Le géant de l'industrie du luxe Moët Hennessy - Louis Vuitton (LVMH) a beau avoir vu sa croissance ralentir quelque peu durant la crise sanitaire, il est resté et reste le numéro 1 de son secteur. Les résultats du premier trimestre ont, pour ne pas changer, surpris agréablement, alors que la Chine, à nouveau (rebond de l'épidémie de coronavirus), inquiétait. LVMH a fait part d'une progression de son chiffre d'affaires (CA) de 29%, de 13,96 à 18 milliards d'euros; sans les acquisitions ou cessions, elle est de 23%. Naturellement, comparée à celle de la même période en 2021(44%; organique: 36%), cette croissance impressionne moins. Mais la base de comparaison (année 2020 marquée par le coronavirus) lui était bien plus favorable en 2021. Si, certes,...

Le géant de l'industrie du luxe Moët Hennessy - Louis Vuitton (LVMH) a beau avoir vu sa croissance ralentir quelque peu durant la crise sanitaire, il est resté et reste le numéro 1 de son secteur. Les résultats du premier trimestre ont, pour ne pas changer, surpris agréablement, alors que la Chine, à nouveau (rebond de l'épidémie de coronavirus), inquiétait. LVMH a fait part d'une progression de son chiffre d'affaires (CA) de 29%, de 13,96 à 18 milliards d'euros; sans les acquisitions ou cessions, elle est de 23%. Naturellement, comparée à celle de la même période en 2021(44%; organique: 36%), cette croissance impressionne moins. Mais la base de comparaison (année 2020 marquée par le coronavirus) lui était bien plus favorable en 2021. Si, certes, on ne peut pas qualifier non plus le premier trimestre de 2021 de "normal", la croissance par rapport à cette période est très honorable. Le consensus n'attendait "que" 16,4 milliards d'euros de CA, et une croissance organique de 17%.Tout fan de LVMH sait que sa division Mode & Maroquinerie (qui compte, pour ne citer que quelques-unes de ses marques renommées dans le monde entier, Louis Vuitton, Fendi, Donna Karan, Givenchy et Kenzo) porte généralement le groupe. Il n'en a pas été autrement au cours du premier trimestre. La croissance de son CA s'est établie à 35% (de 6,74 à 9,12 milliards d'euros), la croissance organique, à un impressionnant 30%. Elle a apporté au groupe plus de la moitié (50,7%) de son CA. Et cela tombe plutôt bien, car la division est également la plus rentable. En 2021, elle a revendiqué 48% du CA et trois quarts (12,84 milliards d'euros) du résultat opérationnel (Ebit) du groupe (17,15 milliards). La division Vins & Spiritueux (quelques marques phares: Moët & Chandon, Dom Perignon, Veuve Cliquot, Château d'Yquem, Hennessy) est la seule à avoir déçu, au premier trimestre: la croissance de son CA s'est limitée à 8% (de 1,51 à 1,64 milliard d'euros) et la croissance organique, à 2%, notamment en raison de problèmes d'approvisionnement (le cognac Hennessy, par exemple, est concerné). En difficulté en 2020, la division Distribution sélective, incarnée par les boutiques Sephora et le groupe DFS, la plus grande chaîne de boutiques de luxe (plus de 1.100) ciblant les voyageurs, avait vu son CA remonter l'an passé. La tendance s'est confirmée en ce début d'année: son CA a augmenté de 30% (de 2,34 à 3,04 milliards d'euros) et la croissance organique s'est établie à 23%. La division Parfums & Cosmétiques a vu son CA progresser de 23% (hausse organique: 17%). Quant à la division Montres & Joaillerie, elle est, s'agissant du CA (hausse de 24%, de 1,88 à 2,34 milliards d'euros, et croissance organique de 19%, au premier trimestre), passée numéro 3 du secteur, ce qu'elle doit à l'arrivée dans le groupe, en janvier 2021, du célèbre joaillier américain Tiffany & Co (acquis pour quelque 15 milliards d'euros).Rappelons que l'année dernière, l'Ebit récurrent (Rebit) de LVMH avait plus que doublé (+107%), de 8,30 à 17,15 milliards d'euros. Le marché a bien accueilli les trimestriels du géant du luxe. Cependant, du fait de la guerre en Ukraine et du ralentissement en Chine, l'action est plus faiblement valorisée que ces dernières années, à 13,5 fois le ratio valeur de l'entreprise(EV)/cash-flow opérationnel (Ebitda) et à 23,5 fois le bénéfice attendus en 2022. Elle a valu plus de 750 euros, un record, au début de l'année; pour l'heure, 15 à 20% de moins. Nous sommes confiants: elle se redressera. Conseil: acheterRisque: faibleRating: 1ACours: 637,60 eurosTicker: MC FPCode ISIN: FR0000121014Marché: Euronext ParisCapit. boursière: 321 milliards EURC/B 2021: 26,5C/B attendu 2022: 23,5Perf. cours sur 12 mois: +5%Perf. cours depuis le 01/01: -12%Rendement du dividende: 1,6%