs réseaux rend déficitaire son offre câblée. Reste qu'au 4e trimestre, le bénéfice opérationnel (Ebitda) dans le segment du câble n'était plus que de -1,5 million d'euros, contre -3,5 millions un an plus tôt. L'exercice s'est achevé sur un Ebitda de -16,4 millions d'euros, avec un 2e semestre (-5,6 millions) nettement meilleur que le premier (-10,8 millions). Cette performance s'explique par la diminution de la rotation de la clientèle et l'allégement des dépenses. Les redevances, qui avaient déjà été abaissées, le seront une nouvelle fois cette année. Orange proposera après l'été une formule limitée à l'Internet à haut débit. Dans le segment mobile, les 294.000 nouveaux abonnés postpaid recensés l'an dernier portent le total à 2,5 millions. La croissance enregistrée au 4e trimestre (+61.000 abonnés) surclasse de loin les prévisions (29.000). Le groupe doit ces excellents résultats à ses prix, très concurrentiels par rapport à ceux de Proximus et de Telenet. Les abonnements aux données mobiles illimitées remportent eux aussi un vif succès. Le chiffre d'affaires (CA) du groupe a progressé de 5,1%, à 342,2 millions d'euros, au 4e trimestre, soit 3% de mieux que le consensus. L'Ebitda a bondi de 11,4%, à 77,7 millions d'euros (1% de mieux que prévu). Orange a achevé l'exercice sur un CA de 1,28 milliard d'euros (+2,7%). L'Ebitda a cédé 3,3%, à 286,1 millions. La direction prévoit pour 2019 une légère croissance du CA et un Ebitda de 285-305 millions (consensus: 285 millions). Les tarifs des packs et des services mobiles n'augmenteront pas. Les gouvernements du pays ne s'entendant pas sur la répartition des revenus que générera la vente aux enchères du spectre radio pour la 5G, la mise sur le marché de cette dernière est reportée sine die. Vu la situation politique, les choses seront au point mort jusqu'à la fin de l'année au mieux. Le déploiement de la 5G chez les différents opérateurs ne peut donc être espéré avant la fin de 2020, voire en 2021, ce qui, vu l'accélération du trafic (+79% de données consommées en base annuelle au 4e trimestre), pourrait poser problème. Le report signifie aussi que les investissements resteront stables cette année (179 millions d'euros). La dette nette a reculé d'un peu plus de 15% en glissement annuel, à 264,3 millions d'euros, soit environ 0,9 fois l'Ebitda escompté pour 2019. Ce qui permet à Orange de distribuer la quasi-intégralité de son bénéfice net sous la forme de dividendes.Nous misons, pour 2019, sur une croissance du CA et du bénéfice à nouveau supérieure à la moyenne. Le regain de la volatilité des Bourses est en principe une bonne nouvelle pour les entreprises des secteurs défensifs dont les cash-flows sont stables et le dividende est raisonnable. La hausse du cours n'empêche pas la valorisation de demeurer acceptable. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 17,76 eurosTicker: OBEL BBCode ISIN: BE0003735496Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 1,07 milliard EURC/B 2018: 33C/B attendu 2019: 17Perf. cours sur 12 mois: +21%Perf. cours depuis le 01/01: +3%Rendement du dividende: 2,8%