Nvidia se spécialise dans les puces graphiques pour consoles de jeux et serveurs, mais aussi smartphones et tablettes. Le groupe est aussi numéro un du marché des cartes graphiques pour ordinateurs portables et de bureau. Le segment du jeu représente près de la moitié de son chiffre d'affaires (CA). Le segment des centres de données regroupe les puces graphiques pour serveurs, avec pour principaux clients les hyperscalers, ou fournisseurs de systèmes cloud pour le public, tels qu'Alphabet, Amazon et Facebook, mais aussi Microsoft et Oracle. Les puces trouvent d'autres applications de niche dans l'intelligence artificielle, la réalité virtuelle et le secteur automobile.
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Nvidia se spécialise dans les puces graphiques pour consoles de jeux et serveurs, mais aussi smartphones et tablettes. Le groupe est aussi numéro un du marché des cartes graphiques pour ordinateurs portables et de bureau. Le segment du jeu représente près de la moitié de son chiffre d'affaires (CA). Le segment des centres de données regroupe les puces graphiques pour serveurs, avec pour principaux clients les hyperscalers, ou fournisseurs de systèmes cloud pour le public, tels qu'Alphabet, Amazon et Facebook, mais aussi Microsoft et Oracle. Les puces trouvent d'autres applications de niche dans l'intelligence artificielle, la réalité virtuelle et le secteur automobile.2019 a été une année difficile du fait de la réduction des stocks des clients et de la baisse des investissements dans les infrastructures par les acteurs du cloud. Le recul des cours des cryptomonnaies a aussi pesé sur la demande de puissance de calcul pour le minage de ces monnaies virtuelles. Nvidia a toutefois terminé l'exercice en beauté. Entre fin octobre et fin janvier, le CA a augmenté de 41% sur une base annuelle, à 3,11 milliards de dollars. La division jeux a contribué à hauteur de 1,49 milliard de dollars, légèrement moins qu'attendu (1,52 milliard). La croissance annuelle (+56%) donne une image faussée, dans la mesure où la même période de l'année précédente avait été marquée par une liquidation des stocks. En rythme trimestriel, le CA a diminué de 10%. Sur le long terme, les perspectives sont favorables pour le segment. L'arrivée de la 5G augmentera la bande passante disponible, ce qui améliorera l'expérience de jeu et renforcera les possibilités d'interaction; Nvidia est toutefois confronté à la concurrence croissante d'AMD. Après quelques trimestres décevants, les centres de données ont brillé et affiché une croissance annuelle de 33% et trimestrielle de 43%. Du fait du redécollage des investissements, le CA, à 968 millions de dollars, a largement dépassé les attentes (826 millions de dollars). Cela a aussi porté la rentabilité du groupe: la marge brute s'établit à 65,4%, contre 64,1% un trimestre auparavant et 56% fin janvier 2019. Au cours des trimestres à venir, Nvidia bénéficiera d'une base de comparaison relativement simple. Entre fin janvier et fin avril (premier trimestre de l'exercice 2021), Nvidia vise un CA de 3 milliards de dollars (avec une marge d'erreur de 2%), soit 35% de plus qu'un an auparavant. La direction estime l'effet du coronavirus à 100 millions de dollars, surtout du fait de la baisse des ventes de consoles de jeu. Mais même en tenant compte de ce recul, les nouvelles prévisions sont toujours supérieures à celles du consensus, à 2,85 milliards de dollars. Fin janvier, Nvidia possédait 10,9 milliards de dollars de liquidités pour une dette de 2,6 milliards de dollars. La position nette de trésorerie était donc confortable, mais le groupe va devoir verser les 7 milliards de dollars promis pour le rachat de Mellanox. Nvidia produit certes un cash-flow important (plus de quatre milliards de dollars au cours des quatre trimestres écoulés) mais aspirait à une plus grande latitude financière. Début avril, le groupe a donc émis pour cinq milliards de dollars d'emprunts supplémentaires. Après la conclusion de l'opération Mellanox, l'endettement net atteindra 3-4 milliards de dollars. Il reste toutefois de la marge pour relancer les rachats d'actions. Très modeste, le dividende ne coûte que 400 millions de dollars par an au groupe. Après une année assez décevante sur le plan opérationnel, l'exercice 2021 laisse entrevoir une amélioration grâce à la forte croissance des centres de données. Au vu de la nature de son activité, Nvidia est relativement immunisé contre le coronavirus. L'achèvement du rachat de Mellanox peut aussi donner un coup de pouce à la croissance, alors que la situation financière reste excellente. Nvidia affichait déjà une valorisation élevée et le passage à vide de l'action en mars a malheureusement été de courte durée. Le cours est inférieur de 15% au sommet historique; c'est trop peu, pour émettre une recommandation positive. Conseil: vendreRisque: élevéRating: 3CCours: 279,57 dollarsTicker: NVDA USCode ISIN: US67066G1040Marché: NasdaqCapit. boursière: 165,3 milliards USDC/B 2019: 59C/B attendu 2020: 37Perf. cours sur 12 mois: +47%Perf. cours depuis le 01/01: +19%Rendement du dividende: 0,2%