Bien qu'au premier comme au deuxième trimestre, Orange Belgique, qu'Orange SA a échoué à sortir de la Bourse de Bruxelles, ait enregistré un chiffre d'affaires (CA) et un bénéfice supérieurs aux attentes, l'action belge se négocie à un prix inférieur à celui de l'offre; la société mère, française, avait proposé pour sa filiale belge 22 euros par action, mais les actionnaires minoritaires, dont le fonds d'investissement Polygon, s'y sont opposés. Après l'OPA, Orange SA détenait près de 77% de l'opérateur belge, alors qu'il lui fallait plus de 95% des parts pour parvenir à ses fins. Il est peu probable qu'Orange SA fasse une nouvelle offre, plus élevée, à court terme.
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Bien qu'au premier comme au deuxième trimestre, Orange Belgique, qu'Orange SA a échoué à sortir de la Bourse de Bruxelles, ait enregistré un chiffre d'affaires (CA) et un bénéfice supérieurs aux attentes, l'action belge se négocie à un prix inférieur à celui de l'offre; la société mère, française, avait proposé pour sa filiale belge 22 euros par action, mais les actionnaires minoritaires, dont le fonds d'investissement Polygon, s'y sont opposés. Après l'OPA, Orange SA détenait près de 77% de l'opérateur belge, alors qu'il lui fallait plus de 95% des parts pour parvenir à ses fins. Il est peu probable qu'Orange SA fasse une nouvelle offre, plus élevée, à court terme. Le plus petit des opérateurs belges a vu son CA s'accroître de 7,5% en glissement annuel au 2e trimestre, à 325,4 millions d'euros (consensus: 320 millions). Dans la division Retail, le CA a progressé de 4,9%. Le nombre d'abonnés à la téléphonie mobile est passé de 2,59 millions un an plus tôt à 2,68 millions (+3,4%), le nombre d'abonnés au câble a augmenté de 27%, à 366.000, et le CA issu des équipements s'est accru de 24%. Les revenus d'itinérance ont progressé également. Mais malgré ce très bon 1er semestre, la direction vise toujours un CA stable par rapport à celui de 2020 (1,32 milliard d'euros). L'excédent brut d'exploitation ajusté retraité (EBITDAaL), indicateur principal de la rentabilité chez Orange Belgique, s'étant élevé à 91,1 millions d'euros (+5,9% en un an), alors que le consensus attendait 88,2 millions, la marge bénéficiaire s'est hissée à 28%, portée par la hausse du CA et la réduction des coûts. Grâce à son programme Bold Inside, l'opérateur économisera 30 millions d'euros en 2021. Et si, à 45,3 millions d'euros, les dépenses d'investissement se sont accrues de 52,1% en un an, c'est parce que l'an passé, en raison du contexte sanitaire, moins de raccordements par le câble avaient été effectués et le déploiement du réseau avait pris du retard. Au terme du 1er semestre, l' EBITDAaL s'établissait à 161,2 millions d'euros, en hausse de 8,8% par rapport à un an plus tôt; la marge est passée de 23,3% à 24,6%. Pour 2021, la direction maintient sa prévision d'EBITDAaL de 320-340 millions d'euros mais vise le haut de la fourchette; le consensus est plus optimiste (346 millions). A 11,6 millions d'euros, le résultat net était de 40% inférieur à celui de l'an passé, du fait de la hausse des investissements et des amortissements. Le cash-flow disponible était, lui, à 41 millions d'euros, plus élevé qu'attendu (37 millions). La dette nette a dès lors pu être encore allégée, à 124,4 millions d'euros. Nous supposons qu'Orange Belgique compte parmi les candidats à l'acquisition du câblo-opérateur wallon Voo. Telenet aussi souhaite étendre ses activités dans le sud du pays. Une offre de Proximus risque peu d'être approuvée par les autorités de la concurrence, car l'opérateur occupe déjà une position dominante sur le marché wallon. L'intercommunale Nethys, propriétaire de Voo, souhaite en finaliser la vente pour la fin octobre. Autre facteur d'incertitude: le gouvernement décidera dans moins de deux mois s'il réserve une partie du spectre mobile 5G à un 4e opérateur. La vente aux enchères des licences mobiles 5G est prévue au printemps 2022.L'incertitude entourant le rachat de Voo et la perspective de l'arrivée éventuelle d'un 4e acteur mobile sur le marché belge pèsent sur le sentiment. En outre, le marché n'a pas caché sa déception de ne pas voir les prévisions annuelles relevées. Le seul acteur belge du secteur à pouvoir se targuer d'une croissance n'est, à 3,3 fois le cash-flow opérationnel attendu en 2021, vraiment pas onéreux. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 19,58 eurosTicker: OBEL BBCode ISIN: BE0003735496Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 1,2 milliard EURC/B 2020: 22C/B attendu 2021: 29Perf. cours sur 12 mois: +38%Perf. cours depuis le 01/01: -10%Rendement du dividende: 2,5%