Nous ne vous en tiendrons pas du tout rigueur si le nom de Nomad Foods ne vous évoque rien. Jusqu'il y a environ un mois, nous étions dans le même cas. Mais la marque de produits surgelés Iglo bénéficie d'une tout autre notoriété. Pendant près d'un demi-siècle et jusqu'en 2006, Iglo était une des nombreuses marques d'Unilever. En août 2006, le géant britannico-néerlandais de l'agroalimentaire a cependant vendu ses activités européennes dans les produits surgelés au fonds britannique de capital-investissement Permira. Lequel a à son tour tenté de se défaire d'Iglo Food Holdings Limited dès 2010. Une entrée en Bourse a également été envisagée. La vente d'Iglo Group n'est finalement intervenue qu'en 2015, pour 2,6 milliards d'euros. L'acquéreur ? Le Nomad Holdings Limi...

Nous ne vous en tiendrons pas du tout rigueur si le nom de Nomad Foods ne vous évoque rien. Jusqu'il y a environ un mois, nous étions dans le même cas. Mais la marque de produits surgelés Iglo bénéficie d'une tout autre notoriété. Pendant près d'un demi-siècle et jusqu'en 2006, Iglo était une des nombreuses marques d'Unilever. En août 2006, le géant britannico-néerlandais de l'agroalimentaire a cependant vendu ses activités européennes dans les produits surgelés au fonds britannique de capital-investissement Permira. Lequel a à son tour tenté de se défaire d'Iglo Food Holdings Limited dès 2010. Une entrée en Bourse a également été envisagée. La vente d'Iglo Group n'est finalement intervenue qu'en 2015, pour 2,6 milliards d'euros. L'acquéreur ? Le Nomad Holdings Limited de Noam Gottesmann et Martin E. Franklin. Gottesmann est le premier " G " du célèbre fonds spéculatif londonien GLG Partners, surtout connu ici pour le " L " emprunté à son cofondateur belge Pierre Lagrange. Martin Franklin doit sa réputation au succès du conglomérat Jarden. Une fois l'acquisition de Captain Iglo bouclée, l'entreprise a été rebaptisée Nomad Foods, puis transférée de la Bourse de Londres au NYSE en janvier 2016. À la tête de Nomad Foods, on retrouve actuellement Stefan Descheemaeker, qui a quitté Delhaize en 2013, où il était responsable de Delhaize Europe. Il a démissionné de l'enseigne de grande distribution lorsqu'il est apparu clairement qu'il ne succéderait pas à Olivier Beckers comme directeur général (CEO). Avec un chiffre d'affaires (CA) de 1,93 milliard d'euros en 2016, Nomad est le plus grand acteur d'Europe occidentale dans les produits alimentaires surgelés (part de marché de 13,8%). Il est leader sur 10 des 17 marchés où il est actif, dont le Royaume-Uni, l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Espagne et... la Belgique. Si c'est en Italie (23%) et en Suède (21,9%) que ses parts de marché sont le plus élevées, les marchés les plus importants pour le groupe sont le Royaume-Uni (24% du CA du groupe; part de marché de 13,2%) et l'Allemagne (18% du CA du groupe; part de marché de 11,1%). Le CA 2016 se composait pour 760 millions d'euros ou 39% de poissons surgelés, pour 20% de légumes surgelés, pour 10% de repas surgelés et pour 9% de volaille surgelée. La marque la plus connue du groupe est bien entendu Iglo (la marque s'appelle BirdsEye au Royaume-Uni), mais il compte également Findus, Lutosa et la Cocinera dans son portefeuille. Le marché européen de l'alimentation surgelée n'est cependant pas un (véritable) marché de croissance : entre 2011 et 2016, la croissance annuelle moyenne est ressortie à 1,1%, à 24,9 milliards d'euros. La grande mission de la direction consiste donc à démontrer aux investisseurs que Nomad Foods peut être une entreprise de croissance stable dans un tel environnement. À cet égard, le repli de 4% du CA comparable l'an dernier est donc une déception. Pour cette année, la direction table sur une croissance du CA comparable. Les cash-flows opérationnels (EBITDA) n'ont reculé l'an dernier " que " de 2%, à 324,9 millions d'euros, ce qui implique une hausse de la marge d'EBITDA de 16,2 à 16,9%. Le bénéfice par action a baissé de 0,88 à 0,84 dollar par action.Nous pouvons acheter sur le NYSE le leader européen des aliments surgelés à seulement 13fois le bénéfice attendu, une fois le chiffre d'affaires, une fois la valeur comptable et un rapport entre la valeur d'entreprise (EV) et l'EBITDA de 9. Nous ne restons donc pas de glace. Logique, dans ces conditions, d'entamer le suivi avec une note positive et même d'intégrer immédiatement l'action dans notre Sélection. Conseil : digne d'achatRisque : faibleRating : 1A Devise : dollar (USD) Marché : NYSECapit. boursière : 2,1 milliards USDC/B 2016 : 15C/B attendu 2017 : 13Perf. cours sur 12 mois : +34 %Perf. cours depuis le 01/01 : + 19 %Rendement du dividende : -