À en juger par la baisse de près de 9% du cours de Novo Nordisk, les analystes et investisseurs n'ont que modérément apprécié les résultats du quatrième trimestre qu'a publiés le leader mondial danois dans le traitement du diabète et de l'obésité. Les Danois ont en effet pris la mauvaise habitude de tempérer systématiquement les attentes à l'annonce des résultats. Déjà ramené à 10% par an fin octobre, l'objectif en matière de croissance des bénéfices à long terme avait encore été abaissé de 5% à la fin de l'an dernier en raison d'une pression croissante sur les prix de ...

À en juger par la baisse de près de 9% du cours de Novo Nordisk, les analystes et investisseurs n'ont que modérément apprécié les résultats du quatrième trimestre qu'a publiés le leader mondial danois dans le traitement du diabète et de l'obésité. Les Danois ont en effet pris la mauvaise habitude de tempérer systématiquement les attentes à l'annonce des résultats. Déjà ramené à 10% par an fin octobre, l'objectif en matière de croissance des bénéfices à long terme avait encore été abaissé de 5% à la fin de l'an dernier en raison d'une pression croissante sur les prix de l'insuline classique (humaine), surtout sur un marché américain crucial (51,2% du chiffre d'affaires du groupe en 2016). Le chiffre d'affaires des produits à base d'insuline humaine y a reculé de 1% à 11,09 milliards de couronnes danoises (DKK) l'an dernier, et celui des produits à base d'insuline moderne y a baissé de 5% à 47,51 milliards de couronnes danoises. L'an dernier, ces deux activités pesaient deux tiers du chiffre d'affaires des traitements du diabète et de l'obésité, qui se taillent la part du lion dans le chiffre d'affaires du groupe (79,5%).Globalement, le chiffre d'affaires s'est apprécié de 4% (6% hors effets de change), passant de 107,9 à 111,8 milliards de couronnes danoises. L'objectif à long terme en matière de croissance du bénéfice opérationnel (EBIT), fixé à 5%, n'a pas été atteint l'an dernier. L'EBIT a en effet reculé de 2% à 48,43 milliards de couronnes danoises, ce qui représente une baisse de la marge d'EBIT de 45,8% à 43,3%. Le bénéfice par action a cependant progressé à 14,96 couronnes danoises contre 13,52 couronnes danoises en 2015. Le dividende par action a été relevé de 6,40 à 7,60 couronnes par action. La direction craint à présent que la pression tarifaire se maintienne aux États-Unis, ce qui pourrait laisser le chiffre d'affaires à proximité de celui de 2016 (fourchette de -1 à + 4%). Idem pour le bénéfice opérationnel (-2 à +3%). La révision à la baisse des prévisions de chiffre d'affaires et de bénéfices cette année est particulièrement malencontreuse puisque Novo Nordisk figurait parmi nos actions favorites pour 2017. Il est cependant positif de constater que le plancher de novembre a tenu. À 15 fois le bénéfice attendu cette année et un rapport valeur d'entreprise (EV)/cash-flows opérationnels (EBITDA) attendu en 2017 de moins de 11, la valorisation est redevenue plus raisonnable. Pour ne pas dire attrayante : Novo Nordisk est à nouveau une proie potentielle pour des géants de l'industrie pharmaceutique comme Pfizer, Novartis, etc. Notre conseil reste dès lors "digne d'achat". Conseil : digne d'achatRisque : moyenRating : 1BDevise : dollar (USD)Marché : New YorkCapit. boursière : 87 milliards USDC/B 2016 : 17C/B attendu 2017 : 15Perf. cours sur 12 mois : -29 %Perf. cours depuis le 01/01 : -5 %Rendement du dividende : 2,7 %