Le producteur américain de logiciels vient de connaître plusieurs années difficiles. Du fait de l'essor du cloud computing, le groupe a été contraint, sous la pression de la concurrence, de proposer lui aussi ses produits " dans le nuage ". Ce qui a impliqué la mise en place de centres de données proposant une certaine capacité de stockage et puissance de calcul. Dans la mesure où les revenus uniques et récurrents du groupe fluctuent, les analystes peinent à réaliser des prévisions précises.
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Le producteur américain de logiciels vient de connaître plusieurs années difficiles. Du fait de l'essor du cloud computing, le groupe a été contraint, sous la pression de la concurrence, de proposer lui aussi ses produits " dans le nuage ". Ce qui a impliqué la mise en place de centres de données proposant une certaine capacité de stockage et puissance de calcul. Dans la mesure où les revenus uniques et récurrents du groupe fluctuent, les analystes peinent à réaliser des prévisions précises. Oracle est, cela dit, parvenu à construire une position de marché solide par rapport à des concurrents tels qu'Amazon et Salesforce en procédant à une série d'acquisitions. La plus récente, NetSuite, achetée plus de 9 milliards de dollars, a étoffé son assortiment de logiciels ERP (programmes de gestion financière, logistique et de personnel). Durant la période de trois mois jusque fin février - le troisième trimestre de l'année fiscale 2016-2017 -, NetSuite a été consolidé pour la première fois sur un trimestre complet. En conséquence, Oracle a pu présenter pour le troisième trimestre consécutif une progression de son chiffre d'affaires. Le chiffre d'affaires consolidé du groupe s'est accru de 2,9%, à 9,27 milliards de dollars, ce qui est légèrement supérieur au consensus. À cours de change constant, la hausse ressort à 4%. Le bénéfice net a progressé de 4,5%, à 2,24 milliards de dollars ou 0,69 dollar par action. L'entreprise tablait préalablement sur un bénéfice de 0,62 dollar. La différence est notamment attribuable à l'allègement de la facture fiscale. Du fait de l'augmentation des investissements, le cash-flow libre a reculé d'un peu plus d'un quart, mais s'est malgré tout élevé à 2,27 milliards de dollars. Le troisième trimestre fut cependant une période importante pour Oracle, dans la mesure où le repli des ventes de licences a été compensé pour la première fois par la croissance des activités liées au cloud. Les ventes de licences de logiciels ont encore reculé de 16% en rythme annuel, à 1,41 milliard de dollars. Un trimestre plus tôt, le repli ressortait encore à 20%. Les revenus des activités Cloud se sont accrus de 62%. La hausse est donc plus marquée au niveau des logiciels (+85%) que dans le matériel (stockage, +17%). Cette tendance se poursuivra car Oracle table également pour les trimestres à venir sur des taux de croissance supérieurs dans le segment Cloud. Au niveau du groupe, la direction prévoyait plutôt une évolution stable du chiffre d'affaires, car outre les ventes de licences, le chiffre d'affaires des logiciels a baissé (-9%). Oracle assure cependant que le bénéfice par action augmentera d'au moins 10% l'an prochain. À la fin du troisième trimestre, Oracle avait 59,35 milliards de dollars en caisse. À cette position s'oppose un endettement de près de 54 milliards de dollars. Ce qui porte la position liquide nette à 5,4 milliards de dollars, contre 3,9 milliards de dollars trois mois plus tôt. Oracle a augmenté le dividende trimestriel de 0,15 à 0,19 dollar par action. Au trimestre précédent, le groupe a racheté pour 500millions de dollars d'actions propres, et continuera au trimestre courant.Oracle a atteint le point d'inflexion auquel la croissance des nouvelles activités compense le repli des activités classiques. Cette croissance repose certes sur des acquisitions, mais l'entreprise génère des cash-flows positifs et présente également une position liquide nette. L'action a beaucoup augmenté en anticipation de la bonne nouvelle, et s'échange même à un niveau proche de son plus haut historique!Conseil : conserver/attendreRisque : moyenRating : 2BDevise : dollar (USD)Marché : NYSECapit. boursière : 185 milliards USDC/B 2016 : 20C/B attendu 2017 : 17Perf. cours sur 12 mois : +11 %Perf. cours depuis le 01/01 : +16 %Rendement du dividende : 1,7 %