Le marché a eu une réaction plutôt modérée au trading update relatif au 1er trimestre. La nouvelle a d'ailleurs été qualifiée de "mitigée" par les analystes. En ce qui nous concerne, nous l'avons trouvée prometteuse, parce que selon nous, l'avenir de Nutreco se trouve tout d'abord dans l'alimentation pour poissons (48,5% du chiffre d'affaires du groupe au 1er trimestre). Là, le groupe a pu présenter une croissance impressionnante de son CA de 26,6%, à 438,8 millions EUR, grâce à une augmentation de 24,3% des volumes "organiques" (sans tenir compte des acquisitions ou désinvestissements). L'élément moins favorable du trading update fut l'annonce selon laquelle la vente prévue des activités d'aliments composés et de viande en péninsule ibérique (Esp...

Le marché a eu une réaction plutôt modérée au trading update relatif au 1er trimestre. La nouvelle a d'ailleurs été qualifiée de "mitigée" par les analystes. En ce qui nous concerne, nous l'avons trouvée prometteuse, parce que selon nous, l'avenir de Nutreco se trouve tout d'abord dans l'alimentation pour poissons (48,5% du chiffre d'affaires du groupe au 1er trimestre). Là, le groupe a pu présenter une croissance impressionnante de son CA de 26,6%, à 438,8 millions EUR, grâce à une augmentation de 24,3% des volumes "organiques" (sans tenir compte des acquisitions ou désinvestissements). L'élément moins favorable du trading update fut l'annonce selon laquelle la vente prévue des activités d'aliments composés et de viande en péninsule ibérique (Espagne et Portugal, surtout avec le groupe espagnol Grupo Sada) se déroulera moins rapidement que prévu et qu'espéré. Cela dit, on peut y ajouter que le résultat opérationnel (EBIT) sur les trois premiers mois est d'ores et déjà supérieur au chiffre de l'an dernier. Cependant, le prix souhaité semble difficile à obtenir. Le marché attend toutefois la vente des activités de viande en raison de leur faible croissance et surtout de leurs marges ténues. Avec le désinvestissement, le poids de l'Europe pourrait baisser et des fonds se libèrent pour procéder à plusieurs acquisitions ciblées d'activités présentant des taux de croissance et des marges supérieurs. L'entreprise tire son nom de la jonction de "NUTRition" et d'"ECOlogy/ECOnomy". Nutreco est née en 1994 d'un management buy-out de l'ancienne BP Nutrition, une division du géant de l'énergie BP. Nutreco se compose de deux grandes divisions : la nutrition animale (51,5% du CA du groupe au 1ertrimestre) et l'alimentation pour poissons. L'activité Nutrition se décline ensuite en "Prémixes et aliments spéciaux" (avec des marques comme Selko et Trouw Nutrition), Aliments mixtes (sous la marque Nanta), Animal Nutrition Canada (avec les marques Shur-Gain et Landmark Feeds) et une division Viande & autres activités (voir plus haut). La division Alimentation pour poissons ou aquaculture est exclusivement constituée de l'entreprise norvégienne Skretting, qui est notamment le premier producteur d'aliments pour saumon au monde. Les aliments sont produits pour environ 50 variétés de poissons d'élevage. Sous la devise "Feeding the Future", Nutreco a adopté un nouveau programme de croissance ambitieux pour 2016 (Ambition 2016). Le défi, pour Nutreco, consiste à devenir un acteur plus global, "mondial". Dans ce domaine, ce sont les activités dans les aliments pour poissons qui présentent les meilleures perspectives, avec une croissance potentielle du CA à deux chiffres jusqu'en 2016, voire 2020, et une marge bénéficiaire supérieure à la moyenne du groupe. En outre, des opportunités résident également dans la division Prémixes et Aliments spéciaux, surtout en raison des marges supérieures à la moyenne. Cela exigera encore une série d'acquisitions ciblées entre 2014 et 2016. Les résultats de l'an dernier furent décevants. Le CA des activités poursuivies a progressé de seulement 1,2%, à 3,87 milliards EUR. Le cash-flow opérationnel récurrent (REBITDA) des activités poursuivies s'est même tassé de 3%, à 257,9 millions EUR, tout comme le résultat net par action (de 1,91 à 1,85 EUR). ConclusionLe 1{+e}{+r} semestre doit être marqué par un cash-flow opérationnel (EBITDA) nettement supérieur à celui de la même période l'an dernier. A 14,5 fois le bénéfice attendu pour 2014 et 8 fois le rapport entre la valeur d'entreprise (EV) et le cash-flow opérationnel (EBITDA) 2014, nous prévoyons un rebond de cours dans le courant de l'année, soutenu également par le potentiel de l'activité Alimentation pour poissons.Conseil: digne d'achatRisque: faibleRating: 1A