Ces dernières années, l'industrie des logiciels a surfé sur la tendance du cloud computing : en résumé, le logiciel n'est plus proposé sous la forme d'un produit mais d'un service. Ce concept est aussi désigné par l'acception "Software as a Service". Le groupe américain Oracle propose une large gamme de logiciels qui doivent basculer en versions cloud, ce qui exige pas mal de temps. Au trimestre écoulé, Oracle a réalisé près de trois quarts de son chiffre d'affaires (CA) sur les logiciels. Le hardware (serveurs) a représenté 14%, le restant provenait des services. Le bureau d'étude de marché IDC a estimé que d'ici à ...

Ces dernières années, l'industrie des logiciels a surfé sur la tendance du cloud computing : en résumé, le logiciel n'est plus proposé sous la forme d'un produit mais d'un service. Ce concept est aussi désigné par l'acception "Software as a Service". Le groupe américain Oracle propose une large gamme de logiciels qui doivent basculer en versions cloud, ce qui exige pas mal de temps. Au trimestre écoulé, Oracle a réalisé près de trois quarts de son chiffre d'affaires (CA) sur les logiciels. Le hardware (serveurs) a représenté 14%, le restant provenait des services. Le bureau d'étude de marché IDC a estimé que d'ici à 2016, plus de la moitié des investissements en technologie de l'information seront liés au cloud. Au cours des 5 prochaines années, on prévoit une croissance annuelle de 25% pour les logiciels cloud. Oracle a complètement modifié l'organisation du marketing et des ventes afin de mieux s'armer contre la concurrence. Les chiffres de la précédente période rapportée (3 mois jusqu'en novembre) furent une agréable surprise après trois trimestres consécutifs de chiffres décevants : le CA est ressorti à 9,28 milliards USD, soit 100 millions USD de plus que le consensus et une hausse de 2% sur une base annuelle. La division Logiciels est pénalisée par une base de comparaison difficile. Après une hausse de 18% du CA au cours de la même période un an plus tôt, l'augmentation s'est limitée cette année à 3,5%. Les services ont vu leur CA reculer de 6% tandis que le Hardware affichait un statu-quo. Ce dernier élément est en fin de compte favorable car ces derniers trimestres, les ventes de serveurs étaient à la dérive. La chute libre du CA semble entretemps interrompue et Oracle envisage même d'investir davantage dans cette division. La société souhaite en effet se concentrer sur le segment Mainframe. Dans cette niche des superordinateurs, c'est IBM qui tient actuellement le haut du pavé. Outre le CA, le bénéfice net ajusté (0,69 USD par action) se révèle également supérieur aux prévisions. Les ventes de nouvelles licences de logiciels sont restées stables (-4% à +6% attendus) mais le nombre de nouvelles commandes de produits liées au cloud a progressé de 35%. Dans le segment Database, le nouveau produit Oracle 12c doit soutenir les ventes. Le marketing numérique constitue un autre pôle de croissance. Le lendemain de la publication des chiffres trimestriels, Oracle a annoncé la reprise du groupe californien Responsys, qui conçoit des logiciels spécialisés pour la création et le suivi de campagnes de marketing réalisées sur mesure. La transaction a une valeur de 1,5 milliard USD. Les prévisions de CA et de bénéfice pour le trimestre courant sont en ligne avec les attentes.Conclusion :Le dernier trimestre est prometteur mais cette année 2014 ne sera pas marquée par une croissance spectaculaire. Oracle génère des cash-flows libres généreux, est financièrement sain et gâte ses actionnaires avec un dividende et un programme de rachat d'actions. A 13 fois le bénéfice attendu, l'action est du reste correctement valorisée.Risque : moyenRating: 3CConseil: à conserver/attendre