Les chiffres annuels présentés la semaine passée n'ont pas eu l'heur de plaire: malgré des résultats records et une envolée de 52%, à 493,4 millions d'euros, du bénéfice ajusté avant impôt, l'action D'Ieteren a chuté de 10%. Les investisseurs s'inquiètent du ralentissement de la croissance des bénéfices de Belron, la machine à cash du groupe. D'Ieteren table en effet pour cette année sur une augmentation de 25% du bénéfice net ajusté, ce qui est bien inférieur aux attentes. Pas de panique toutefois: l'action n'est pas trop onéreuse et le business model de Belron est toujours aussi efficace. Les espoirs des investisseurs étaient peut-être tout simplement démesurés.
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Les chiffres annuels présentés la semaine passée n'ont pas eu l'heur de plaire: malgré des résultats records et une envolée de 52%, à 493,4 millions d'euros, du bénéfice ajusté avant impôt, l'action D'Ieteren a chuté de 10%. Les investisseurs s'inquiètent du ralentissement de la croissance des bénéfices de Belron, la machine à cash du groupe. D'Ieteren table en effet pour cette année sur une augmentation de 25% du bénéfice net ajusté, ce qui est bien inférieur aux attentes. Pas de panique toutefois: l'action n'est pas trop onéreuse et le business model de Belron est toujours aussi efficace. Les espoirs des investisseurs étaient peut-être tout simplement démesurés.Belron a achevé l'exercice sur un bénéfice ajusté en hausse de 47%, qu'expliquent l'augmentation de 21% de son chiffre d'affaires (CA) et le passage à 17,5% de sa marge bénéficiaire, tombée contre toute attente à 15% au 2e semestre - l'inflation salariale et l'envolée des prix au niveau des chaînes d'approvisionnement n'y sont sans doute pas pour rien. Une hausse pouvant aller jusqu'à 10% du CA est attendue pour 2022, mais la progression du bénéfice serait limitée à un peu plus de 10%. La stabilisation de la marge autour de 17,5% est certes loin des 20% espérés. La direction s'attend quoi qu'il en soit à une croissance régulière et soutenue ces prochaines années, notamment parce que de plus en plus de voitures sont équipées de pare-brise intelligent, dont la réparation est plus rentable.Malgré un contexte difficile, D'Ieteren Automotive a enregistré des résultats plus que satisfaisants. Son bénéfice ajusté s'est accru de 11,6%, pour un CA pratiquement stable. Le marché automobile belge a reculé de 11,2% en 2021, en partie à cause de la pénurie de semi-conducteurs, mais cette filiale est principalement active dans les véhicules de société haut de gamme, ce qui soutient sa marge bénéficiaire. Sa part sur le marché belge a légèrement augmenté, pour atteindre 23,7%. La direction prévoit pour cette année une hausse de 15% du bénéfice. Le carnet de commandes est bien garni, mais les difficultés d'approvisionnement continuent à ralentir la production.C'est au 4e trimestre que TVH Parts a pour la première fois contribué au résultat du groupe, à hauteur de 17 millions d'euros. Son CA devrait s'étoffer de 10% au moins cette année, ce qui devrait se traduire par un résultat opérationnel de 230 millions d'euros. D'Ieteren détient une participation de 40% dans cette filiale: l'investissement est donc prometteur - bien plus que celui dans Moleskine, malgré la timide amélioration à laquelle on assiste actuellement. La direction a annoncé, le 14 février, avoir entamé des négociations exclusives pour l'acquisition de Parts Holding Europe, distributeur de pièces pour voitures et camions en Europe occidentale. Il resterait suffisamment de liquidités pour procéder à d'autres acquisitions encore. Les filiales ont généré en 2020 et en 2021 quelque 400 millions d'euros de liquidités, montant dont la progression n'est pas terminée.Craignant que la croissance des bénéfices de Belron ne ralentisse davantage que prévu et malgré des résultats records, les investisseurs ont sanctionné l'action. A un rapport cours/bénéfice de 15, la valorisation reste toutefois intéressante, même si la croissance se révèle plus réaliste qu'escompté. Belron a des années de croissance devant elle, et la contribution des autres filiales au bénéfice du groupe ne devrait pas décevoir. Nous voyons dans la correction une opportunité d'entrée. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 121,6 eurosTicker: DIE:BBCode ISIN: BE0974259880Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 6,4 milliards EURC/B 2021: 20C/B attendu 2022: 15Perf. cours sur 12 mois: +51%Perf. cours depuis le 01/01: -30%Rendement du dividende: 1,7%