Esther Berrozpe, la (nouvelle) CEO d'Ontex, a un plan pour remettre sur les rails le fabricant de solutions d'hygiène personnelle pour bébés (langes), femmes (tampons) et seniors (protections pour incontinents). Les objectifs pour 2023 ont été annoncés; le 15 décembre, les ambitions à plus long terme suivront. Une chose est sûre, à la lecture des trimestriels: il reste du pain sur la planche.
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Esther Berrozpe, la (nouvelle) CEO d'Ontex, a un plan pour remettre sur les rails le fabricant de solutions d'hygiène personnelle pour bébés (langes), femmes (tampons) et seniors (protections pour incontinents). Les objectifs pour 2023 ont été annoncés; le 15 décembre, les ambitions à plus long terme suivront. Une chose est sûre, à la lecture des trimestriels: il reste du pain sur la planche.Au 3e trimestre, des problèmes d'approvisionnement ont privé Ontex de 13 millions d'euros de chiffre d'affaires (CA), tandis que l'envolée des prix des matières premières a fait s'effondrer la marge bénéficiaire, la concurrence intense ne permettant pas de répercuter cette hausse au consommateur. Les résultats trimestriels ont ainsi manqué les attentes, de loin, et l'action est retombée à un plancher. Les investisseurs ont toutefois occulté les lueurs d'espoir: la stabilisation du CA à périmètre comparable (+0,9%, à 512,3 millions d'euros, contre 507,9 millions d'euros un an auparavant), les économies (structurelles) conformes au calendrier et un endettement net qui n'a pas augmenté en dépit des mauvais résultats. La légère baisse des volumes (-0,9%) a été compensée par l'effet mix-prix (+0,9%) et les cours de change (+0,9%). Malgré les problèmes d'approvisionnement, le CA du 3e trimestre a progressé de 2% sur le trimestre, manquant toutefois le consensus de 0,9% (516,9 millions d'euros). Le cash-flow opérationnel (Ebitda) ajusté s'est contracté de 29,9%, à 40 millions d'euros (57,1 millions d'euros entre juillet et septembre 2020), si bien que la marge opérationnelle (Ebitda/CA) s'est dégradée, de 11,3 à 7,8% (-350 points de base). Les analystes anticipaient un recul moindre (un Ebitda de 44,3 millions, une marge opérationnelle de 8,6%). Le renchérissement des matières premières a coûté au groupe 28 millions d'euros d'Ebitda au 3e trimestre, balayant les 12 millions d'euros de réductions de coûts supplémentaires (42 millions d'euros sur neuf mois; 60 millions d'euros sont visés pour l'exercice). La dette financière nette a légèrement baissé (-1,3%, ou 11 millions d'euros), à 837 millions d'euros (847,6 millions d'euros fin 2020). Mais compte tenu de la chute de l'Ebitda récurrent (Rebitda), le taux d'endettement (dette financière nette/Rebitda) est remonté, de 3,6 fin 2020 à 4,3 fin septembre. Le plan de redressement, qui devrait porter la marge d'Ebitda de 12,5 à 13,5%, devrait le faire retomber sous 3 d'ici 2023. Heureusement, les 81 millions d'euros versés par les anciens propriétaires de la chaîne brésilienne Hypermarcas ont ramené le taux d'endettement à 3,9 début octobre. Pour l'exercice, le groupe table sur une baisse du CA comparable de 1% et une marge d'Ebitda ajustée d'environ 9% (9,4% fin septembre). Le marché a réagi très négativement à ces chiffres, mais Ontex est loin d'être un cas désespéré, selon nous: la marge d'amélioration, dans les 24 mois, est immense. La très faible valorisation (0,5 fois la valeur comptable) reflète l'accumulation de problèmes ces dernières années. Nous réitérons le conseil positif.Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 8,14 eurosTicker: ONTEX BBCode ISIN: BE0974276082Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 666,2 millions EURC/B 2020: 12C/B attendu 2021: 13Perf. cours sur 12 mois: -15%Perf. cours depuis le 01/01: -26%Rendement du dividende: -