Orange Belgium, le nouveau nom de Mobistar depuis le 9 mai, a connu un premier semestre relativement bon en termes opérationnels. L'impact de la transition (d'un opérateur purement mobile à un groupe de télécommunications de premier plan capable également de proposer des services à large bande_ câble et Internet) reste actuellement limité. Au premier semestre, 10.500ménages ont déjà souscrit à l'offre d'Orange. Une majorité vient de Telenet, mais Orange entend attirer un plus grand nombre de clients Proximus grâce à la suppression de la redevance unique de raccordement. La tarification d'Orange est assez intéressante mais reste à savoir si cela suffira pour convaincre assez...

Orange Belgium, le nouveau nom de Mobistar depuis le 9 mai, a connu un premier semestre relativement bon en termes opérationnels. L'impact de la transition (d'un opérateur purement mobile à un groupe de télécommunications de premier plan capable également de proposer des services à large bande_ câble et Internet) reste actuellement limité. Au premier semestre, 10.500ménages ont déjà souscrit à l'offre d'Orange. Une majorité vient de Telenet, mais Orange entend attirer un plus grand nombre de clients Proximus grâce à la suppression de la redevance unique de raccordement. La tarification d'Orange est assez intéressante mais reste à savoir si cela suffira pour convaincre assez de clients. Au deuxième trimestre, le groupe a tiré profit de la suppression de la taxe wallonne sur les pylônes, déclarée inconstitutionnelle: une provision de 15,8millions EUR, constituée l'an dernier, a pu être récupérée, ce qui a compensé largement l'effet négatif de la baisse des revenus de roaming sur les appels étrangers (-6,2millions EUR). Orange espère que la suppression complète des revenus de roaming, prévue à partir de l'été 2017, se traduira par l'utilisation croissante de services mobiles à l'étranger. Le mouvement de repli du chiffre d'affaires dans le secteur en conséquence d'une réglementation plus stricte, semble en tout cas toucher à sa fin. Orange a vu son chiffre d'affaires reculer de 0,4% au deuxième trimestre après un recul de 1,6% au premier trimestre. Le cash-flow opérationnel ajusté (EBITDA) s'est accru au premier semestre de 2%, à 144,9millions EUR. Vu la suppression de la taxe sur les pylônes, les prévisions pour l'année complète ont pu être relevées. Orange table désormais sur un EBITDA compris entre 285 et 305millions EUR, contre 270 à 290millions EUR initialement (et contre 283millions EUR l'an dernier). Autre élément positif, le prolongement d'une année du contrat de location de capacité de réseau par Telenet. Après l'acquisition de Base, Telenet a résilié ce contrat dont l'échéance avait été fixée fin 2017. Manifestement, Telenet juge qu'il ne pourra pas transférer la totalité des clients existants d'ici cette date, ce qui signifie une année de revenus supplémentaire pour Orange. En définitive, Orange a perdu 5700clients mobiles alors qu'on anticipait une légère hausse. Il s'agissait principalement de clients 'prépayés' (cartes payantes). Le nombre de clients 'postpaid' (avec abonnement) a augmenté de près de 19.000. Le chiffre d'affaires moyen par utilisateur a progressé légèrement, à 24,2EUR. Parmi les clients postpaid, on note un progrès de 3,4%, à 28,8EUR. Orange a confirmé son intérêt pour SFR Belux, l'ancien Coditel. Cette entreprise propose des services de câblage et des services mobiles à Bruxelles, dans une partie de la Wallonie et au Luxembourg sous l'enseigne de la société de câblage Altice. La dette nette a été allégée sur une base annuelle de 26%, à 369,9millions EUR (1,2fois l'EBITDA escompté). Pour l'heure, le groupe n'a pas évoqué de dividende. ConclusionLa suppression de la taxe sur les pylônes et le prolongement du contrat de location avec Telenet étaient inattendus. Une hausse ultérieure de cours devra se gagner au travers de la croissance des nouvelles activités de câblage du groupe. À 6,5fois l'EBITDA, la décote a disparu, d'autant que pour l'instant, aucun dividende n'est prévu. Conseil : conserverRisque : moyenRating : 2B