Depuis le 9 mai, Orange Belgium est le nouveau nom de Mobistar. Ce rebranding fait clairement référence au holding mère français, qui détient 53% des titres. Le changement de nom devrait également donner lieu à des avantages de synergie en logistique et marketing. Orange Belgium était un acteur mobile pur jusqu'il y a quelques mois. Ce n'est que depuis la libéralisation du câble que l'entreprise parvient à développer une offre digne de ce nom. Les clients peuvent désormais aussi s'adresser à Orange pour des services large bande comme le câble et l'Internet. La nouvelle offre se met encore très lentement en place. Depuis le lancement en mai, Orange est parvenue à attitrer 17.600nouveaux clients. Ce chiffre était légèrement inférieur au consensu...

Depuis le 9 mai, Orange Belgium est le nouveau nom de Mobistar. Ce rebranding fait clairement référence au holding mère français, qui détient 53% des titres. Le changement de nom devrait également donner lieu à des avantages de synergie en logistique et marketing. Orange Belgium était un acteur mobile pur jusqu'il y a quelques mois. Ce n'est que depuis la libéralisation du câble que l'entreprise parvient à développer une offre digne de ce nom. Les clients peuvent désormais aussi s'adresser à Orange pour des services large bande comme le câble et l'Internet. La nouvelle offre se met encore très lentement en place. Depuis le lancement en mai, Orange est parvenue à attitrer 17.600nouveaux clients. Ce chiffre était légèrement inférieur au consensus de 20.000. Plusieurs facteurs l'expliquent. Les efforts de marketing se concentrent depuis peu de temps seulement sur le public large. Orange vise d'ici à la fin de la décennie une part de marché d'environ 10%. Ceci implique qu'à l'horizon 2020, 100.000nouveaux clients tombent dans le giron du groupe. C'est ambitieux, mais pas impossible. Tout comme les autres acteurs de télécoms belges, Orange a connu un assez bon troisième trimestre sur le plan opérationnel. L'impact défavorable de la réglementation est de plus en plus limité. La suppression partielle des tarifs de roaming (appels à l'étranger) a coûté 13millions d'euros (EUR) supplémentaires à Orange. D'autre part, la consommation de données mobiles augmente de manière flagrante à l'étranger, ce qui se traduit par des revenus plus élevés. Le chiffre d'affaires de la téléphonie a stagné sur une base annuelle (-0,5%). Le chiffre d'affaires consolidé du groupe, ventes d'appareils mobiles incluses, a progressé sur un an de 1,7%, à 311,1millions EUR. Et le chiffre d'affaires moyen par utilisateur a aussi progressé au troisième trimestre de 1,7%, à 24,3EUR. La proportion de clients prepaid a reculé, mais Orange a accueilli davantage d'abonnés (postpaid). Cette dernière catégorie est nettement plus lucrative, avec un chiffre d'affaires moyen de 28,8EUR. Son concurrent Telenet oeuvre encore à l'intégration de Base. Dans ce cadre, Telenet loue encore une capacité de réseau à Orange jusque fin 2018. La perte de ce contrat coûtera 150millions EUR de chiffre d'affaires à Orange chaque année à partir de 2019. Grâce à une stricte maîtrise des coûts, le bénéfice opérationnel ou EBITDA a progressé de 7% sur une base annuelle, à 92,2millions EUR. Les prévisions pour l'ensemble de l'année, d'une fourchette de 270 à 290millions EUR, ont été relevées à entre 280 et 300millions EUR. Le bénéfice net de 22,2millions EUR ou 0,37EUR par action était supérieur au consensus de 0,34EUR par action. À la fin du troisième trimestre, Orange affichait une dette nette de 315,2millions EUR, soit 31% de moins qu'un an plus tôt ou un peu plus d'une fois l'EBITDA attendu. Le dossier de reprise autour de SFR Belux est dans l'impasse. Orange a témoigné un certain intérêt pour la filiale du groupe de câblage français Altice cette année, mais les deux parties ne sont pas parvenues à un accord. ConclusionIndubitablement, c'est une bonne chose qu'Orange Belgium soit devenue un opérateur télécoms de premier rang. Cela dit, avant toute récolte, il faut semer, et donc, pour l'heure, l'entreprise a peu de latitude pour un dividende. L'action s'échange dans le bas de la fourchette de prix des derniers mois. À 5,5fois l'EBITDA, elle n'est pas excessivement chère. D'où notre relèvement de conseil.Conseil : digne d'achatRisque : moyenRating : 1BDevise : euro (EUR)Marché : Euronext BruxellesCapitalisation boursière : 1,22 milliard EURC/B 2015 : 19C/B attendu 2016 : 18Perf. cours sur 12 mois : - 8%Perf. cours depuis le 01/01 : - 8%Rendement du dividende : -